‹ Documents relatifs à la répression de la traite des esclavesChapitre 206 sur 227 · YOLA · texte numérisé non relu

YOLA

Le Résident représente l'attitude des Foulani de Yola comme très satisfaisante, quoiqu'ils se montrent encore un peu apathiques. Beaucoup d'entre eux travaillent actuellement aux champs avec leurs esclaves, occupation qu'ils doivent trouver très pénible; aussi est-il étonnant que le nombre de ceux qui émigrent soit relativement si peu élevé. Je prévois dans un avenir prochain une importante immigration à Yola d'esclaves fugitifs et de païens, qui compensera largement Texode des traitants foulani. Plus au nord, l'immigration se fait vers le territoire britannique. L'Émir se montre très loyal, mais il est peu populaire. Cinquante-trois esclaves ont été libérés; toutefois, le nombre de ceux qui ont quitté leurs maîtres sans recourir à l'autorité est de beaucoup plus considérable. Dans cette province, les esclaves passent pour être paresseux et menacent leurs maîtres de les abandonner; aussi ces derniers se Yoient-ils obligés d'entrer en arrangement avec eux. D'autre part, la famine qui sévit dans les districts païens ayant poussé beaucoup d'individus à chercher leur subsistance dans le travail, je suis porté à croire que, malgré la crise très pénible qu'ils ont à traverser actuellement, les Foulani comprennent déjà les avantages qu'ils peuvent retirer de l'emploi de la main-d'œuvre libre. Quant aux païens, qui savent qu'ils ne courent plus le risque d'être réduits en esclavage, ils se montreront d'autant plus disposés désormais à s'engager comme travailleurs agricoles. La traite ne se pratique plus guère dans la province, mais des esclaves sont encore passés en firaude

tive measures will, I hope, be possible witb the increased staff.

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