Épitre de saint Augustin à Gasulan
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Remarquez qu'un prince éclairé permet à des sujets placés dans des conditions différentes d'avoir des lois et des coutumes différentes, pourvu qu'elles n'aient rien de manifestement contraire au droit naturel ; agir autrement serait souvent la destruction de l'autorité même...
Gerson recommande, au nom de l'université, la réforme des mœurs, la prière et Faumône pour obtenir la bénédiction de Dieu sur l'œuvre de Tunion :
Que des processions et des prières soient faites publiquement dans tout le royaume, pour amener tous à corriger leurs mœurs et à demander les secours de Dieu... Les ordres mendiants devraient s'y entremettre et s'y ingérer courageusement, car leur profession est de mendier.
Enfin le docteur engage ses auditeurs à ne pas se laisser décourager par les difficultés, et il leur montre l'excellence de l'œuvre à entreprendre :
Les hommes de bonne volonté doivent avec tout leur savoir, leur sagesse et leurs forces, s'employer diligemment à cette affaire de pacification universelle. Nous sommes, comme dit l'Apôtre, les coadjuteurs de Dieu ^... Certainement c'est difficile, mais la récompense en sera grande et la gloire perpétuelle... C'est difficile, mais Dieu, dont nous attendon&Je secours et dont nous servirons la cause, est tout-puissant... C'est difficile, mais si l'on ne peut pas ramener tous les Grecs à l'union, ce sera déjà une grande récompense de nos efforts d'en ramener une partie. Et ce ne sera pas un labeur perdu pour ceux qui s'y appliqueront. Chacun recevra sa récompense,. suivant la peine qu'il se sera donnée. Mille et mille pourront se sauver par ce labeur, qui se damneraient peut-être dans l'oisiveté et la luxure... C'est difficile, mais il n'y a pas d'entreprise plus religieuse et plus sainte que de ramener dans l'unité et dans la bonne voie nos frères
i. Première épUre aux Corinihiens, ch. ui, y. 9.
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par qui la foi nous a été dévolue. Est-ce qu'il n'était pas Grec de nation y l'Apôtre de la Gaule, saint Denis, par qui nous avons reçu la vraie paix et la foi chrétienne t^ Et ce ne fut pas sans un grand courage et un grand labeur qu'il y arriva. De même , nous devons travailler à rantïener les Grecs à nous. . . C'est difficile, mais, Sire roi très-chrétien, vos prédécesseurs ont entrepris des choses plus difficiles, comme saint Louis, qui, pour combattre les infidèles, a passé deu;c. fois la mer et s'est exposé au péril de mort. A l'œuvre oii je vous convie, il n'y a pas de péril de mort; mais ne peut-on pas dire que, sous certains rapports, cette œuvre est plus digne et plus désirable que de prendre la croix pour faire une guerre corporelle contre les infidèles?
Tel était Fintérêt que Ton portait en France à la question d'Orient au milieu des désastres du règne de Charles VI.
Lorsque Pierre I®', empereur de Russie, vint à Paris, en 17 17, la Sorbonne lui présenta, sur laréu-
nion desÉgliseSjUn mémoire qui futsigDé par dixhuit docteurs et par le chancelier de Tuniversité, François Vivant. Il y est dit des obstacles à cette réunion :
Serait-ce quelque point de discipline?
Mais la discipline peut être différente dans les différentes parties de l'Eglise, sans que l'unité en soit altérée. Personne ne peut nier qu'avant les temps infortunés de Cérularius, les Églises d'Orient et d'Occident ne fussent unies par les liens d'une même communion, quoique leurs rites fussent différents. Ceux des Grecs qui se sont réunis avec nous, vivent selon leurs usages. Rien n'empêchera donc que l'Église russe ne puisse retenir sa discipline, et ainsi elle pourra consacrer avec du pain levé, pourvu qu'elle ne désapprouve pas l'usage contraire où sont les Latins et qu'elle reconnaisse la validité de la consécration qui se fait avec du pain sans levain, ainsi que l'ont reconnue Théophylacte, Grégoire Protosyncelle et tant d'autres recommandables, parmi les Grecs, par leur carac*-