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Les Syriens non unis ou Jacobitcs se servent de ce rite

2. Les Nestoriens de la Turquie, de la Perse et du Malabar suivent aussi le rite chaldéen.

3. Les Coptes non unis ont le même rite que ceux qui sont unis.

10° Le gheez, ou ancien éthiopien, dont se servent les Abyssins unis. Ils sont répandus dans quelques provinces de l'Abyssinie. Ils relèvent directement de la Congrégation de la Propagande par deux vicaires apostoliques, dont Tun, chef d'une mission de lazaristes, réside dans le nord, et dont l'autre, qui est capucin, se trouve dans le pays des Gallas. Ils suivent un rite particulier, le rite abyssin ^

Nous avons dû nous borner , et nous ferons de même pour les Églises non unies, à une simple énumération*,car Ton ne pourrait entrer dans quelques détails sans être obligé à des explications qui dépasseraient les limites de notre travail, et qui ne sont pas nécessaires pour rjntelligence de ces Documents, Nous nous proposons, du reste, de consacrer spécialement une élude historique à chacune des Églises de l'Orient, comme nous l'avons déjà essayé pour la Bulgarie.

Nous n'avions pas à mentionner ici les Orientaux qui suivent le rite latin en Albanie, en Herzégovine, en Bosnie, dans les îles grecques et dans quelques

i. Le rite abyssin est aussi suivi par les Abyssins séparés de la communion romaine.

2. ConsuIt<T Aunuario pofitificio^ Rome, 18fi2. — Annuaire statistique de Vligtise, par le H. P. Charles de Saint-Louis de Cionzaguc. Bruxelles, Goemaere, 1801. — Geraixhia delta Santa Chiesa^ etc., par G. Potri. Rome, 1851.

paroisses de la Bulgarie et de l'Asie*. Ces Latins et les Francs établis en Orient y forment plusieurs diocèses très-importants. Cependant, même en y comprenant les Latins, les catholiques d'Orient sont beaucoup moins nombreux que les chrétiens appartenant aux communions non unies, dont il nous reste à parler.

1. Histoire et description de la Haute Albanie^ par Hccquard. Paris, Bertrand, 1858. — Rapport sur une mission en Bosnie^ par Massieu de Clerval. Paris, 1856. — Ubicini, Let-* très sur la Turquie, 2« partie.

Parmi les communions non unies, les langues liturgiques sont :

i^ Le grec\ dont se servent les Grecs de la Turquie soumis aux quatre patriarches isonomes de Consfantinople, d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem et aux archevêques indépendants de Chypre et du mont Sinaï * ; les Grecs du royaume de Grèce,

1. Cette langue sert aussi à la liturgie des Grecs unis ou Italo-Grecs.

2. Parole de l'orthodoxie catholique, Paris, 1853. P, 15, 32 et 35. — Oriens christianus, t. II, p. 1042. Le patriarchat de Constantinople a absorbé les sièges autrefois indépendants d'Ochrida, de Ternoyo et d'Ipek. Voir M. Crusius, Turco-grœcia, p. 194 et 339. — Catalogue historique des évéques et patriarches de Constantinople^ en grec. Nauplie,1837. P. 255. — La Bulgarie chrétienne, Paris, B. Duprat, 1861, chap. XI.

soumis au synode autonome et autocépliale d'Athènes ; les Grecs des îles Ioniennes, soumis à l'archevêque de Corfou, qui reconnaît la suprématie du patriarche de Constantinople * ; 2° le géorgien ^, dont se servent les Géor^nens, qui ont pour chef l'archevêque de Tiflis, exarque de toute la Géorgie et membre ex officio du synode russe ; 3** le slavon ', dont se servent les Russes qui ont un synode à Saint- Pétersbourg; les Serbes de la Principauté, dont le métropolitain, résidant à Belgrade, est soumis nominalement au patriarche grec de Constantinople ; les Slaves non unis établis en Autriche, qui ont un patriarche à Carlovitz ; les Monténégrins, qui ne relèvent que de leur propre évérjuc ; 4° le roumain^ ou valaque, dont se servent les Roumains de la Moldo-Valachie, dont les métropolitains résidant à Jassy et à Bucharest relèvent nominalement du patriarche grec de Constantinople; les Roumains

1. L'on trouvera dans la collection publit»e à Athènes par M. Rhalli Pacte d'autonomie do rKglisc d'Athi^ncs et la charte do celle des lies Ioniennes. T. V.

2. Les Géorgiens unis se servaient aussi do cette langue liturgique. Voir au chapitre IL

3. Parmi les communions unies, le slavon e^t la lar)gue liturgique des Slaves de Russie et dWutriche et des Bulgares unis.

i. Le roumain est aussi la langue liturgique des Valaques unis de l'Autriche.

non unis de rAutriche, relevant du patriarche serbe de Carlovitz, dont ils cherchent aujourd'hui à se détacher.

Les Grecs de Turquie, les Grecs du royaume de Grèce, ceux des îles lonniennes, les Géorgiens non unis, les Russes, les Serbes jde la Principauté, les Slaves non unis de l'Autriche, les Monténégrins, les Roumains de la Moldo-Valachie et les Roumains ou Valaques non unis de l'Autriche, célèbrent tous d'après le rite appelé grec. Leurs Églises se disent en communion entre elles et reconnaissent une suprématie d'honneur au patriarche de Constantinople. Elles forment, en théorie, une unité*, mais cette unité n'a ni application ni sanction dans la pratique. 11 n'y a pas de concile entre toutes les Églises non unies de rite grec, ni de communications habituelles. Elles sont, d'ailleurs, séparées par quelques différences de discipline et mémo do doctrine : elles sont surtout divisées par des antipathies nationales *.

1. C'est à tort que l'on confond quelquefois dans une ni^mo unité ces diverses Églises avec les autres Églises de rOrieiit, Les Grecs considèrent les Arméniens; les Jacobitcs , les Coptes, etc., comme hérétiques et les ont excommunlén. M. N(uih) donne, p. 873, la traduction des anathèmcs prononce''» pur les Grecs contre les jMonopliysites et les Nestoricns.

2. La question religieuse en Orient ^ p. et 201). — Le» P. Theiner. L'Église schismatique fusse^ p. 322.

Ces diverses Églises de rite grec ne sont pas considérées par l'Église romaine comme hérétiriues ; elles admettent, en effet, les mêmes dogmes*; mais elles ne reconnaissent pas l'autorité du Souverain Pontife, auquel elles ne veulent attribuer, en sa qualité de patriarche de Rome, qu'une prééminence d'honneur analogue à celle qu'elles reconnaissent au patriarche de Constantinople.. Elles regardent l'Église romaine comme séparée de leur cx)mmun:onet lui reprochent divers points de doctrine et de discipline ; mais il y a des degrés assez marqués dans cette appréciation. Les Russes sont peut-être ceux qui se montrent le plus disposés à reconnaître la légitimité de la doctrine et des usages de l'Église romaine.

5® V arménien *. Les Arméniens non unis ont trois chefs : le patriarche ou catholicos d'Eschmiadzin dans h Géorgie russe , qui prétend à la suprématie sur tous les autres; le patriarche arménien de Constantinople ; le patriarche de Sis dans le district turc d'Adana. L'ahbé du couvent d'Aghtamar et l'évêque de Jérusalem prétendent aussi au rang patriarchal. Les Arméniens non unis de la Perse ont, à Ispahan, un évéque qui relève du

1. Catéchisme détaillé de V Église catholique orthodoxe d'Orient, traduction française. Paris, 1851, Klincksiek.

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