‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royauté (volume 2)Chapitre 76 sur 77 · LE JANSÉNISME EN · texte numérisé non relu

LE JANSÉNISME EN

Mais plus nous avons fait de réflexions sur la décision du saint Siège, plus nous y avons reconnu les maximes et les sentiments des Evèques de France, qu'il seroit facile de justifier par la conduite que l'Eglise a gardée dans tous les temps. Aussi attachés à la doctrine renfermée dans la Constitution, que remplis de respect et de déférence pour l'autorité dont elle est émanée, nous nous sommes tous portés à l'accepter, par un consentement unanime.

C'est en conséquence de notre délibération que le Roi a fait expédier ses Lettres-Patentes pour ordonner que la Constitution sera reçue et publiée dans toute l'étendue de son Royaume, et sa Majesté en réserve l'exécution aux Evèques, comme un droit qui appartient tellement à notre caractère , qu'il ne peut être communiqué à d'autres , par aucun privilège.

Nous ne vous écrivons point dans la vue de vous exciter à recevoir une décision, que vous trouverez, comme nous, aussi juste en elle-même, que respectable par l'autorité qui l'a prononcée : votre zèle et vos lumières vous porteront assez à faire tout ce que votre ministère et le bien de l'Eglise demandent de vous, dans cette occasion.

Pour le procurer plus efTicacement, nous sommes tous convenus d'ordonner la publication de la Bulle dans nos Diocèses, par des Mandements simples et uniformes, autant qu'il sera possible ; et pour établir cette uniformité , nous n'avons pas trouvé de moyen plus propre que de nous attacher à la Constitution, et de nous renfermer uniquement dans la décision qu'elle contient, que nous avons embrassée dans toute sa force , et dans toute son étendue , sans rien ajouter ni diminuer à une décision si exacte et si convenable aux besoins de l'Eolise.

Nous sommes persuadés que votre zèle pour la vérité , votre amour pour la paix, aussi bien que la parfaite correspondance qui doit être entre les Evèques, vous feront entrer dans des vues si sages et si judicieuses, et que nous concourrons tous avec le S. Siège, dans un esprit d'union, pour procurer à l'Eglise une paix durable , qui doit être

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