RÉCITATIF
Ta fille, ô grand Mahé, ta Maurice inaugure Au nom de ses enfants ta statue en ce lieu ; Et nos neveux viendront voir ta noble figure. Puis d'orgueil et de joie, ils remercîront Dieu.
Chœur général.
Beau soleil do notre hémisplière.
Pour un instant suspends ton cours ; De tes plus purs rayons éclaire Les traits cliéris de notre père, Et sur son front laisse toujours Une couronne de lumière.
Air, une voix de femme.
L'oiseau des bois quitte son nid, Là, près de lui, chante et voltige ; . La fleur des champs s'épanouit.
Et, se détachant de sa tige, Lui porte ses douces senteurs.
Tout, aujourd'hui, dans la nature, Revêt, de nouvelles couleurs, Son orientale parure.
Une voix d'homme.
Toi, le plus beau des Océans, 1
Dont le sein couve la tempête
Retiens captifs tes ouragans
Et contribue à cette fête^
Par tes flots doucement poussés.
Etends ici, sur cette plage,
Des tapis de mousse à tes pieds.., Tu lui dois aussi ton hommage.
Chœur, voix d'hommes.
Célébrons ce jour.
Ce jour plein d'ivresse,
Par des cris d^allégresse Et par des chants d*amour.
Voix de femmes»
Des voix en chœar dans les campagnes^ Les lointains éclios des montagnes,
Rediront à leur tour Nos chants d'allégresse et d'amour.
Récitatif.
Reprise, Ta fille, ô grand Mahé, ta Maurice inaugure, Au nom de ses enfants ta statue en ce lieu ; Et nos neveux viendront voir ta noble figure^ Puis, d'orgueil et de joie, ils remercîront Dieu.
Air, une voix d^ homme.
C'est lui qui d'une main habile Créa nos forts, nos arsenaux.
Une voix de femme.
Il fit mieux : en traçant la ville, II bâtissait des hôpitaux.
Une voix d'homme.
Soit qu'il tint l'épée ou l'équerre.
Il fit des prodiges partout.
Z7ne voix de femme.
Lui-même ensemença la terre.
Une voix d^homme.
Soldat, laboureur, il fut tout !
liÀHB DE LA BOURDONNAIS 215
Les deux voix d'homme et de femme,
0 chère Ile de France !
Dans ta reconnaissance, Après Dieu tu ne connais Que le bon La Bourdonnais !
Vive, vive Tlle de France, Gloire, gloire à La Bourdonnais !
Chœur final. — Reprise.
0 chère Ile de France !
Cantate a La Bourdonnais.
La cantate et la poésie qui suivent, signées C. P., initiales que l'on suppose être celles de M. Charles Péreybère, bien connu par ses spirituels feuilletons publiés dans Le Cernéen^ sont empruntées à la Commercial Gazette du 30 Août 1859. Le rédacteur de ce journal en les publiant les fit précéder des lignes suivantes :
*' Nos lecteurs liront avec le plus vif intérêt, nous n'en doutons pas, la cantate et la poésie que nous publions plus bas. Ces deux exquises productions que nous devons à un Vt' intable poète, sont un nouvel et digne hommage rendu au fondateur de notre belle et florissante colonie le jour même où elle paie à sa mémoire son tribut de reconnaissance ! "
Chœur.
La Bourdonnais, ta renommée.
Comme Toisoau des flots amera,
216 MAHÉ DE LAB0URD0NNAI3
Défiant la foudre enflammée.
Plane sur ces immenses mers.
Duo.
Une voix d^ homme et une voix de femme
Belle, mollement étendue Sous l'antique ombrage des bois, Une île, longtemps méconnue.
Soudain s'éveillait à ta voix ; Et, radieuse d'espérance, La Yierge créole au front pur.
Saluait l'étendard de France Déroulé dans son ciel d'azur.
Vne voix Whomme»
De ta truelle créatrice Tu broyais le ciment français, Et sous ta hache foDdatricQ Tomb.'iient les arbres des forêts.
Débarrassé par ton génie De ces vieux colosses ombreux, Le vert palmier de la patrie Montait en regardant les cieux.
Une voix de femme.
Sourd aux lâches cris de l'envie, Poursuivant ton rude labeur, A ta naissante colonie Tu soiiriais; grand fondateur !
Et parfois, Tâme d^ orgueil pleine, Tu disais, noble patricien :
Ma fille, un jour tu seras leine, Keine de Tocéan indien !
Une VOIX d^ homme.
Aspirant la brise marine.
Debout, pensif, Tépée au flanc, Les bras croisés sur ta poitrine, Tu regardais vers Plndoustau, Jaloux d^illustrer ta mémoire.
Au vaste murmure du flot Fier soldat, tu rêvais la gloire Sur le sable de ton îlot.
Trio.
Chanté 'par les trois dernières voîœ.
Sous le ciel de la vieille France, 0 valeureux La Bourdonnais, Un roi, flétrissant ta vaillance, Par des fers paya tes bauts faits...
Lève-toi !... pour venger son père Aux yeux de la postérité, Maurice, la pauvre insulaire, Te donne l'immortalité !
Chœur.
La Bourdonnais, ta renommée.
Comme Toiseau des flots amers^
218 MAHB DE lA BOURDONNAIS
Défiant la foudre enflammée, Plane sur ces immenses mers.
La Bourdonnais.
Grâce à vous, colons généreux, Je revois enfin votre rive.
Mon Ile de France aux cieux bleus.
Ma fille modeste et naïve.
Dieu ! je ne la reconnais pas :
Sur son corps la soie étincelle.
Et l'or brille autour de ses bras !
Oh ! mes amis, ce n'est plus elle.
Jadis, il me semble la voir, Elle avait, pour toute parure, Sur son sein un petit mouchoir.
Une fleur dans sa chevelure ; Et, sous sa robe de guingan, Se cachait, je me le rappelle, Son pied nu, gracieux et blanc...
Oh ! mes amis ce n'est plus elle.
Au murmure des flots amers,
Elle berçait son innocence,
Grandissant, au milieu des mers,
Sous le vieux drapeau do la France.
Au temps de sa virginité,
Mes enfants, comme elle était belle,
Belle dans sa simplicité !
Oh ! mes amis ce n'est plus elle*
Ingrat !... Ah ! c'est elle toujours, Elle, la même qae naguère.
Me souriant sous le velours, A l'ombre d'une autre bannière.
Je la reconnais maintenant :
Des pleurs argentent sa prunelle, Ses bras s'ouvrent en me voyant !
Oh ! mes amis, c'est toujours elle !
La Bourdonnais.
L'original de cette poésie inédite, attribuée à M. Pierre Hilaire Coqueval, fait partie des manuscrits laissés par M. Coqueval et qui se trouvent aujourd'hui en possession de M. Albert Rae.
Aujourd'hui que Maurice en de bruyants transports.
Conserve un souvenir à ses illustres morts.
Et que l'oubli mortel, abdiquant sa puissance,
A pour toujours fait place à la reconnaissance.
Parlons du plus aimé, de celui que le cœur
De notre beau pays nomma son fondateur.
C'est toi, La Bourdonnais, toi dont la grande image
Plane éternellement sur cet heureux rivage.
Et qui fit, après Dieu tressaillir à ta voix
Notre sol vierge encor pour la première fois...
Ton esprit créateur, sans mesurer sa peine
Ravit un jour sa perle à la mer indienne
Pour en faire un joyau plus brillant que tous ceax
Qui jusqu'à cet instant avaient charmé les yeux.
Maurice alors reçut dans sa superbe enfance, Avec orgueil, ce nom si doux d'île de France, Que nos pères aimaient à lui donner toujours, Nonobstant la conquête et ses plus mauvais jours... En créant le pays qui garde ta mémoire Tu voulus que ta vie illustrât son histoire, Et dans un saint transport^ ayant tout achevé. Tu t'écrias : ^' Yoici l'œuvre que j'ai rêvé I... Voici la terre oii Dieu, dans sa munificence, A fait naître la joie et fleurir l'abondance. Terre oii le beau soleil qui mûrit les moissons Prodigue sa lumière et ses plus doux rayons; Yoici l'Eldorado, l'oasis bien-aimée Qui doit offrir le fruit de sa fleur parfumëe A tous ceux que le sort, dans ce vaste univers. Conduira quelque jour vers nos lointaines mers... Ma tâche est à sa fia, j'ai fait avec vaillance Mon devoir, appuyé toujours sur ma conscience ; Si j'ai pu réussir, j'en rends grâce au Seigneur Qui, pour ses élus seuls, garde un pareil bonheur..."
Certes, pour conquérir cette immortelle gloire. Il fallut chèrement acheter ta victoire, Mais les dangers fuyaient devant le bras puissant Qui seul accomplissait tes travaux de géant.
Tu n'avais qu'à vouloir, et ton cœur énergique S'emplissait aussitôt de courage héroïque ; C'était plus qu'il fallait, pour conduire à leurs fins Tes rêves de grandeur et tes nobles desseins. Aujourd'hui, le pays à ton auguste image Vient rendre avec justice un éclatant hommage ;
MÀHÉ DE LÀ BOTJBDONNÀIS 221
Te voilà parmi nous, tel que tu fus au jour Où Maurice naquit de ton puissant amour. Athlète au large front, sur ta figare altière, On lit tous tes hauts faits, on lit ta vie entière ; Ton aspect imposant, pourtant cache à nos yeux De tes nobles revers les jours trop malheureux... Tu luttas vainement contre la calomnie Jusqu'à rheure où courbé sous tant d'ignominie, N'ayant plus que ton cœur qui te donnât raison L'on te traîna martyr au fond d'une prison... Hélas quand tu sortis de cette épreuve immense, Vieilli par le malheur, flétri par la souffrance. Tu n'eus plus qu'à songer à jeter tes adieux. Comme un dernier reproche à ce monde oublieux : La France avait payé ton dévouement sublime En signant un arrêt qui t'accusait de crime ; Elle avait fait assez, tu devais, par ma foi. Pour un si haut bienfait crier : Vive le Roi ! !... Car il est des douleurs qui grandissent un homme Autant que les héros d'Athènes ou de Rome, Et qui font d'un cachot l'auguste Panthéon D'où la postérité doit proclamer son nom...
Désormais sur les bords où repose ta cendre Ta mémoire n'a plus besoin de te défendre ; Tu peux, La Bourdonnais, jusqu'à l'éternité Sous ta pierre dormir avec sécurité...
Dans la nuit du tombeau, tu peux rêver encore Aux beaux jours de Maurice, à sa première aurore, Et fier de ce passé, plein d'un doux souvenir Sans craindre encor l'oubli; compter sur l'avenir.
Et toi, Dion beau pays, toi dont la destinée
A-ujourd'hui se poursuit heureuse et fortunée,
Toi qui réalisas le rêve glorieux
De l'homme courageux qu'honoraient nos aïeux,
Terre qui te souviens et tressailles d'ivresse
En revoyant celui qu'adora ta jeunesse,
Tu peux te réjouir ; le moment est venu
De réhabiliter le héros méconnu,
Qui, dans l'obscurité, terminant sa souffrance.
Jusqu'à son dernier jour aima l'Ile de France !
célébration du bl-centenaiee de la naissance de Mahé db La Bourdonnais.
Il appartenait au Comité des Souvenirs Historiques de ne pas laisser passer inaperçue cette date du 11 Février 1899, et de prendre l'initiative de célébrer dans la colonie le deuxième centenaire de la naissance de son véritable fondateur.
Dès le 9 Décembre 1896, à une séance tenue au Château du Réduit, sous la présidence d'honneur de Sir Hubert Jerningham, ce Comité avait adopté à Funanimité la proposition qui lui en avait été faite par un de ses membres, et avait décidé de s'en occuper en temps utile.
Au mois d'Août 1898 il soumit son projet au Gouvernement qui y donna son approbation, et nomma un comité spécialement chargé de cette célébration.
Ce comité fut composé des membres du Comité des Souvenirs Historiques :
M. Albert Daruty de Grandpré — Président, L'Honorable Louis de Rochecouste, L'Houorable Dr. W. T. A. Edwards,
224 MAné DE LA BOURDONNAIS
L'Honorable Vincent Geffroy, L'Honorable Dr. Evenor Chastellier.
L'Honorable Sir Virgile Naz^ K.C.M.G.
MM : Evenor Dupont, Albert Bae, Aimé Davivier, Léon Leclézio, Léon Huet de Froberville, Léoville L'Homme, Gabriel Lincoln,
et des personnes suivantes :
Sir Célicourt Antelme K.C.M.G., Chevalier de la
Légion d'honneur, L'Honorable Sir Grabam Bower K.C.M.G., Secrétaire
Colonial.
L'Honorable Gustave de Coriolis, L'Honorable Henri Leclézio C.M.G., L'Honorable William Newton Q.C., Chevalier de la
Légion d'honneur, L'Honorable Dr. Virgile Kohan, L'Honorable Gustave A. Kitter, L'Honorable Louis Rouillard, L'Honorable Thomy Pitot de la Beaugeardière,
Maire de Port Louis, MM : Volcy Giblot Ducray,
Eélix Le Vieux,
Emile Pezzani,
Camille Sumeire CM. G.
Aussitôt nommé, le Comité La Bourdonnais constitua comme suit son bureau :
Wlrê de la bourdoknaîs 225
Président — Sir Célicourt Anfcelme, 1er Vice-Président — L'Honorable Sir Virgile Naz, 2me Vice-Président — L'Honorable William Newton, 3me Vice-Président — L'Honorable Thomy Pitot de
laBeaugeardière, Maire de
Port-Louis.
4me Vice-Président — M. Albert Daruty de Grandpré,
Président du Comité des
Souvenirs Historiques.
Secrétaire — M. Léou Huet de Froberville. Secrétaire adjoint — M. Gabriel Lincoln.
Trésorier— M. Aimé Duvivier.
Sir Charles Bruce ne se montra pas moins disposé que ses prédécesseurs, Sir James Macaulay Higginson et Sir William Stevenson, à rendra hommage à la mémoire de La Bourdonnais. Il fit mettre à la disposition du Comité pour la célébration du bi-centenaire une somme de cinq mille roupies, prise des revenus de la Colonie, et manifesta dans plusieurs lettres son désir de l'assister dans sa tâche, pour donner le plus d'éclat possible à cette fête. Sur la demande du Comité, il sanctionna l'émission d'un timbre-poste commémoratif, et approuva le programme des fêtes qui furent fixées au 1 1 et 12 Février
Un appel fut fait aux artistes du pays pour le meilleur modèle d'un timbre-pOjte, et le prix fut décerné à M. Isis Boucherat. On décida aussi de publier un livre composé de documents sur La Bourdonnais.
Pour diverses raisons lea fêtes furent remises au
Mardi 22 Août. Mais afin que le souvenir de La Bourdonnais fût rappelé au jour même du deuxième centenaire de sa naissance, le Comité fit déposer, le 11 Février, sur le socle de sa statue, sur la Place d^ Armes, une couronne de fleurs naturelles ornée d'un ruban portant l'inscription suivante :
1699—11 Février-^lS^d
A La Bourdonnais Maurice Méconnaissante,
Un bouquet fat aussi déposé sur l'un des autels de la Cathédrale St. Louis oii sont inhumés les restes de sa première femme et ceux de leur fils.
Les fêtes ayant été remises au mois d'Août, le Comité décida d'offrir au '^ Mauritius Turf Club '' une Coupe en argent pour être décernée chaque année au vainqueur d'une course spéciale appelée *^ Coupe La Bourdonnais." Le Club accepta d'inscrire cette course sur son programme officiel.
Un des premiers soins du Comité avait été de prier Sir Charles Bruce, s'il le jugeait convenable, de faire les démarches nécessaires pour inviter, au nom de la Colonie, les chefs des escadres anglaise et française aux fêtes commémoratives. Son Excellence s'empressa de faire part au Ministre des Colonies du désir du Comité. L'invitation du Gouvernement de Maurice fut transmise par l'Ambassadeur d'Angleterre à Paris au Gouvernement Français, et par sa lettre du 30 Mars 1899, adressée à Sir Edmund Monson, le Ministre des affaires étrangères, Ml Delcassé^ accepts^ l'iavitation ea ces termes :
MAHE DE U BOÏÏRDÔNNAlg 227
'' Paris, le 30 Mars 1899.
^^ Monsieur l'Ambassadeur,
" Votre ambassade avait bien voulu me faire part, dans une lettre du 23 de ce mois, du désir que le Principal Secrétaire d'État de Sa Majesté Britannique a exprimé de voir le Gouvernement de la République représenté par un Amiral aux fêtes que la population de l'Ile Maurice sa propose de donner au mois d'Août prochain, pour commémorer le 2me centenaire de la naissance de Mabé de La Bourdonnais.
'' Le Ministre de la Marine, auquel j'avais transmis cette gracieuse invitation, me fait savoir et je m'empresse d'annoncer à Votre Excellence que, pour y répondre, il a prescrit au Capitaine de vaisseau Lormier, chef de la division navale de l'Océan Indien, de se rendre à l'Ile Maurice avec le d''Estaing qui porte son guidon, pour le moment que lui indiquera le Consul de France à Port-Louis.
" Agréez, etc.,
'^ (Signé) Delcassé.'^
Sir E. Monson, G.C.B., G.C.M.G., &c., &.,, &c.
Le Comité La Bourdonnais eut à déplorer la mort, survenue le 6 Juin, de son président Sir Célicourt Antelme, qui malgré son grand âge prenait à ses travaux le plus vif intérêt. Le premier vice-président, l'Honorable Sir Virgile Naz, K.C.M.G., fut appelé à le remplacer.
228 MAGE DE LA BOtrUBONNÀIS
Des sous-comités avaient été chargea de l'exécution du programme des fêtes. Tout faisait prévoir que ces fêtes obtiendraient le plus heureux succès ; mais la peste qui avait fait sou apparition dans la Colonie, et que l'on avait espéré maîtriser^ semble vouloir s'étendre. Le fléau permettra-t-il au Comité d'exécuter les diverses parties du programme qu'il avait en vue ? Dieu seul le sait. Du moins, plusieurs marques du nouvel hommage de la Colonie envers son véritable fondateur subsisteront quand même, et attesteront la reconnaissance des fils des anciens habitants de l'Ile-de-France : — un timbre-poste répandra l'effigie de La Bourdonnais dans le monde entier, un livre racontera sa glorieuse carrière terminée d'une manière si malheureuse ; et, en acclamant tous les ans le vainqueur de la '^ Coupe La Bourdonnais/* la population rassemblée au Champ-de-Mars pour assister à son plaisir favori, se rappellera, en même temps que l'origine de cette fondation, le concours libéral que lui prêta le Gouvernement Britannique pour honorer la mémoire d'un ancien et loyal ennemi.
Peogramme dks Fêtes de la Célébration a Port-Louis DU 2me Centenaire de la Nais^sance de Mahé de La Bourdonnais^ PRÉPARÉ parle Comité du Bi-centenairb
ET APPROUVÉ par SoN EXCELLENCE LE GOUVERNEUR.
1.— Le Mardi 22 Août 1899^ jour fixé pour la célébration du 2iïie Centenaire de la naissance de Malié de La Bourdonnais^ sera proclamé par Son Excellence le Gouverneur jour de congé public.
2.— Lea fêtes commenceront à 8 heures précises du matin. Un signal d*avertissement en sera donné par un coup de canon tiré de la Citadelle.
fS.— Son Excellence le Gouverneur et Lady Bruce, ainsi que les membres de leur famille honoreront les fêtes de leur présence.
5. — Ont été priés d'honorer aussi les fêtes de leur présence :
Son Excellence l'Amiral commandant la station navale de la mer des Indes,
Son Honneur le Général commandant les troupes de
Sa Majesté dans la colonie^ M. le Consul Général de France, M. le Capitaine de vaisseau Lormier, chef de la
division navale française de FOcéan Indien. Sa Grandeur TEvêque de Port Louis, Sa Seigneurie PEvêque de Maurice, Leurs Honneurs les Juges de la Cour Suprême,
Les nonorables Membres du Conseil Législatif,
Les Consuls étrangers.
Les Autorités Militaires,
L^ïïonorable Maire de Port-Louis et le Député Maire,
Les Commandants et les principaux Officiers des
navires de guerre qui pourraient se trouver en
rade le jour de la fête.
Les Chefs de Département,