WALLON
377. — Mémoire sur la néeessiti! du passage des courriers, posles et voitures publiques par la ville d'Avallon, département de l'Yoniie. A Paris, lelâjanvier 1790. Sicile : Le Grand, homme de loi, Edme Boilleaii, procureur de la commune d'Avallon, Jean- Bapliste Boilleau, Jacques Boilloau, liomnie de loi, juge de paix. (Paris), V. Hérissant, 1790. ln-4", 14 p. et pièces justificatives,
378. — Dernier mot des municipalités de Sauvigny, Lucy-le- Bois, Vassy et Gussy-les-Forgos contre Avallon. (Paris). Société typographique de l'ancienne caserne du bataillon de Saint-Roch. rn-4°, 4 p. — (A. T., VII, 447i.
379. — Pièces justificatives. Députalion de trois citoyens 'd'Avallon aux Etats de Bourgof^ne pour oiitenir le passage des
postes, Uili[çcnces et voitures publiques par Avallon. V. Hérissant, imp. à l>aris. ln-4", S4 p. (A. T., VH, 419).
.380. — Discours prononcé par le Roi à l'Assemblée nationale le 4 février 1790, etc. — Lettre d'envoi signée : Amelot, intendant de Bourgogne. Dijon, imp. flapcl. in-4% 8 p. — (D).
381. — Dénonciation contre le sieur Ncckcr, premier minisire des finances, et contre le sieur Lambert, contrôleur général, remise au comité des rapports de l'Assemblée nationale. Signé : Morizot, avocat. S. I. iParis), 1790. ln-8°, 50 p. — (M).
20 mars, dit une note manuscrite de mon exemplaire.
MoNzol, avocal, est ot'îginnirc d'iVvullon.
38:i. — Délibération de MM. les élus généraux des Etats de Bourgogne, du iO juillet 1790. Dijon, imp. de Defay. In-4», 8 p.— (M).
C'est Iq procès-verbal de la dcrnièi'o séance des Etats de Bourgogne
DANS LE DÉPAKTEMENT DE l'yONNE. 87
remplacés par les Dirocloires de chaque déparlcmcnt pour l'adminislration, en vertu des décrets de l'Assemblée nationale.
383. — Procès-verbal de la confédération des gardes nationales des quatre départements formant la ci-devant province de Bourgogne. Dijon, imp. Causse, 1790. In-12. — (P).
384. — De Tannée à jamais mémorable. Adresse des soldats de la garde nationale de France aux dames françoises. Rédigée par M. Boileau d'Auson, avocat, porte-drapeau de la garde nationale de la ville d'Avallon en Bourgogne. — Adresse des soldats nationaux de la ville d'Avallon à leurs concitoyennes. Auxerre, imp. L. Fournier, 1790. In-8°, 7 p. — (L. 3* série,\l, 100).
385. — Opinion de Mgr Tévêque d'Autun sur la vente des biens domaniaux. Du 13 juin 1790. — Imprimée par ordre de TAssemblée nationale. Paris imp. nationale. In-8% 11 p. -— (M).
386. — Arrêt du conseil d'Etat du Roi qui casse des délibérations prises par les municipalités de Marsangy, Tormancy, Angely et Buisson, concernant le payement des droits de Champart, Terrages et autres. Du 11 juillet 1790. Paris, imp. royale, 1790. In-4% 7 p. — (M).
387. — Arrêt, etc. Rouen, imp. J.-J. BouUanger, 1790. In-4% 8 p. -(P).
C'est le même arrêt, réimprimé à Rouen.
388. — Arrêt, etc. Paris, N.-H. Nyon, 1790. In-4s 4 p. — (A. B. non catal. VU, 15).
Même arrêt, réimprimé à Paris et dans beaucoup d'endroits, à cause de son importance.
389. — Dénonciation au public d'une entreprise contre ses intérêts formée par la petite ville d'Avallon au département de l'Yonne. -30 décembre 1790. In-8% 8 p. — (P).
390. — Pièces justificatives n° 1, 29 novembre 1789. Députation de trois citoyens d'Avallon aux Etats de Bourgogne pour obtenir le passage des postes, diligences et voitures publiques par Avallon. Extrait du registre des délibérations de la commune d'Avallon. (Paris), V. Hérissant, rue Notre-Dame, 1790. In-4% 16 p. -(P).
391. — Discours sur la peine de mort, par Philibert Guéneau Montbeillard. Mis au jour par François Guéneau Montbeillard, son fils.ASemur,enAuxois,de Timp.de Defay,1790. In-8°, 37 p.— (M).
392. — Défenses de la ville d'Avallon prononcées au département de l'Yonne le 20 novembre 1790. In-4% 27 p.
Cet ouvrage est mentionné dans le mémoire intitulé : Vlntriffue déjouée (voir au 3i janvier 1791). U se vendait 1 livre 4 sols chez Aubry, imprimeur de la ville d*A vallon.
C'est la seule pièce que nous nyons à signaler en i'ÎÎK) comme sortant des presses d'Aubry, qui venait de s'installer à Avallon.
Antoine Aubry, ouvrier imprimeur à Auxerre, chez Fournicr, avait quitté l'atelier auxerrois en môme temps que Bailliff que nous avons vu s'établir à Auxerre. Comme tout ce qui tient ù l'histoire de Timprimerio est intéressant à constater dans un travail de bibliographie, nous donnons ici In copie de plusieurs pièces inédites qui établissent que les débuts de l'imprimerie avallonnaise furent bien modestes. Le nouvel imprimeur ne possédait point les capitaux nécessaires ù son installation et nous le voyons demander à la municipalité et au district de lui venir on aide. Cette circonstance explique comment on trouve très peu de pièces imprimées à Avallon en ITUO. L'atelier d'Aubi-y ne fut sans doute organisé définitivement qu'à la iin de l'année, lorsqu'il eut trouvé les fonds indispensables que Tadminislration n'avait pu lui fournir entièrement.
DÉUUKRATION DU CONSEIL (îKNKnAL DK LA COMMUNE d'a VALLON POUR L'ÉTA- BLISSEMENT d'un imprimeur. — Extrait du registre des délibérations du Conseil général de la commune d' Avallon.
Ce jourd'hui 13 juin 1790, quatre heures de relevée, en la chambre du conseil de l'hôtel do ville d'Avallon, le Conseil général de la commune, assemblé par billets convocatoirs distribués à chacun des membres ainsi composés :
MM. Péloux, Caristie, Houdaille, Mansay, Millier, Velin, Thibaut et Marguerit, officiers municipaux, et le procureur de la commune ;
MM. Raudot, Tierçot, Brulay, Corlot, Simon, Morizot, Chanel, Maunoury, Hoyer, Febvre, notables.
M. Caristie a dit : que la municipalité se trouvant chargée d'ouvrage, relativement au secrétariat qui est obligé d'employer des copistes pour la correspondance et le service du bureau, il a pensé que l'établissement d'un imprimeur en cette ville seroit très avantageux ; que le public en retireroit la plus grande utilité et d'ailleurs que l'administration du district étant fixée ù Avallon, cet établissement seroit encore plus avantageux comme étant chargé d'une correspondance plus étendue, puisqu'elle communique avec toutes les municipalités et, en accélérant les communications, diminueroit beaucoup son travail ; qu'il est môme intéressant que le district coopère à toutes les facilités possibles pour le succès de cet établissement ; que c'est dans ces vues d'uHlité et de nécessité qu'il a cru devoir proposer au (iOnseil général, si dans le cas où il adopteroit ledit établissement, il seroit dans l'intention d'avancer au sujet qui se présente une somme do quatre mille livres qu'il demande pour monter son imprimerie avec soumission qu'il feroit d'en payer les intérêts à cinq pour cent sans retenue jusqu'au remboursement dans le temps convenu, a la sûreté de la([uelle somme il afl'ccteroit spécialement son imprimerie.
Et a observé ledit sieur Caristie que les administrateurs du district de cette ville, instruits des intentions de la municipalité, sont disposés à contribuer pour moitié aux avances demandées par l'imprimeur ; qu'il sait qu'ils sollicitent l'autorisation du déparlement de l'Yonne pour parvenir à cet établissement, qu'il leur a parrut de la plus grande nécessité.
DANS LE DÉPARTEMENT DE l'yONNE. 89
L'objet mis en délibération et le procureur de la commune entendu, lequel a été d'avis de rétablissement proposé et d'avancer les deniers aux conditions offertes.
Le Conseil général a arrêté unanimement qu'il sera établi une imprimcne en celte ville ; qu'il sera avancé à cet imprimeur la somme de quatre mille livres pour monter son imprimerie, à la charge d'en payer les intérêts à cinq pour cent, sans retenue jusqu'au remboursement qu'il s'obligera de faire par cinq cents livres d'année en année, dont le premier payement sera fait dans l'année du jour que la somme lui aura été complétée, les intérêts décroissant à mesure des remboursements ; et encore à la condition que les deniers nécessaires ne lui seront comptés que lorsque son imprimerie sera montée à Avallon et en par lui justifiant que les deniers à lui prêtés auront été employés à l'acquisition de l'imprimerie, si mieux n'aime la municipalité payer elle-même à l'acquit de l'imprimeur ladite somme de quatre mille livres aux ouvriers et marchands auprès desquels il aura fait la dite acquisition ; en conséquence tous les ustensiles et outils de la dite imprimerie formeront le gage spécial de la somme cy dessus et intérêts et ne pourra le dit imprimeur s'en dire le vrai propriétaire qu'après l'entier acquittement.
A arrêté pareillement que MM. les administrateurs du district d'A vallon seront invités d'employer tous les moyens qui sont en leur pouvoir tant pour seconder le succès de cet établissement que pour contribuer pour moitié aux avances cy dessus, à l'effet de quoi le présent arrêté leur sera communiqué. •
Et cependant le présent arrêté n'aura son effet qu'après qu'il aura été autorisé par Tadministration du département de l'Yonne.
A l'instant s'est présenté le sieur Antoine Aubri, imprimeur demeurant à Auxerre, auquel lecture faite sur sa réquisition de l'arrêté cy dessus, a déclaré qu'il est disposé à remplir les vues du conseil général de la commune, s'il veut bien l'agréer.
Sur quoi le Conseil général ayant de nouveau délibéré et le procureur de la commune entendu, le sieur Aubri a été unaifimement accepté pour tenir une imprimerie à Avallon aux conditions portées en notre arrêté et encore aux charges par lui de se conformer aux lois et réglemens concernant l'imprimerie et le dit sieur Aubri s'est soumis et obligé a la pleine et entière exécution de l'arrêté cy dessus, et sur les réquisitions du procureur de la commune, le dit sieur Aubri a promis de faire obliger dame Brigide Lebrun, son épouse, et leurs successeurs et ayant cause tous solidairement avec lui, et sous toutes ces renonciations à tous bénéfices de droit et de coutume au payement de la dite somme de quatre mille livres et intérêts et à l'exécution des clauses et conditions cy dessus prescrites, et s'est le dit sieur Aubri soussigné avec les membres du conseil général, le procureur de la commune et le secrétaire.
Le registre est signé : Febvre, Aubri, Iloudaille, Simon, Maunoury de Bamar, Thibault, Cortot, Bruley, P. Mansey, Tierçot, Chanel, Morizot, Millier père, Boyer, Marguerit, Peloux, Caristie, Velin, Boilleau, Raudot et l'Ecorché, secrétaire.
90 LA HKVOLUTION
A la suite on lit : Vu par nous, administrateurs du district d*A vallon, l'arrôlc cy dessus do la municipalité de la ditto ville, nous sommes d'avis que rétablissement proposé est des plus avantageux pour la ditte municipalité et pour tout le district auquel il devient indispensable. Quant à rinvilation qui nous est faite d'y contribuer pour moitié, nous ne croyons pas devoir prendre un parti à cei égard ; pourquoi nous disons que le dit arrêté sera envoyé à MM. les administrateurs du département pour avoir leur décision. Fait à la séance de ce jourd'hui quatorze juin mil sept cent quatre-vingt-dix.
Et ont signé : Gandot, président, Hussy, Vaulabelle, Vassal, Hémond, Thomassin, Mocquot, Baudenet, Guyard, Hrisson, Lottin, Bourget, procureur syndic.
En note, sur la lettre d*envoi, on lit ces lignes, émanant sans doute d*un membre du Directoire :
'( C'et établissement était très utile ; mais on ne pouvait pas autoriser une avance qui ne se concilie jamais avec les devoirs d'une administration. »
Il résulterait de celte note que si Aubry fut autorisé à s'établir à Avallon, il ne put toucher directement de la municipalité la totalité des 4,000 livres qu'on lui avait promis. Mais il trouva la somme ou un crédit suffisamment large, puisque ses presses fonctionnèrent do suite.
Du reste la délibération du Directoire est très explicite, elle indique les mesures qui furent prises. En voici un extrait :
Extrait du registre des délibérations de V administration du département
de V Yonne (à Attxerre).
sÉANCK nu IG JUIN 1790.
...MM. du bureau de l'administration générale ont fait rapport d'une délibération de la commune d'Avallon du 18 juin présent mois, concernant l'établissement d'une imprimerie dans cette ville en avançant sur les fonds de la municipalité la somme de deux mille livres pour huit onnées, en payant par l'imprimeur l'intérêt de celte somme au taux ordinaire, et invitation au district d'Avallon d'avancer encore deux mille livres nécessaires à cet établissement, proposition dont le district a déféré à l'adminislration du déparlement. Après avoir entendu M. le procureur général syndic, l'assemblée déportemcntale a homologué la présente délibération en ce qui concerne l'arrêté pris par le conseil général de la commune d'Avallon de faire l'avance à l'imprimeur d'une partie de la somme de quatre mille livres nécessaire pour former son établissement, sauf au conseil général de la commune pour complettcr la somme dont l'emploi a été arrêté par lui à aviser à d'aulres moyens que ceux contenus en sa délibération, attendu qu'il n'y a encore aucuns fonds destinés à de nouveaux établissements d'utilité publique.
11 est probable que d'autres avantages furent encore concédés au nouvel imprimeur, afin d'encourager son établissement. M. Odobé, le dernier successeur d' Aubry, nous a appris que les ateliers étaient installés dans les bAtiments tenant à la tour de l'Horloge et appartenant à In
«ANS LE ItKPAIITEMRM nE I.'VONKE. 9) •
m un ici pâli lé. Aujoui-d'hui encore le mot Imprimtrit est très visilile sur les murs. Ces bAtiments, libi'cs à l'époque de la Itévolulion, lui avnient probablement été concéilés giatuitcmenl.
I.* nouvel imprimeur a acheté sans doule un matériel et îles caractères neuTs; cependant il nous faut signaler un fait dont nous avons pu vérifier l'exoclitudo grâce à l'obligeant et nlTablc M. Odobë, que nous no saurions trop remercier en cello cii'conslancc. Aubry s'est servi pour ses impressions do plusieurs boi:^ gravés bien antérieurs ù 1790, et ces bois existent encore en partie dans le matériel ancien de l'imprimerie avallon<naise, quoiqu'un incendie en ait détruit la plus g'rande parlic, il y a 50 ans environ. Nous utiliserons ces bois dans le cours do ce travail, et peut-ôtre cela aidera-tll à découvrir la trace de quelque imprimeur nomade venu à AvallOD ou xvni° siècle et nyanl cessé de travailler, eoit par suite de décès, soit pour toute autre cause. Dans ce système, Aubry aurait retrouvé une partie du matériel abandonné et l'auroll utilise.
Une petite plaquette rencontrée par nous il ] a quelque temps donne un corps ù cette supposition, facile pièce est un recueil populaire de prières pour détourner le tonnerre et les orages ; elle est ornée de trois bois anciens dont nous donnons ici un premier spécimen et qui se Irouvcnt encore aujourd'hui dans le matériel Oitobé; et à la l\vi on lit : A Avallon, de Cimprimerie de Victor. Toutcrois, une objection se présente, c'est que les caractères employés paraissent moins anciens, quoique le texte soit imprimé avec l'orthographe du win" siècle.
Dans ces condilions, noua nous abstenons de conclure ; pcnt-èlre cette plaquette n'a-t-elle été réimprimée seulement qu'en 1108, au moment de la renaissance du culte catholique. Dans ce cas, l'imprimeur, pour ne pas se compromettre, aurait caché son nom sous le pseudonyme de Viclor. Jusqu'à plue amples découvertes il nous fnut prudemment accepter celle version.
LA REVOMTIOfI
JOIGNY
393. ~ Obsorvations d'un aiiniiiiislratciir du district de Joigny sur radininistratioti du district ol la correspondance avec les municipalités qui en dr|>oniient. Aiixcrrc, imp. L. t'ournior, 1790. - (Mj.
394. — Discours prononcé par An loiue-Joscph- André îSudaiit, maire de la ville de Joijîny, le 14 juillet 1790. V. Tarbé, imp. k Sons. In-1", 3 p. — (A. T., Vil. 3391.
39.1. — Rapport fait à l'Assemblée nationale sur les droits (Je péage, minage, hallage, étalonnage et autres semblables, le 4 mars 1790, par M. GiHet (le la Jacqueminière, (K'-puté de Montargis. C.hn Baudoin, imp. de l'Assemblése nationale, 1790. I11-8", 51 p. — (A. T., XVI, 390i.
DANS 1.1! DÉPARTEMBKT DE l' YONNE.
SAIST-F.\RGF\U.
396. — Discours prononcé par M. L.-Z. Paiiltre, administrateur *i u département de l'Yonne, président de l'assemblée des électeurs **«îunis à Saint-Fargeau pour l'élection des juges du tribunal du «iislrict, avant la clôture de cette assemblée, le 28 septembre 1790. -^iixerrc, imp. L. Fournier. In-S", i p. — (P. D.)
397. — Mémoire pour les municipalités de Cliampignelle et de" "Villeneiive-lcs-Genéts contre les prétentions de celle de Mézille, <J.istrictde Saint-Fargeau, département de l'Yonne. Signé : Coutan, curé, Marie, commissaire pour Villeneuve-les-Genêts; Bertheau, jirocureur de la commune et commissaire pour Ctiampignelles. Auxerrc, imp. Baillif. In-4", 8 p. ~ (M).
398. — Municipalité de Villeneuve-IesGenèts du département de l'Yonne. District de Saint-Fargeau. Mémoire explicatif des possessions et des prétentions des pauvres et de l'école de cliarité de la paroisse de Villcneuvc-Ies-Gencts. Montargis, inipr. de Cl. I-ccjuatre, imprimeur du Roi et de Mgr le duc d'Orléans, in-4% •12p. -(M).