‹ Documents sur les imprimeurs, librairesChapitre 253 sur 343 · RICHER · texte numérisé non relu

RICHER

RICOUART.

29 décembre 1627. — Le Collège de Reims donne à bail pour 9 ans à Etienne Richer, libraire, rue Saint-Jean-de-Latran, à partir de Noël passé, au loyer de 45 1. t., une salle basse du collège qui servait autrefois à la troisième classe, et une autre salle qui servait à la deuxième classe, sous le premier étage du vieux corps d’hôtel. (Arch. Nat., S 6559.)

20 juillet 1649. — Marie Loiseau [Loison ?], femme séparée de biens d’Antoine Bourgoin, orfèvre, cède à Marin Richer [libraire] et à Denyse Thierry, sa femme, la maison du Barillet, rue des Boulangers, qui lui avait été donnée par Etienne Richer. (Arch. Nat., S 2173, f° 52.)

RICOUART

14 octobre 1522. — Pierre Ricourt (sic), libraire, prend à bail la 10e maison du Pont-Notre-Dame, au loyer de 28 1. par. (Arch. Nat., Q/i 1099/197 A, f° 180.)

10 juillet 1529. — Pierre Ricouart, libraire, renouvelle le bail de cette maison pour 40 1. t. (Arch. Nat., Q/i 1099/197 B, f° 24 v°.)

15 juillet 1539. — Pierre Ricouart renouvelle son bail de la 10e maison du Pont-Notre-Dame. (Ibid., f° 110.)

16 mars 1540 (n. st.). — Henri Lhermitte, chapelier, habitant la 39e maison du Pont-Notre-Dame, transporte ses droits sur cette maison à Pierre Ricouart, libraire, pour y loger son fils, en faveur du mariage de ce dernier avec une de ses parentes. (Ibid., f° 118.)

30 mars 1552 (n. st.). — Pierre Ricouart, maître-libraire, bourgeois de Paris et messager-juré de l’Université, fait comparaître au Châtelet Pierre Pattier (alias Paslé) l’aîné, pour lui faire déclarer qu’une grange sise à Briges, ayant appartenu à Jean Chesneau, est hypothéquée jusqu’à concurrence du prix de mille rames de papier « convenable à imprimer de paste et échantillon du pappier que on a fait audit lieu d’Ablèges depuis le 28 septembre 1549, à 10 livres la rame ». Il l’a achetée pour se couvrir du prix du papier qui lui est dû par Jean Chesneau. (Arch. Nat., Y 5240, n° 2188.)

Même jour. — Pierre Ricouart fait comparaître au Châtelet Jean Pyache, laboureur, pour lui faire déclarer que trois quartiers et 5 perches de terre sis à Ableiges, sont hypothéqués pour la même cause. Dans cet acte Jean Chesneau est appelé Jean Chauveau. (Ibid., n° 2262.)

1" septembre 1553. — Baptême à Saint-Sulpice de Nicolas, fils de Jean Ricouart et de Marguerite Rousseau. (Bib. Nat., ms. fr. 32593.)

RICOUART.

9 juillet 1555. — Baptême à Saint-Sulpice d’Hardouyn, fils de Nicolas Ricouart et de Jeanne Poterne. (Ibid.)

15 mars 1556 (n. st.). — Baptême à Saint-Sulpice d’Antoine, fils de Jean Ricouart et de Marguerite Couveau. (Ibid.)

22 octobre 1558. — Marie; Laurent [Laurens], veuve de Pierre Ricouart [libraire], est marraine à Saint-Sulpice. (Ibid.)

20 février 1565. — Marguerite Sussevin, veuve de Pierre Ricouart, l’aîné, libraire, est marraine à Saint-Sulpice. (Ibid.)

Juin 1565. — • Marie, fille de feu Pierre Ricouart, est marraine à Saint- Sulpice. (Ibid.)

28 janvier 1568. — Nicole Bénard, veuve de Jean Ricouart, procureur ès cours ecclésiastiques, est marraine à Saint-André-des-Arts. (Bib. Nat., ms. fr. 32589.)

D’après une généalogie ms. de la famille des Ricouart, comtes d’Hérouville, Jean Ricouart, tige de la famille, marié à Nicole Bénard, aurait été relieur, et l’une de ses filles aurait épousé le libraire Jean Ier Charron; une autre généalogie ms. fait remarquer que le nom de la femme de Jean est douteux. Il y a en tous cas confusion car le mari de Nicole Bénard n’était pas le relieur de ce nom, dont la femme devait être Marguerite Rousseau ou Couveau. (Voyez plus bas la généalogie que nous donnons des membres de cette famille ayant appartenu à la corporation.)

4 mars 1569. — Mathurin Baudeau, chandelier, poursuit les vente et criée de biens appartenant à Noël Sussevin [chaudronnier]. Parmi les opposants sur le prix à provenir de la vente sont Marguerite Sussevin veuve de Pierre Ricouart l’aîné [libraire], Denyse Ricouart femme de Jean Girard, Guillaume Boucher en son nom et comme tuteur des enfants qu’il a eus de feue Antoinette Ricouart sa femme, Jean Ricouart [relieur], Marie Laurens veuve de Pierre Ricouart le jeune [libraire] et tutrice de ses enfants mineurs, en garantie d’une rente de 40 1. t. constituée à Pierre Ricouart l’aîné le 16 novembre 1554. (Arch. Nat., Y 3469, f° 49 v°.)

15 7 !• — Parmi les habitants du Pont-Notre-Dame, taxés au don de 300 000 livres, se trouvent les noms de :

Veuve Ricouart [libraire], du côté d’amont l’eau, 6 livres;

Autre veuve Ricouart [libraire], du côté d’aval l’eau, 12. livres;

La même, pour une autre maison, 100 sols;

Guillaume Laurens, papetier, du côté d’aval, 100 sols.

(Bib. Nat., ms. fr. 11692, fos 159 v° à 160 v°.)

On trouve encore une veuve Ricouart imposée à 6 livres, rue du Battouer. (Ibid., f° 284 v°.)

I57ï‘ — Pierre Ricouart [libraire] est taxé au don de 300 000 livres pour son « échoppe dessoubz Châtelet », à 100 sols, et Jean Ricouart, papetier, rue de la Juiverie, à 40 sols. (Ibid., fos 96 v°, ï58 et 572.) ,

RICOUART.

13 septembre 1573. — Mariage à Saint-André-des-Arcs de Simon Ricouart, boulanger, avec Robine Martin, veuve de Simon Jeulin. (Bib. Nat., ms. fr. 32589.)

13 mars 1574. — Baptême à Saint-Gervais de Jean, fils de Jean Ricouart [libraire], demeurant sur le Pont-Notre-Dame, et d’Anne Routier. (Bib. Nat., ms. fr. 32838.)

8 novembre 1574. — Pierre Ricouart, libraire, renouvelle son bail de la 39e maison du Pont-Notre-Dame, du côté d’aval, portant l’enseigne du Dauphin, au loyer de 100 1. t. (Arch. Nat., Q/i 1099/200, f° 101.)

Même jour. — Jean Ricouart [libraire] prend à bail, au loyer de 100 1. t., la 21e maison du Pont-Notre-Dame, précédemment louée à la veuve de Pierre Ricouart, sa mère. (Ibid., f° 102.)

6 juin 1575; iS juillet 1575; 21 juillet 1575. — Pierre et Jean Ricouard, voyez Chefdeville.

16 juillet 1576. — Nomination de Jean Ricoard, le jeune, [libraire], comme tuteur des enfants mineurs de feu Pierre Ricoard, papetier [et libraire] et de Madeleine Guyot (alias Guéau), sa femme: Madeleine, âgée de 9 ans, Marthe, de 8 ans, Ysabel, de 6 ans et demi, et Pierre, de 4 ans. Le conseil de famille est composé de la mère ; de Suzanne Chefdeville, veuve de feu Gilles Guyot, aïeule maternelle ; de Jean Ricoard, le jeune [libraire], oncle paternel ; de Guillaume de La Noue [libraire], oncle paternel à cause de sa femme ; de Guillaume Laurens [papetier, grand-]oncle paternel ; de Nicolas Salmon et Louis Varin, oncles ; de Pierre Guyot [papetier], oncle maternel ; de Jean Nantier, oncle paternel par sa femme et d’Etienne Victor, voisin. (Arch. Nat., Y 5251, f° 131 v°.)

24 octobre 1577. — Requête de Marie Laurens, veuve de Pierre Ricouart [libraire], demandant l’annulation du bail de la 39e maison du Pont-Notre-Dame ci-devant passé à son fils Pierre. (Arch. Nat., Q/i 1099/200, f° 102 v°.)

25 janvier 1581. — Anne Rouflouer, femme de Jean Richouart, libraire, est marraine à Saint-Jean-en-Grève. (Bib. Nat., ms.fr. 32588 ec Pièces orig., vol. 2480.)

13 février 1581- — Marie Laurens, veuve de Pierre Ricouart, libraire- juré, cède à Guillaume de La Noue, libraire- juré, ses droits sur la succession de Marthe Ricouart, femme décédée dudit de La Noue. (Arch. Nat., Y 122, f° 321.)

31 octobre 1588. — Pierre Massue, papetier, rue Saint- Jacques-de-la-Boucherie, lègue à Isabelle Ricouart la moitié d’une

RICOUART.

boutique sur le Grand-Châtelet, et à Pierre Ricouart la moitié d’une échoppe ou boutique contre les murs du Palais, devant Saint-Barthélemy, à l’enseigne des Deux-Couronnes. (Arch. Nat., Y 133, f° 261 v°.)

26 juin 1592; 30 décembre 1592. — Pierre Ricouart, marchand, bourgeois de Paris; Elisabeth Ricouart, femme de Théodore Selleré, procureur au Châtelet; Madeleine Ricouart, femme de Robert Fuzelier; Marthe Ricouart, femme de Pierre Périchon, héritiers de feue Madeleine Guéau {alias Guyot), leur mère, sont mentionnés dans une sentence relative à une échoppe au Palais, sous ]e Grand- Châtelet. (Arch. Nat., Q/i 1099/15 A.)

19 décembre 1601. — Baptême à Saint-Gervais de Pierre, fils de Pierre Ricouart, mercier, et d’Hélène Col. (Bib. Nat., ms. fr. 3283S.)

Ces actes qui font mention de cinq Pierre Ricouart et de trois ou quatre Jean peuvent être rendus plus faciles à comprendre grâce à quelques pièces citées par M. Coyecque dans son Minutier, dans les Mémoires de la Société de V Histoire de Paris et de PIle-de-France, et dans la Revue des Bibliothèques . Voici comment on peut étaûlir leur filiation :

Pierre Ier Ricouart, libraire-juré, marié : i° à Marie de Neufve, morte en 1519, 20 à Marguerite Sucevin, très proche parente, et sans doute sœur d’Agnès Sucevin, femme des libraires Jean de Brie et Louis Royer; enfants r

A. — Jean Ier Ricouart, relieur, marié, d’après la généalogie ms. à Nicole Bénard, mais plus probablement à Marguerite Rousseau ou Couveau; enfants :

a. — Marguerite, mariée au libraire Jean Ier Charron;

b. — Jean II, baptisé le Ier septembre 1553;

c. — Antoine, baptisé le 15 mars 1556, pourvu d’une charge de conseiller au Parlement en 1584, d’après la généalogie ms.;

d. — (Yves, secrétaire du roi, marié à Guillemette Mauclerc, d’après la généalogie ms.);

e. — (Marie, mariée à Jean Ignon, procureur au Parlement, d’après la

généalogie ms.);

B- — Pierre II Ricouart, libraire, mort avant 1558, marié en 1539 à Marie Laurens, fille de Guillaume Laurens, papetier; enfants :

a. — Marie;

b. — Marthe, mariée au libraire Guillaume de La Noue;

c- — Pierre III, libraire et papetier, mort avant juillet 1575, marié à Madeleine Guyot ou Guéau; enfants :

i°. — Madeleine, née en 1567, mariée à Robert Fuzelier;

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