La pièce porte en outre la signature de Defacq
2. La fin de cet alinéa depuis ce mot et l'alinéa suivant semblent de la main de Valabrègue.
8o DOCUMENTS SUR LES JUllS A PARIS
Vcii le procès verbal, je n'empcsche pour le Roy le cadavre de lad. Para de \'alabrègue estre inhumé nuitament, sans bruit, scandale ny apareil, dans le jardin du nommé Camot, hôtellier à la \'illettc, et estre enjoint aux ofliciers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 14 aoust 1750.
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Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce quatorze aoust 1750.
Berrver '.
(Eu marge :) Gratis.
8 mai 1752. — Acle de décès d'AhigaU, fcnuiie d' Eut m an ne l de Lion. Y 124 19.
L'an mil sept cent cinquante deux, le lundy huitième jour de may, sept heures du matin, en l'hôtel de nous, André Defiicq, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ancien du quartier Saint Martin, sont comparus Joanan Hain dit Vidal, Juif de nation, demeurant ordinairement à Avignon, étant de présent à Paris, logé chés le nommé Poupardin, maître cordonnier, rue Saint André des Arts, et Israël Bernard de Valabrègue, aussy Juif de nation, d'Avignon, et interprète du Roy pour les langues orientalles, demeurant rue Mignon vis a vis le Collège de Gramont, et Abraham \'idal, aussy Juif de Bordeaux, demeurant à Paris, rue Saint André des Arts, chés le S"" Rosier, épicier.
Lesquels nous ont dit que la nommée Abigail, femme de Emmanuel de Lion, aussy Juif de nation. Portugais, demeurant rue Mazarine, vis à vis le collège des Quatre Nations, chés un potier de terre, âgé (sic) de soixante cinq ans ou environ, est décédée en sa maison susd., ce jour d'huv matin sur les trois heures et un quart, et comme elle ne peut estre inhumée dans les cimetières ordinaires, ils sont venus nous faire la présente déclaration à l'eifet qu'elle puisse estre inhumé (sic) dans le jardin du sieur Camot, à la Y'^llette. Et ont signés :
J. Bern'ard di: \'ai.abui-gui:, Johanax Havx dit \'idal-, Abraham Vidai..
1. La pièce porte en outre encore ici la signature de Dcfacq.
2. La signature de Vidal est ici et plus bas accompagnée d'une seconde signature en hébreu.
AU XVIII' SIÈCLE 8l
Sur quoy nous, conseiller du Rov, commissaire susdit, avons donne acte aux dessusd. de leurs comparutions, dires et réquisitions, et pour V cstre fiait droit, le présent procès verbal sera communiqué à Monsieur le Procureur du Roy pour, sur ses conclusions, estre ordonné par Monsieur le Lieutenant général de police ce qu'il appartiendra. Et jusqu'à ce le corps mort de lad. Abicaille est demeuré en leur garde et possession. Et ont signés :
J. Bkkn'ard i)h Valabregue, Johaxak Havn dit Vidal, Abraham Viual, Defacq..
Veu le procès verbal, je n'empesche pour le Roy, le cadavre de laditte Abigail, femme d'Emmanuel de Léon, estre inhumé nuitament, sans bruit, scandai ny apareil, dans le jardin du nommé Camot, au village de la \'illette, et estre enjoint aux otHciers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 8 may 1752.
Mo RE au.
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce huit may 1752.
Berrver ■•
(Au dos avec la cote :) Rapporté 3 1. en septembre 1752.
I" octobre 1752. — Acte de décès d'Abraham Oppeiiatil. Y 12420.
L'an mil sept cent cinquante deux, le dimanche premier octobre, huit heures du matin, nous, André Deficq, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, avant été requis, nous sommes transportés rue Maubuée, paroisse Saint Nicolas des Champs, en une maison à petitte porte ronde occupée par Jean François Coûteux, maître fondeur à Paris, et donnant à loger en lad. maison, et étant monté en une chambre au premier étage de lad. maison occupée par Abraham Oppcnant-, Juif de nation, originaire de Mets, y avons trouvé ledit S>' Coûteux et Hayem \\' omis, Juif aussv de nation, originaire de Saarlouis, lequel nous a dit que ledit Abraham Oppenant est mort ce jour d'huy, il y a environ une heure, dans le lit étant dans la chambre où nous sommes, et dont le corps est gissant sur la paillasse dudit lit, et comme il convient de le faire