Aujourd'hui Xiederwicse, canton et cercle de Boulay
2. Courcelles, canton de Fange, cercle de Metz, eu Kurzel, mêmes canton et cercle.
Vieilles Étuves, à l'hôtel de la Marche, chez le nommé Simonnet. Lesquels nous ont dit que Besselle Cerf, âgé d'environ cinq mois, fils dud. Cerf Joseph et de Madelon Besselle, sa femme, tous d'eux professant la religion judaïque, est décédé ce jour d'huy six heures du matin, de suitte de maladie, dans la chambre où nous sommes. Pour quoy requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte, et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant gissant sur de la paille étendue sur le plancher de lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy dudit Besselle Cerf, nous l'avons laissé en leur garde, sans par eux pouvoir le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et ont les comparans signé en langue hébraïque, ayant déclaré ne le sçavoir faire en langue françoise, de ce interpellés. Et nous commissaire avons signé. Rayé en ces présentes deux mots nuls.
Cerf Joseph (/;^/'/-.), Moyse Samuel (ki'r.), Ducheske.
Vu le procès verbal je n'empêche pour le Roy, le cadavre dud. Besselle Cerf être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce douze mars 1773.
Moreau.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce douze mars 1773.
De Sartine.
*[A cette pièce est joint un certificat signé M. Hadamar, agent de la communauté des Juifs de Metz, constatant que Cerf Joseph est dans l'indigence et hors d'état de pourvoir aux frais d'inhumation de son fils. (12 mars 1772.)]
II mai 1773. — Acte de décès de l'enfant nouveau-né de
Salomon Abraham.
Du mardy onze may mil sept cent soixante treize, trois heures de relevée, nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy,
commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Etuves Saint Martin, dans une maison occupée par le S"" René Denis Fournier, maitre perruquier, où étant et entré dans une chambre par bas, ayant vue sur lad. rue, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus S"" Abraham Coblence, Juif de Metz, demeurant rue Frepillon, et Cerf Israël, aussy Juifde Metz, demeurant susd. rue des Vieilles Étuves, maison du nommé RouUet.
Lesquels nous ont dit que Colombe Cerf, femme de Salomon Abraham, Juif de Limbourg, logeans dans lad. chambre qu'ils tiennent dud. Fournier, est accouchée ce jour d'huy il y a environ deux heures d'un enfant mort du sexe féminin, qu'étant question de faire procéder à l'inhumation du cadavre dudit enfant dans le cimetière des Juifs en la manière accoutumée, ils ont à cet effet requis notre transport. Desquels comparution, dire et réquisition nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre féminin gissant dans lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy de l'enfant dont la femme dud. Salomon Abraham est accouchée ce jourd'huy, il a été laissé en leur garde, sans par eux le pouvoir faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Lesd. Coblence et Cerf nous ont en outre déclaré que led. Salomon Abraham est hors d'état de pouvoir frayer aux frais d'inhumation de son enfant. Et ont signé avec nous : DucHESNE, Abraham Coblence, Cerff Israël.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Rov que led. cadavre soit inhumé dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et estre enjoint aux olHciers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont req.uis. Fait ce onze may 1773.
MOREAU
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce onze may 1773.
De Sartike,
6 septembre 1773. — Acte de décès de l'enfant nouveau-né de Samuel Rodrigues Brandam.
Du lundy six septembre mil sept cent soixante treize, sept heures et demie du soir.
Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Plastrière, dans une maison ditte le Saint Esprit, tenue garnie par la veuve Bellegarde, où étant monté au deuxième étage et entré dans une chambre n° six sur le derrière de lad. maison, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus S"" Jacob Rodriguès Perreire, secrétaire interprète du Roy, de la Société royale de Londres, demeurant susd. rue, et Joseph Lévy, Juif de Pologne, logé en cette ville, rue Geoffroy Langevin, chez la veuve Boursier, tenant chambres garnies.
Lesquels nous ont dit que Rachel Crastro ', femme de Samuel Rodriguès Brandam, Juif de Bayonne, qui loge avec son mary dans lad. maison depuis le treize aoust dernier est accouchée ce jourd'huy entre sept et huit heures du matin d'un enfant de sexe masculin, qui n'a donné aucun signe de vie lors de l'accouchement fait par le sieur Vermond, chirurgien accoucheur, demeurant rue Beaurepaire, qu'il est question de pourvoir à l'inhumation de cet enfant au cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Desquels comparution et déclaration nous avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre gissant sur une table étant dans lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy de l'enfant dont lad. femme Brandam est accouchée ce matin et est venu mort au monde, led. cadavre a été laissé dans laditte chambre en la garde dud. Brandam, qui a promis de ne point le faire inhumer qu'au préalable il n'ait été statué par M. le Lieutenant général de police sur le contenu au présent procès verbal, que nous avons dressé pour servir et valoir ce que de raison. Et led. Brandam nous a déclaré ainsy que les comparans que ses facultés ne luy permettoient pas de frayer aux frais de lad. inhumation. Et ont signé :
Joseph Levv, Brandam, Pereire, Ducheske.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Rov que le cadavre de l'enfant dont lad. femme Brandam est accouchée ce jourd'huy soit inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce six septembre 1773.
MOREAU