Insérée dans le n'' du 13 juillet
Texistence de plusieurs ordres de connaissance. L'article Qu^est-ce gu*un Dogme? ne dit rien de tout cela; et les •autres articles que j'ai publiés disent exactement le contraire.
Entre autres sottises (car il serait fastidieux de to^c relever), M. Fontaine me fait dire que « la révélatioa est impossible ». Pour le prouver, il cite cette phrase que j'ai en effet écrite: « Dieu a parlé, dit-on. Que signifie le mot parler dans ce cas ? A coup sûr, c'est ime métaphore. » Et il arrête là sa citation. Or, la. phrase qui suit immédiatement dit au sujet de la métaphore en question: « Quelle réalité cache-t-elle ? Toute la difficulté est là. » Si la métaphore cache une réalité,, c'est que cette réalité existe : j'affirme donc par là, non seulement la possibilité, mais le fait même de la révélation. Est-ce que M. Fontaine ne peut trouver d'arguments qu'en tronquant les textes ?
Il semble que, dans l'espèce, le mot de métaphore le scandalise. Je voudrais alors lui poser la question sui> vante. Quand il dit que Dieu « parle », entend-il que Dieu a une bouche, une langue, des dents, etc. ? Et s'il ajoute que Dieu a parlé par les prophètes, veut-il affirmer que les prophètes sont littéralement cette bouche^ cette langue, ces dents ? Vraiment je croyais admis par tout le monde que la Sainte Écriture parle de Dieu par images: c'est au petit catéchisme que je l'avais appris- 'D'une faço^ générale, M. Fontaine m'attribue un parfait dédain pour les définitions des conciles; il me Jait dire que ce sont des amas de contradictions et d'in-
^ — .^es; que la question de savoir si elles sont vraies Tu fauW'^raT"^ -^ ^'^ejis^jjiue^nt Augustin, saint Thomas, Bossuet, saint jt a... "^n-et Jésus même
se sont amusés avec des métaphores Ow .--» .. . '^•^.
valeur. Je proteste énergiquement contre un pareil travestissement de ma pensée. Ce sont là des procédés de polémique que je préfère m'abstenir de qualifier. Ce que je juge un amas de contradictions et d'incohérences, ce sont les conceptions de certaines gens, au nombre desquels il faut bien maintenant que je range M.