Loc, cit.y p
qu'est-ce qu'un dogme ? 303
fe n*ai rien dit de plus. M. Portalié pourra s'en convaincre en lisant de plus près mon premier article p). Et quand il ajoute, parlant de moi: « Comment établira-t-il qu'il y a un salut à procurer et que les règles dogmatiques aident en réalité à l'atteindre? On peut le mettre au défi de justifier aucime de ces lois autrement que par im fidéisme aveugle » (*), j'accepte le défi. Je ne puis évidemment y répondre tout de suite: ce n'est pas mon sujet. Mais en tout cas je promets à M. Portalié qu'il ne perdra rien pour attendre et qu'il pourra voir un jour qu'il n'est nullement nécessaire de recourir à l'intellectualisme (^) pour résoudre le problème. J'ajoute que je connais depuis longtemps la proposition condamnée par Innocent XI : M. Portalié n'a donc pas à craindre que je prétende jamais appuyer l'acte de foi sur une connaissance seulement probable de la révélation(4).
Quant à déterminer le sens authentique des dogmes, la teneur objective de la foi, je ne le fais pas moi-même, n'étant pas protestant. C'est la fonction de l'Église: je suis catholique et lui obéis. Mais, sans relever toutes les confusions que commet M. Portalié à l'endroit où il parle de ce point (s), je persiste à soutenir que le langage de l'action et de la vie, le langage de la simple connaissance pratique, de la connaissance de fait antérieure aux théories explicatives, permet toutes les déterminations nécessaires, aussi précises qu'on le voudra : il serait étrange en vérité quV>n accorde aux seuls philosophes le privilège exclusif de savoir ce qu'ils disent.
Il faut finir. Je ne discuterai pas ici en détail le principe d'immanence, en ayant parlé déjà dans mes autres