LE PENTAGRAMME FLAMBOYANT
une peau d’agneau sans défauts et sans taches, symbole d’intégrité et de lumière.
Le marbre doit être vierge, c’est-à-dire n’avoir jamais servi à d’autres usages; la peau d’agneau doit être préparée sous les auspices du soleil.
L’agneau doit avoir été égorgé au temps de Pâques avec un couteau neuf, et la peau doit avoir été salée avec le sel consacré par les opérations magiques.
La négligence d’une seule de ces cérémonies difficiles et arbitraires en apparence fait avorter tout le succès des grandes œuvres de la science.
On consacre le pentagramme avec les quatre éléments ; on souffle cinq fois sur la figure magique ; on l’asperge avec l’eau consacrée; on la sèche à la fumée des cinq parfums, qui sont l’encens, la myrrhe, l’aloès, Iq soufre et le camphre, auxquels on peut joindre un peu de résine blanche et d’ambre gris ; on souffle cinq fois, en prononçant les noms des cinq génies, qui sont Gabriel, Raphaël, Anael, Samael et Oriphiel ; puis on pose alternativement le pautacle sur la terre au nord, au midi, à l’orient, à l’occident et au centre de la croix astronomique, et l’on prononce l’une après l’autre les lettres du tétragrarnrne sacré ; puis on dit tout bas les noms
bénis de l’Aleph et duThau mystérieux réunis dans le nom cabalistique d’AzoTii.
Le pentagrarnme doit être placé sur l’autel des parfums et sous le trépied des évocations. L’opérateur doit aussi en porter sur lui la figure avec celle du macrocosme, c’est-à-dire de l’étoile à six rayons, composée de deux triangles croisés et superposés.
Lorsqu’on évoque un esprit de lumière, il faut tourner la tête de l’étoile, c’est-à-dire une de ses pointes, vers le trépied de l’évocation et les deux pointes inférieures du côté de l’autel des parfums. C’est le contraire s’il s’agit d’un esprit de ténèbres ; mais il faut alors que l’opérateur ait soin de tenir le bout de la baguette ou la pointe de l’épée sur la tête du pentagrarnme.
Nous avons déjà dit que les signas sont le verbe actif de la volonté. Or la volonté doit donner son verbe complet pour le transformer en action ; et une seule négligence, représentant une parole oiseuse ou un doute, frappe toute l’opération de mensonge et d’impuissance, et retourne contre l’opérateur toutes les forces dépensées én vain.
11 faut donc s’abstenir absolument des cérémo-
LE FENTAGRAiMME FLAMBOYANT.
nies magiques, on les accomplir scrupuleusement et exactement toutes!
Le peiitagramme tracé en lignes lumineuses sur du verre au moyen de la machine électrique exerce aussi une grande influence sur les esprits et terrifie les fantômes.
Les anciens magiciens traçaient le signe du pentagramme sur le seuil de leur porte pour empêcher les mauvais esprits d’entrer et empêcher les bons de sortir. Cette contrainte résultait de la direction des rayons de l’étoile. Deux pointes en dehors repoussaient les mauvais esprits, deux pointes en dedans les retenaient prisonniers ; une seule pointe en dedans captivait les bons esprits.
Toutes ces théories magiques, basées sur le dogme unique d’Hermès et sur les inductions analogiques de la science, ont toujours été confirmées par les visions des extatiques et par les convulsions des cataleptiques se disant possédés des esprits.
Le G que les francs-maçons placent au milieu de l’étoile flamboyante signifie gnose et génération, les deux mots sacrés de l’ancienne Kabbale. 11 veut dire aussi grand architecte, car le penta-
gramme, de quelque côté qu’on le regarde, repré-
sente un A.
T. II
lUTÜliL DE LA HAUTE MAGIE.
Eli 1(3 clisposaul de imuiière que deux de ses pointes soient en haut et une seule pointe en bas , 011 peut y voir les cornes, les oreilles et la barbe du bouc hiératique de Meiid(3s, et il devient le signe des évocations infernales.
L’étoile allégorique des mages n’est autre chose que le mystérieux pentagramme; et ces trois rois, enfants de Zoroastre , conduits par l’étoile flamboyante au berceau du Dieu microcosmique, suffiraient pour prouver les origines toutes cabalistiques et véritablement magiques du dogme chrétien. Un de ces rois est blanc , l’autre est noir, et le troisième est brun. Le blanc offre de l’or, symbole de vie et de lumière ; le noir de la myrrhe, image de la mort et de la nuit ; le brun présente l’encens, emblème de la divinité du dogme conciliateur des deux principes ; puis ils retournent dans leur paj^s par un autre chemin, pour montrer qu’un culte nouveau n’est qu’une nouvelle route pour conduire l’humanité à la religion unique, celle du ternaire sacré et du rayonnant pentagramme, le seul cMholicisme éternel.
Dans l’Apocalypse, saint Jean voit celle même
étoile tomber du ciel sur la terre. Elle se nomme *
alors absynthe ou amertume, et toutes les eaux
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deviennent amères. C'est une image saisissante de la matérialisation du dogme, qui produit le fanatisme et les amertumes de la controverse. C’est au christianisme lui-même qu’on peut alors adresser cette parole d’Isaïe : Comment es-tu tombée du ciel, étoile brillante, qui étais si splendide à ton matin ?
Mais le pentagramme, profané par les hommes, brille toujours sans ombre dans la main droite du
Verbe de vérité, et la voix inspiratrice promet à celui qui vaincra de le remettre en possession de l’étoile du matin: réhabilitation solennelle promise à l’astre de Lucifer.
Comme on le voit, tous les mystères de la magie, tous les symboles de la gnose, toutes les figures de l’occultisme, toutes les clefs cabalistiques de la prophétie, se résument dans le signe du pentagramme, que Paracelse proclame le plus grand et. le plus puissant de tous les signes.
Faut-il s’étonner après cela de la confiance des magistes et de l’influence réelle exercée par ce signe sur les esprits de toutes les hiérarchies ? Ceux qui méconnaissent le signe de la croix tremblent à l’aspect de l’étoile du microcosme* Le mage, au contraire, lorsqu’il sent sa volonté faiblir, porte
100 lUTUHI. Dli I>.\ llAü'Ui MAGIE.
les yeux vers le symbole, le prend dans la main droite, et se sent armé de la toute-puissance intellectuelle, pourvu qu’il soit vraiment un roi digne d’être conduit par l’étoile au berceau de la réalisation divine; pourvu qu’il sac/ie, qu’il o^e, (\ui\ veuille et qu’il se taise ; pourvu qu’il connaisse les usages du pentacle, de la coupe, de la baguette et de Tépée; pourvu enfin que les regards intrépides de son âme correspondent à ces deux yeux que la pointe supérieure de notre pentagramme lui présente toujours ouverts.
LE MÉDIUM ET LE MÉDIATEUR
CHAPITUE VI.
LE MÉDIUM ET LE MÉDIATEUR
Nous avons dit que pour acquérir la puissance magique il faut deux choses: dégager la volonté de toute servitude et l’exercer à la domination.
La volonté souveraine est représentée dans nos symboles par la femme qui écrase la tête du serpent, et par l’ange radieux qui réprime et contient le dragon sous son pied et sous sa lance.
Déclarons ici sans détours que le grand agent magique , le double courant de . lumière, le^ feu vivant et astral de la terre, a été figuré par le serpent à tête de taureau, de bouc ou de chien, dans les anciennes théogonies. C’est le double serpent du caducée, c’est l’ancien serpent de la Genèse ; mais c’est aussi le serpent d’airain de Moïse, entrelacé autour du tau, c’est-fà-diredu lingam générateur; c’est aussi le bouc du sabbat et le Baphomet des templiers ; c’est l’Hylé desGnosl iques; c’est la double queue du serpent qui forme les jambes du coq solaire des Abraxas; c’est enfin le diable de M. Eudes de Mir-
ville, et c’est réellement la force aveugle que les âmes ont à vaincre pour s’affrancliir des chaînes de la terre; car, si leur volonté ne les détache pas de cette aimantation fatale, elles seront absorbées dans le courant par la force qui les a produites, et retourneront au feu central et éternel .
Toute l’œuvre magique consiste donc à se dégager des replis de l’ancien serpent, puis à lui mettre le pied sur la tête et à le conduire où l’on voudra. Je te donnerai, dit-il dans le mythe évangélique, tous les royaumes de la terre si tu tombes et si tu m’adores. L’initié doit lui répondre : Je ne tomberai pas, et tu ramperas à mes pieds; tu ne me donneras rien, mais je me servirai de toi et je prendrai ce- que je voudrai : car je suis ton seigneur et maître ! Réponse qui est comprise, mais voilée, dans celle que lui fait le Sauveur.
Nous avons déjà dit que le diable n’est pas une personne. C’est une force dévoyée, comme son nom l’indique d’ailleurs. Un courant odique ou magnétique, formé par une chaîne de volontés perverses, constitue ce mauvais esprit, que l’évangile appelle légion, et qui précipite les pourceaux dans la mer : nouvelle allégorie de l’entraînement des êtres bassement instinctifs par les forces aveu-
. ir»’
La Lampe, la Baguette, l’Épée et la Serpe (page 103)
LE MÉDIUM ET LE MÉDIATEUR
gles que peuvent mettre en mouvement la mauvaise volonté et T erreur.
On peut comparer ce symbole à celui des compagnons d’Ulysse changés en pourceaux par la magicienne Circé.
Or, voyez ce que fait Ulysse pour se préserver Ini-môme et délivrer ses compagnons : il refuse la coupe de l’enchanteresse et lui commande avec l’épée. Circé, c’est la nature avec toutes ses voluptés et ses attraits ; pour jouir d’elle il faut la vaincre : tel est le sens de la fable homérique, car les poëmes d’Homère, véritables livres sacrés de l’ancienne Hellénie, contiennent tous les mystères des hautes initiations de l’Orient.
Le medium naturel, c’est donc le serpent, toujours actif et séducteur, des volontés pai'esseuses, auquel il faut toujours résister en le domptant.
Un mage amoureux, un mage gourmand, un mage en colère, un mage paresseux, sont des monstruosités impossibles. Le mage pense et veut ; il n’aime rien avec désir, il ne repousse rien avec passion : le mot passion représente un état passif, et le mage est toujours actif et victorieux. Le plus difficile dans les hautes sciences, c’est d’en arri-
âoli
ver il cetlc réalisation ; aussi, (juand le mage s’est créé lui-même, le grand œuvre est-il accompli, du moins dans son instrument et dans sa cause.
Le grand agent ou médiateur naturel de la toutepuissance humaine ne peut être asservi et dirigé que par un médiateur exlra-naturel, qui est une volonté affranchie. Archimède demandait un point d’appui hors du monde pour soulever le monde. Le point d’appui du mage, c’est la pierre cubique intellectuelle, la pierre philosophale d’Azoth, c’està-dire le dogme de l’absolue raison et des harmonies universelles par la sympathie des contraires.
Un de nos écrivains les plus féconds et les moins fixés^ dans leurs idées, M. Eugène Sue, a bâti toute une épopée romanesque sur une invididualité qu’il s’efforce de rendre odieuse et qui devient intéressante malgré lui, tant il lui accorde de puissance, de patience, d’audace, d’intelligence et de génie! Il s’agit d’une espèce de Sixte-Quint, pauvre, sobre, sans colère, qui tient le monde entier enlacé dans le réseau de ses combinaisons savantes.
Cet homme excite à sa volonté les passions de
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ses adversaires, les détruit les unes jiar les autres, arrive toujours où il veut arriver, et cela sans bruit, sans éclat, sans charlatanisme. Son but, c’est de délivrer le monde d’une société que l’auteur du livre croit dangereuse et perverse, et pour cela rien ne lui coûte: il est mal logé, mal vêtu, nourri comme le dernier des pauvres, mais toujours attentif à son œuvre. L’auteur, pour rester dans son intention, le représente pauvre, sale, hideux, dégoûtant à toucher, horrible à voir. Mais, si cet extérieur môme est un moyen de déguiser l’action et d’arriver plus sûrement, n’est- ce pas la preuve d’un courage sublime?
Quand Rodin sera pape, pensez-vous qu’il sera encore mal vêtu et crasseux? M. Eugène Sue a donc manqué son but; il veut flétrir le fanatisme et la superstition, et il s’attaque à l’intelligence, à la force, au génie, à toutes les grandes vertus humaines! S’il y avait beaucoup de Rodins chez les jésuites, s’il y en avait même un seul, je ne donnerais pas grand’chose de la succession du parti contraire, malgré les brillants et maladroits plaidoyers de ses illustres avocats.
Vouloir bien, vouloir longtemps, vouloir toujours, mais ne jamais rien convoiter, tel est le
secret de la force; et c’est cet arcaiie magique que le Tasse mèt en action dans la personne des deux chevaliers qui viennent délivrer Renaud et détruire les enchantements d’Arrnide. Ils résistent aussi bien aux nymphes les plus charmantes qu’aux animaux féroces les plus terribles ; ils restent sans désirs et sans crainte, et ils arrivent à leur but.
Il résulte de ceci qu’un vrai magicien est plus redoutable qu’il ne peut être aimable. Je n’en disconviens pas, et, tout en reconnaissant combien sont douces les séductions de la vie, tout en rendant justice au génie gracieux d’Anacréon et à toute l’efflorescence juvénile de la poésie des amours, j’invite sérieusement les estimables amis du plaisir à ne considérer les hautes sciences que comme un objet de curiosité, mais à ne s’approcher jamais du trépied magique : les grandes œuvres de la science sont mortelles à la volupté.
L’homme qui s’est délivré de la chaîne des instincts s’apercevra d’abord de sa toute-puissance par la soumission des animaux. L’histoire de Daniel dans la fosse aux lions n’est pas une fable, et plus d’une fois, pendant les persécutions du christianisme naissant, ce phénomène se renouvela en
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présence de tout le peuple romain. Rarement nu homme a quelque chose à craindre d’un animal dont il n’a pas peur. Les balles de Gérard, le tueur de lions, sont magiques et intelligentes. Une fois seulement il courut un véritable danger : il avait laissé venir avec lui un compagnon qui eut peur, et alors, regardant cet imprudent comme perdu d’avance, il eut peur aussi, lui, mais pour son camarade.
Beaucoup de personnes diront qu’il est difficile et môme impossible d’arriver à une résolution pareille, que la force de volonté et l’énergie de caractère sont des dons de la nature, etc. Je n’en disconviens pas, mais je reconnais aussi que l’habitude peut refaire la nature ; la volonté peut être perfectionnée par l’éducation, et, comme je l’ai dit, tout le cérémonial magique, semblable en cela au cérémonial religieux, n’a pour but que d’éprouver, d’exercer et d’habituer ainsi la volonté à la persévérance et à la force. Plus les pratiques sont difficiles et assujettissantes, plus elles ont d’effet: on doit maintenant le comprendre.
S’il a été jusqu’à présent impo.ssible de diriger les phénomènes du magnétisme, c’est qu’il ne s’est pas encore trouvé de magnétiseur initié et vérita-
108 IIITUEI, DR LA HAUTR MAGIE.
blomeiit afTraiichi. Qui peut on dîet sc ilaltor d(‘ rèlre? et n’avoiis-iious pas toujours à faire de uouveaux efforts sur nous-mônies? 11 est toutefois certain que la nature obéira au signe et à la parole de celui qui se sentira assez fort pour ne pas douter. Je dis que la nature obéira, je ne dis pas qu’elle se démentira ou qu’elle troublera l’ordre de ses possibilités. Les guérisons des maladies nerveuses par une parole, un souffle ou un contact; les résurrections dans certains cas; la résistance aux volontés mauvaises capable de désarmer et de renverser des meurtriers; la faculté même de se rendre invisible en troublant la vue de ceux auxquels il est important d’échapper: tout cela est un effet naturel de la projection ou du retrait de la lumière astrale. C’est ainsique Valens fut frappé d’éblouissement, de terreur, en entrant dans le temple de Césarée, comme autrefois Héliodore, foudroyé par une démence subite dans le temple de Jérusalem, s’était cru fouetté et foulé au pieds par des anges. C’est ainsi que l’amiral de Coligny imposa le respect à ses assassins, et ne put être tué que par un homme furieux qui se jeta sur lui en détournant la tête. Ce qui rendait Jeanne d’Arc toujours victorieuse, c’était le prestige de sa foi et le mer-
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veilleux de son audace: elle paralysait les bras (pii voulaient la frapper, et les Anglais ont pu sérieusement la croire magicienne ou sorcière. Elle était en effet magicienne sans le savoir, car elle croyait elle-inôme agir surnaturellement , tandis qu’elle disposait d’une force occulte, universelle et toujours soumise aux mêmes lois.
Le magiste magnétiseur^doit commander au medium naturel, et par conséquent au corps astral qui fait communiquer notre âme avec nos organes; il peut dire au corps matériel : Dormez! et au corps sidéral : Rêvez ! Alors les choses visibles changentd’aspect, comme danslesvisionsdu hatschieb. Cagliostro possédait, dit-on, cette puissance, et en aidait l’action par des fumigations et des parfums; mais la vraie puissance magnétique doit se passer de ces auxiliaires plus ou moins vénéneux pour la raison et nuisibles à la santé. M. Ragon, dans son savant ouvrage sur la maçonnerie occulte, donne la recette d’une série de médicaments propres à exalter le .somnambulisme. C’est une connaissance qui n’est sans doute pas à rejeter, mais dont les magistes prudents doivent bien se garder de faire usage.
La lumière astrale se projette par le regard, par
RITUlîL DK LA HAUTE MAGIE,
voix, par les pouces et la paume des mai
isimip, pst lin niii<ï«:ant nnvilinivA fin ]<a vniv
la
musique est
mains. La
la est venu le mot di enchantement. Nul instrument de musique n’est plus enchanteur que la voix humaine, mais les sons lointains du violon ou de l’harmonica peuvent en augmenter la puissance. On prépare ainsi le sujet qu’on veut soumettre; puis, quand il est à demi assoupi et comme enveloppé de ce charme, on étend la main vers lui et on lui commande de dormir ou de voir, et il obéit malgré lui. S’il résistait, il faudrait, en le regardant fixement, poser un pouce sur son front entre les yeux, et l’autre pouce sur sa poitrine , en le touchant légèrement d’un seul et rapide contact ; puis aspirer lentement, respirer doucement un souffle chaud, et lui répéter à voix basse: Dormez ou Voyez.