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DOLLARD DES ORMEAUX, figure imberbe, longs cheveux, entre en haillons, el, n'apercevant personne, s'assoit près de la table, et dit:
Je suis bien fatigué... j'ai faim Ici, personne... Seul près du crucifix mon vieux cadran chansonne... Mesureur du destin, dis, me reconnais-tu ?
Depuis deux ans pour moi ton tic-tac s'était tu.
Et toi, Jésus en croix, ami toujours fidèle,
M’as-tu gardé son cœur quand je souffrais loin d’elle ? Lucile a dû subir l’ennui qui me navrait.
Peut-être elle n’a cru gisant dans la forêt,
Cheveux scalpés, le cœut traversé d’une flèche, Front brisé, flanc ouvert, victime qu’un loup lèche. Lucile espère-t-elle encore mon retour ?
Quand je la reverrai, reverrais-je l’amour ?
Ses yeux, en me voyant, s’empliront-ils de joie
Ou de lexil du cœur me feront-ils la proie ?... Mais c’est mal de douter quand mon exil finit
Et quand, après deux ans, je rentre dans le nid...
(Les sons de l’angelus se font entendre. Dollard se lève et va vers la fenêtre.)
O douceur de revoir le ciel de la patrie
Et les yeux guérisseurs de mon âme meurtrie!
D’entendre de ta tour, église dn Bon Dieu, Les sons de l’angelus monter vers le ciel bleu! De voir tous ces amis que mon sort intéresse Et de sentir dans l’air flotter une caresse.
mp minerai gr na pété eurent
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