ACTE DEUXIÈME
LAURA, comme cédant à 1> fatalité.
Puisque rien, désormais, ne vous arrêtera.
Veillez à vous, Fernand...
FERNAND , souriant*
Madame, on le ferai...
(Tombant à ses pieds.)
Mais qu’importe la mort — si vous m’aimez une heure !
LAURA, s'écartant.
Adieu I...
(Elle fait quelques pas vers la gauche.)
FERNAND, déconcerté.
Vous me fuyez!...
LAURA, souriant.
Je gagne ma demeure,
Ne pouvant pas rester, ici, jusqu’à demain!...
FERNAND, courant à elle.
Pardon!... je suis à vous, donnez-moi votre main...
(Il veut lui offrir son bras.)
LAURA
Quoi donc? m’accompagner! vous oubliez, sans doute...
FERNAND, souriant.
Non pas,
(Montrant la rue de gauche.)
Je me souviens que voici votre route...
’ I AURA, très-inquiéte.
Comment?
FERNAND
Et que ce bras doit vous servir d’appui ; Car, vous le savez bien, c’est mon rôle aujourd’hui.
(Passant doucement son bras sous le sien.)
Vous l’avez dit vous-même...
(Minuit sonne.)
LAURA, effrayée.
Entendez-vous?...
DOLORÈS
FERNAND, tournât*
Qu’importe !
LAURA, dégageant virement ion bras.
Minuit!... c’est impossible !...
FERNAND, suppliant.
Au seuil de votre porte !
LAURA, d'an ton dôtetpérd.
Fernand, vous abusez... si j’avais su d’abord...
Adieu!...
FERNAND
Je vous promets...
LAURA
Laissez-moi !
(Elle sort.)
FERNAND
Par la mort !
J’oserai cette fois; c’est mon droit, ce me semble.
(Il la sait.)