‹ Dolores drame en trois actesChapitre 1 sur 39 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DOLORES, LL’IZA , IMGO, DONA MENTIA.

(Dolorcs et l.uizji s'orciinent à Éroder, Dooa Mca-

lia lit.)

LlilZA. Mais finissez donc, mon cousin, vous m'obsédez!

imgo. Vous êtes cruelle, ma jolie Luiza.

LU1Z V . Vous qu i devriez être grave ; vous, un magistrat... me poursuivre ainsi de vos ennuyeux compliiitcns!..

imgo. Est-ce qu’un magistrat n’a pas comme un autre des yeux pour admirer?

luiza. La justice ne porte-t-elle pas un bandeau ?

imgo. Elle a du moins cela de commun avec l’amour.

luiza. Je ne sais trop ce que vous avez de commun arec l’une ou avec l’autre.

imgo. Vous êtes si jolie, que vous avez le droit d’étre cruelle.

LUIZA. Eucore !

DONA MENTIA, interrompant sa lecture.

Allons, Luiza, laissez cet étourdi... Vous devriez bien quelquefois, ma nièce, imiter la retenue de votre cousine.

luiza. Ah! sans doute, tna tante, Doives peut se taire, elle, car elle pense... mais moi qui n’ai point de bonheur secret dans le cœur, de doux sujets de rêverie dont je puisse me bercer en silence, il faut bien que je cherche mes distractions et ma joie au dehors... et faute d’un motif pour des soupirs silencieux, laissez-moi donc rire de mon respectable cousin l’alcade.

inigo. Qu’y a-t-il donc de si risible à ce que je sois alcade?

luiza. Oui, à son âge., déjà... Oh!

merveilleuse puissance du mérite, de la science, de la vertu... et d’un oncle secrétaire du ministre.

inigo. Oui , parlez de la protection de mon oncle... lui qui depuis trois mois a eu l’injustice de me suspendre de me fonctions, pour avoir accompli avec tro

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