FERNAND, FORTUNÉ
FERNAND. Qu'avaient-ils donc à se dire ?
eet Arthur...
FORTUNÉ , il entre en riant. Ali ! ali ! ah ! en voilà une d'aventnrr... ah! ah ! ah !
( y ayant sort maître. ) Tiens , imbécille , je ris comme un sans cœur... c’en est asset pour faire pleurer monsieur. .
fernanr. Qu'est-co donc?., tpi’as-trt?..
fortuné. Ce que j’ai?., je ne sais pas ce que j’ai ?
Fernando. Comment?
fortuné. Non , je n’en ai jamais vu d'aussi grosse et d’aussi large.
Fernand. Mais quoi?
fortuné. Une pièce d’or qui vient de me pleuvoir, je nesaisd'oit. Figure*- vous, monsieur , que je rAdaisdans le jardin...
connue je restais en admiration devant des orangers couverts de citrons véritables, et entièrement mûrs encore, l'obscurité survint, et je m'égarai dans les allées. Tout-àcoup, je vois passer deux ombres, une d’homme et une de femme. . et j’entends l'ombre d’homme qui disait à l’ombre de femme : « Il n'y a pas de temps à perdre, partons celte auit même, il le faut. »
FERNAND, rivement. Fuir., cette nuit., c’étaient eux peut-être.»,
fortuné. Possible! . l’ombrede femme, qui paraissait fort agitée, répondit en fondant : «Mais il en mourra lui!... il en mourra... car il me disait î par vous, je serai sauvé ou perdu.. »
FERNAND, avec force. Tu as entendu cela?... oit ! réponds... réponds!..
fortuné, efjrayé. Mais oui, monsieur.
FERNAND. Et tu ne t’es pas trompé ?
FORTUNÉ. Non, monsieur... ( A part.) Voilà le malheur en question qoi lui arrive.
fernand. Ensuite?... achève... achète...
fortuné. Dam'! monsieur, j’avais beau retenir ma respiration, l'homme n'est pas parfait, et il me prit une envie d'étermler ; alors , l'ombre d’homme me saisit par le bras -. « Qui es -tu? — Citoyen français. — Et tu n’as rien entendu? — Complètement. — Tiens, prends, et va-l’en par ici. »
fernino. Et il t’a donné de l’or? c’est donc un Français..; un Espagnol t’eût
frappé de ion poignard.
fortuné. Merci! j’aime mieux le procédé français.
FERNAND, très-agité. Oit ! c’est lui, c’est bien lui ! Arthur... ce qu'il a fait eu Italie , ce qu’il voulait faire à Londres... il vient le faire ici... Partout avec lui la trahison, l’infamie. Dolores, imprudente jeune fille... Oh! les femmes... il faut donc pour leur plaire n’avoir ni aine, ni honneur. .elle aussi . . . séduite ! . . séduite! . oh ! mais cela ne peut pas être encore.
FORTUNÉ, à part. Quand je disais que ça lui arriverait... hum!., maudite pièce, va!
(Il fait un geste comme pour jeter la pièce et la met dans sa poche.)
FERNAND, continuant. Si je le tuais, cet homme, elle me liai tait; si je le force à partir, elle le regrettera... me haira encore... Et cette fuite, ceçte nuit... oh ! son père m’a confié sa fille et son honneur...
Eh bien! ce départ, je saurai l’empêcher., oui , oui , son honneur avant tout, avant son bonheur même, avant son amour.
, (Il sort rapidement.)
FORTUNÉ , le regardant aller. Comme il va ! comme il va . Oh ! scélérat de sort , faut-il que j’aie toujours du bonheur?». Comment, grand égoïste, il ne t’arrivera pas le moindre fléau?... Pauvre cher homme !.. il y a des moment où je me déte*te,où j’ai envie de me inordre jusqu’au sang.
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t SCENE X.