SCENE II
DOLORES , seule .
Mon Dieu !... mais il est donc des êtres sur qui s’appesantit votre colère! .. . Rien jeune encore, vous m’avez enlevé mon
DOLORES
père, mon père que j’aimais tant et dont le bras et la voix eussent pu me soutenir...
et maintenant qu'il me reste une mère , il faut que je sois cause de sa honte , de sa mort peut-être, oh! oui , car pour elle le déshonneur, c’est la mort!... Et que répondre lorsqu'elle me dira : Si ton cœur s’est donné à un autre, cet autre , tu ne dois plus l’aimer , car il est indigne de toi, car sa vie est celled'un infâme , faudra-t-il lui dire : Cet autre est le père de mon enfant, mon enfant.... malheureux dont la naissance sera une flétrissure éternelle, une honte ineffaçable que nul ne sauta réparer, pauvre enfant qui grandira sans autre appui que ma main défaillante, qui ne lèvera les yeux que pour rencontrer des regards de mépris., flb! vous le voyez bien, mon Dieu, qu'il est des êtres pourqui votre colère est sans pitié!