ACTE III, SCENE IV
Ou défendre la gloire ou venger le malheur. Mais, comme entre rivaux l'âme la plus posée A des termes d'aigreur trouve une pente aisée, Et que je ne veux point qu'un pareil entretien Puisse trop échauffer votre esprit et le mien, Prince, affranchissez-moi d'une gêne secrète, Et me donnez moyen de faire ma retraite.
Non, non, ne craignez point qu'on pousse votre esprit A violer ici l'ordre qu'on vous prescrit ; Quelque juste fureur qui me presse et vous flatte, Je sais, Comte, je sais quand il faut qu'elle éclate. Ces lieux vous sont ouverts ; oui, sortez-en, sortez Glorieux des douceurs que vous en remportez ; Mais, encore une fois, apprenez que ma tête Peut seule dans vos mains mettre votre conquête.
Dom Sylve.
Quand nous en serons là, le sort en notre bras De tous nos intérêts videra les débats.