‹ Dom Jean MabillonChapitre 22 sur 40 · SO · texte numérisé non relu

SO

pour écritures 9*

Item 28^ Dépense.

à Paris pour nos habits et pour les aires à la

diligence. 26T

Item pour le reste de payement à diligence 84^

Item pour une montre 11*

Item pour le port des valises 3^ 10*

pour le cocher et autres menus frais 6*

à Lyon pour des bottes 82* Item pour des bas à botter, des sangles et de

la toile noire 8* 15« Item pour la dépense des serviteurs 12* de Lyon à Turin pour le voiturin et la dépense 99* à Turin pour aller Savilien 25* 18* pour la dépense de bouche à Turin 52* 25' pour la voiture et la dépense de bouche jusqu'à Milan 66* 18»

pour de menus frais à Milan 9* pour aller à Arone 17* 10' pour le médecin et apoticaire 8* pour des menus frais 6* 15' pour la dépense à Milan 74* 10' pour un caresse une matinée 2* 10* pour le bibliothécaire de l'Âmbroisienne et les

gens de M. Mezabarba 8*

pour la voiture de Milan à Padoue 88*

pour la dépense de bouche 87* 10* pour la dépense dans Padoue et pour le voyage

de Pratalea et jusqu'à Venise 85*

pour la dépense à Venise 81*

pour les gondolles et autres menus frais 24*

pour retourner à Padoue et le séjour 19* pour les 2 voiturins jusqu'à Rome et autres

menus frais 870*

pour des souliers pour D. Michel et moy et

son écrivain 9^

pour quelques menus frais 15^

pour les faragoustes et autres menus frais 13^

pour du papier, cire d'Espagne 9^

pour faire les 8 églises 4 testons

pour menus frais de carosse etc. 20^

pour écritures jusqu'au 9 Oct. 25^

le 10 Oct. pour des figures du Baptem... 20^ le 14 Octob. pour la dépense de 4 mois de

maladie de M. Anisson 282* 10*

pour le voyage et retour de Naples 200*

pour le séjour pendant 5 semaines 403*

pour menus frais 8*

pour écritures jusqu'au 23 Dec. 88*

de plus jusqu'au 27 18*

au barbier 3*

pour écritures jusqu'au 12 Janv. 8*

Item jusqu'au 27 9*

pour menus frais 7*

pour les figures de l'Ordre H* 8 Febvrier, pour 1 carosse Vatican et qlqs

manches 8*

14 Fev., pour écritures 6*

17, pour le voyage de Farfe 20*

28, voyage de Tivoly 9*

pour carrosses et autres menus frais 8*

item pour écritures 6*

Livres achetés pour le Roy.

à Rome pour livres le 6 octobre à Masotti 352^

pour M. de Reims 6*

de plus architect. Vaticana 18* 5*

plus p' le Roy le même jour p' livres 630* 10*

Emballage du tout en fardeau 12*

$ Naples livres achetez p* le Roy 748* 10*

pour W de Reims 18^ 10*

pour 2 mss. de Hieronymi Balbi Gurc. eps. 3* 10* Mars 4* envoyé au Roy 2 fardeaux de livres

avec une caisse d'estampes pour 1480^

pour M' de Reims 3Œ 17* 6*

pour M' Faure, Lucifer et Xriste 10* 10*

pour nos cartes de auxiliis 18*

pour notre bibliothèque jusqu'à Rome 18* il*

à Rome pour la même 35* 8*

pour les livres de M' de S* Laurent 3*

folio lis, pour l'écrivain 6*

p' les cochers etc. 7* 10*

p' des lunettes 2* 5»

p' blanchissage et autres menus frais 27*

donné à M. Anisson pour son retour 10 piastres

p' le voyage de Rome à Naples 82 écus

folio 186. Livres pour le Roy.

Les derniers fardeaux de Rome 1480*

pour W de Reims

Livres pour la dernière fois à Rome 31*

pour M. Faure Lucifer 4* lO*— de sang. Dnîïni 7* 10"

pour nous pour le livre de M' de Schelestrate par le

Courrier 4* lO*

pour les livres de notre bibliothèque de la

dern" fois 179* 10"

pour livres achetés pour nous à Florence 24*

le reste est de présent. Item p' le Pontifical 7* po' M' Bigot missale et Psalteriû. grad. 3* 8*

folio 136. Dépense.

pour menus frais à Rome el port de lettres 9* gages du petit vallet de M. Anisson etc. 48* donné à D. Jean pour écritures 133*

pour présent de livres, pour la dépense de

Rome jusqu'à Florence 450*

donné au petit clerc de S^ Laurent

pour le voyage de Gamaldoly menus frais

pour les menus frais du voyage de Pise

pour faire nos couronnes

pour autres menus frais à Florence pour les

manches des domestiques blanchissage pour 2 livres presentz à M' Tabbé p' le muletier du G. D. (Grand-Duc) le 4 may

3' lO*

4' lO*

ï lO*

8' lo-

is» 10*

{ 5. LETTRES d'envoi EN MISSION LITTÉRAIRE A TOURS ET A ANGERS (1698).

In nomine Domini nostri Jesu-Ghristi. Amen.

Frater Claudius Boistard humilis superior generalis congregationis sancti Mauri , ordinis Sancti Benedicti, omnibus quorum interesse poterit notum facimus dilectos in Ghristo fratres, domnum Joannem Mabillon et domnum Theodoricum Ruynard presbiteros, eorumdem ordinis et congregationis monachos expressé. professes, nullis ecclesiae censuris ant canonicis impedimentis irretitos, de mandate nostro et cum nostra benedictione Turones, et inde Andegavum proficisci, rerum a nobis mandatarum ac in bis partibus agendarum causa, quibus expletis ad nos revertentur. In quorum fldem présentes manu propriâ subscriptas, a secretario nostro subsignari necnon officii nostri sigillé muniri jussimus, die secunda septembris anno Domini millésime sexcentesimo nonagesimo octave, frater Claudius Boytard.

De mandate R""^ patris superioris generalis f. Julianus RAGumEAU, secretarius.

{Bibliothèque Nationale, Fonds Français, 19.639, — fol. 391.)

La copie de cette pièce inédite est due à l'obligeance de M. Henry Bouchot, archiviste-paléographe.

Derniers Conseils de Mabillon à Ton de ses parents.

Sur son lit de mort, dom Mabillon donna ses suprêmes conseils à Jean Mabillon^ l'un de ses parents, à réducation duquel il avait toujours pris une grande part. Dom Ruinart nous a conservé le texte de ces avis du religieux mourant, qui forment en quelque sorte son testament spirituel, le résumé et le plus haut enseignement de sa vie :

« Pour ne rien dire de moy-même, je rapporteray simplement ce que cet ecclésiastique luy-même en a mis par écrit, en ces termes : « Le P. Mabillon me fit approcher de son lit, et après m'avoir exhorté à mettre ma confiance en celuy qui n'abandonne jamais ceux qui n'espèrent qu'en luy, il me recommanda Thumilité, et il me dit : N'oubliez jamais ce que vous êtes, et souvenez vous que nous ne sommes quelque chose qu'à proportion de ce que nous ne sommes rien à nos yeux. La grandeur d'un Chrétien consiste dans la connoissance et dans l'aveu de son néant, de sa misère, et de sa foiblesse ; dans le mépris de tout ce que le monde estime , honneurs , richesses , grandeurs, élévations ; et dans l'amour des humiliations, des souffrances et des ignominies de Jésus-Ghi*ist, etc., l'humilité, l'humilité : in omnibus humilia te-ipsum. Dieu se plaist à élever ceux qui]s'abaissent, de stercore erigens pauperem ; et il regarde avec indignation ceux qui s'élèvent, alta à longé cognoscit. Ses faveurs, ses miséri-

$18 DOM MABILLOU.

ricorde, son roïaume, ses bénédictions éternelles sont pour les humbles, pour les petits, et pour ceux qui aiment l'obscurité : Humilibus dat gratiam. Beatipaupères spirifu^ quoniam ipsorum est regnum cœlorum. Cette vertu est de tout ; elle accompagne le geste, le regard, le ton de voix, tout : In omnibus te humilia. Ensuite il ajouta : Je vous recommande Tamour de la pauvreté et de la simplicité. Dieu vous a fait naître sans biens, peut-être mourrez-vous de même ; n*en désirez point d'autres que ceux de la grâce et les invisibles. Si Dieu vous en donne d'autres, prenez garde de n'en point abuser : usez-en avec la précaution et l'épargne d'un pauvre ; faites-en part à ceux qui en auront besoin : tremblez dans la crainte d'y attacher vôtre cœur, ou au moins de vous en servir au delà des bornes d'une étroite nécessité. Vous éviterez ce malheur, si vous êtes simple dans vos habits, modeste dans vos meubles , retenu dans les choses mêmes qui paroissent les plus permises, comme dans l'achat des livres. Défiez- vous «beaucoup de la cupidité, et pensez que l'attention à être pauvre en tout, vous attirera beaucoup de grâces. Il m'exhorta enfin à aimer beaucoup la vérité, Deus veritatis. Soïez vrai en tout. Que vôtre sincérité aille jusqu'au scrupule. Vous mériterez d'être fidèle dans les occasions importantes, si vous l'avez été dans celles qui le paroissent moins, sinceri ûlii Dei. C'est une grande grâce que l'amour de la vérité, on l'obtient par les gémissemens et la prière. Je prie nôtre Seigneur de vous l'accor-? der, et toutes celles dont vous avez besoin. Soïez circonspect, vous devez connoître le siècle où nous vivons ; il y faut marcher avec bien de la prudence, veiller beaucoup sur son cœur, sur sa langue, sur ses démarches, afin de n'en point faire de fausse : Videte qaomodo cautè ambuletis. Enfin il me donna sa béné-

diction, et il me promit qu'il ne m'oublieroit point dans le Ciel, s'il obtenoit la miséricorde du Seigneur. 9

Abrégé de la Vie de Dom Jean Mahillon par Dom Thierry Ruînart, p. 388 à 393. — II faut rapprocher de ce texte une lettre datée de S' Liizier le 29 Juillet 1708, signée Mabillon et adressée par ce neveu à D. Ruinart pour le remercier de l'envoi de la Vie de son illustre parent ; il le charge de ses respects pour Messieurs Duguet, Anqnetil et Baluze, il exprime aussi sa reconnaissance pour l'insertion du récit de sa dernière entrevue avec D. Mabillon, et il ajoute que son oncle lui a ordonné de le regarder comme un autre lui-même. (Bibl. Nat., Franc., 19639, ^ 211.)

On trouve dans ce même recueil un autre témoignage des senti« ments d'humilité de D. Mabillon : c'est un billet de Fr. Henri-Simon Chevalier, racontant quïl avait dît au savant religieux, pendant la récréation du dîner la veille de sa mort : «Mon R. P., vous devez avoir bien de la confiance pour avoir si bien servi l'Eglise, > et qu'il en reçut pour toute réponse ce mot par trois fois lentement et distinotement prononcé : « Humilité, Humilité, Humilité, ne parlons pas de cela. . (Ibid., ^ 64.)

Avant ce sublime aveu du chrétien mourant, Térudit avait confessé devant les hommes l'humilité de sa science en des termes qui font aussi partie de ses suprêmes conseils : « Multa (mihi) indulgeri opto^ excepte si quid contra quemqnam inofficiosè, maxime si quid vel tantillum contra debitam catholicse-Romanae Ecclesi» reverentiam vel doctrinam mihi nec cogitanti nec volenti excidisset. » (Annales Ord. S. Bened. T. IV, 1707, Prsf. in fine.) C'est ainsi que D. Mabillon fut modeste et soumis jusqu'à son dernier jour;

Bloge de Bom BCabillon par bom Roussel, religieux de Saint-Nicaise,

âDITJE A REIMS, EN 1708.

Immortali Mémorisé

CUri$9imi ac religioaiBsimi viri

J0ANNI8 MABILLONII

Epitaphium»

Suh hoc lapide jacet

Cujta memoria in ohlivione nunquam jacebit

JOANNES MABILLONIUS,

Suos natales Campaniœ débet,

Ejua natalibue Campania suum decua,

Sortitus est animam bonam, *

Et cum atate adolevit prœclara ingenii virtutisque indoles,

Vix ephebtts aris initiatur , adultus solitiuiini ; Jam tum latebras quœritanSy qui nunqttam potuit latere :

Domino militaturus

In BenedicHnorum Congregatione Sancti Mauri nomen dédit

Tanto nomine nobilitanda,

Ibi sub m,odio jam tum, ardere ccepit

Qui quondam supra Candelabrum positus

Futurua erat in domo Domini

Lucema ardens et lucens,

Precibus doctisque operibus diumae noctumasque horaa divident

Asceta litteratus

Totum se virtuti dédit,

Totum se litteris abdidit,

Ratus licere et Ascetis esse litteratis.

Virttites omnes diligentissime coluit,

Et in singulis eminere visus est,

Principem tamen locum obtinuêre

Paupertatis amor

Lenitas morum,

AtPËNDÎCÉ. 221

Religiosa humilitais

Virtutea

Qtua non infecit, quœ inflat, acientia.

Quas perfecit , quœ œdificat, charitaa :

Christi paupertate affatim locuplea,

Victum ac vestitum divitias Christianorum exiatimavit,

Docilis pauperiem pati.

Ut annuum è regio Mrario beneficium acciperet

A supremo Mrarii prmfecto nunquam potuU adduci,

Quœstu illiberali liberarum artium dignitatem lasdere noluU

Litterarum cultor,

Sub Christo paupere divitias erubuit

Religionis amator,

Parvo divea, et parvi ducena perituraa opea

Carivta vénales ^ dum paupertatia emuntur diapendio.

Omnium hominum sibt conciliavit animos

Hominum. mitiaaimiu.

In ipaia etiam litterariia disceptationibus

Quaa plurimaa cum viris clariasimia habuit,

Nemini aaper,

Neminem lœsit, etiam IsBaua;

In hujuacemodi concertationibua

Scribentem incitabat veritaa ,

Çertantem moderabatur lenitaa,

Vincentem coronabat caritas,

Coronatum omabat humilitaa.

Hâc singulari morum auavitate

Devinciebat animos, leniebat invidos.

Ut debitœ tantis virtutibus gloriœ se subduceret

Eas humilitati tegendas commisit simul atque servandas,

Cœteria testibus nemo major,

Seipso judice nemo minor,

Eo clarior quo sibi vilior :

Cmlestis gloriœ cupidus mundanam aprevit ^

Meliore ambitu,

Et ut Deum solum mereretur habere mercedem

Magnam nimis ,

Respuit hominum plausus, mercedem quam darê soient hominêê

Vani vanam,

Nullum in Claustro tenuit dignitatis gradum, omnes meruit,

Mereri pulchrius putavit quàm adipisci,

Et subesse, quam prœesse tutius,

Alisnis non indigebat omamentis

Vir propria virtute, omniumque hominum exiatimatione

Omatissimus.

Cum virtutum ttiuiiis atudia litterarum con^unxitf

Ut alterno fœdere mutuisque officiia

Seientia pietatem, pietaa acientiam adjuvaret.

Qum prima illi fuere atudiorum elementa,

Prima itidem hahuit pietatis alimenta

Opéra Doctoria Melliflui.

His emendandia dum iterato labore incumbit,

Cordia cellulia melleum infundit opus;

Undè aimUea Bemado trahit mores

Mellifluoa,

Jpao reatauratore Sanctorum Acta reviviacunt.

Quorum dum facta acribity aequitur et exempta,

Jllorum fastia olim adacrihendua.

Operibua opéra auccedunt, et alii ex allia nectuntur laborea ;

Sepultam acribendi artem auacitat

Obliterataa reatituit litterae,

Antiquatoa rénovai apicea,

Abrogataa recudit acripturarum formulaa,

Et ingena illud condit Diploma.tiGum opua,

Rei litterariœ m.iraculum,

Quod dooti atupent et indocti,

Monumentum œre perenmua.

In recondUiore Litteratura veraatiaaimua

Vetuatia dal novitatem,

Novia auctoritatem,

Obaoletia nitorem,

Negleçtia preHum,

Obacuria lucem ,

Faatiditia gratiam,

Dubiia fidem.

Sœculo doctiaaknorum virorum feraci

Prmcellenti inter erudMoa eruditione oonapicHua

Juaau LUDOVICI MAGNl, regiiaque aumptibua

Auctore clariaaimo COLBERTO generali Mrarii Moderatore

Germaniam peragrat,

Auapice iUwtriaaimo C, M. TELLERIO Remorum Archi^iêcopo

Italiam subindè perluatrat,

Publicaa ac privataa acrutatur Bibliothecaa,

Muaœorum rimatur anguloa,

Latentea effodit opes,

Veterum theaauroa tranamittU poateria;

Et àd totius Reipublicœ litterarim eommodum

Comparatis ad tria ferè millia manuscriptis codicihus,

Regiam hihiîotkecam axiget et ditat,

Ex obaitis situ et puîvere membranis,

Ex corroais marmorum inacriptionibua

Ex ineiaia in mre, aed tempore esteaia monumentis,

Multiplex exoritur Lttterarum aegea

Varia promitur lihrorum aupellex,

Mira exurgit Actorum, Annalium, Analectorum moles.

Tarn aolerti obatetricante manu

Prœterita rétro aœcula renascunturj

Et positia rugia

Tata nobiê juveneacit antiquitaa,

Hine quanta apud omnea viri exiatimatio f

Quantum nomînia pondus f

Quanta eruditionia atustoritas? '

A aummia Pontificibus

tnnoeentio XI, Jnnocentio XII et Clémente XI

Aureis numismatia honoratur vir eruditisaimus,

Aureia acriptia de Eccleaia optimè meritus.

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