‹ Dom Jean MabillonChapitre 24 sur 40 · VI. Non, Febr, an, M.DCCVIII · texte numérisé non relu

VI. Non, Febr, an, M.DCCVIII

(Bîbl. Nat. départ, des mss., fonds français, 19639, f> 334.)

• Cet Eloge Historique, dit Dom Tassin, {Hist.Litt, p. 399), com* posé en prose carrée, est un chef-d'œuvre d'éloquence : il fut généralement applaudi des connoisseurs et fit distinguer Dom Roussel entre les bons esprits , qui après la mort du Père Mabillon consacrèrent leurs plumes à sa louange. *

Dom Guillaume Roussel s'était retiré dans TAbbaye de Saint-Nicaise de Reims et publia dans cette ville sa composition sur son illustre confrère intitulée : Immortali memoriœ clarisaimi ac religioaiasimiviriJoannia MahilloniiEpitaphiumf Remis, apud Franciscum Godard, 1108, in-k'' (Plaquette aujourd'hui excessivement rare). Cette composition a été reproduite par D. Tassin, dans Y Histoire Littéraire de la Congrégation de Saint-Maur, (p. 215 à 220) ; elle ne figure pas au Catalogue des Imprimés de la Bibliothèque Nationale, mais on y trouve deux opuscules analogues, ainsi désignés dans le Catalogue de l'Histoire de France, Département des Imprimés (in^**, 1870, Tome X, page 2) : 13105, Epitaphe de Mabillon par François Pinsson commençant par ces mots : D. 0. M. Modestiœ Prohitatis ac doctrinœ.,, Parisiis, C. Robustel, 1708, in-folio piano. — 13106. R, P, D. J. Mabillon epitaphia, Parisiis, 1708, in-4% pièce avec deux billets d'enterrement.

vn

Mabillon an Musée des Monuments Français (1799),

ProcèB-Verb&l d'exhumation des corps de Mabillon et de Montfawion,

c L'an huit de la République Française^ une et indivisible, le troisième jour de Vendémiaire sur les onze heures du matin.

Nous Alexandre LBNora, administrateur du Muséum des Monumens Français et Pierre Claude Binart, sous conservateur au dit Musée, y demeurant rue des Petits-Augustins, Division de TUnité, en vertu d'un ordre particulier à nous donné par le Ministre de Tintérieur provoqué par le c** Treilhard, ex-Membre du Directoire exécutif, pour faire rechercher et exhumer les cendres de Bernard Montfaugon et de Jean Mabillon, Religieux de la cidevant Abbaye Sâint-Germaindes-Prés, illustres, le premier par ses savantes recherches sur les monumens anciens particulièrement sur ceux de notre Nation et le second par dos écrits lumineux entr'autres celui très estimé intitulé la Diplomatique.

Désirant remplir avec empressement cette honorable mission et exécuter les ordres du Ministre de l'Intérieur à-cet égard , nous avons résolu d'abord de nous assurer du lieu oii ces personnes célèbres avaient été inhumées et de consulter à cet effet le C'' Germain Poirier ex Religieux de la dite abbaye, lequel nous fit part qu'un registre en forme de nécrologe , déposé à la bibliothèque de FEcole centrale des quatre Nations contenant la date du décès de chacun des religieux de cette abbaye et l'indication du lieu où ils étaient inhumés, nous donnerait sur cet objet tous les éclaircissements que nous désirions.

226 DOX MABILLON.

Nous étant en conséquence fait donner communication dudit nécrologe nous remarquâmes qu'il commençait en Tannée 1632 et qu'il finissait en 1792. Nous lûmas i la date du 27 Décembre 1707, que Jean MabiUon était décédé ce jour et qu'il était inhumé daûs une chapelle dite Notre-Dame, et à celle du 21 Décembre 1741 que Bernard Montfaucon était décédé ce jour et était inhumé dans la môme chapelle.

Munifi de tous ces renseignements, nous 'susd. administrateur et sous conservateur, nous transportâmes sur le champ à la cidevant abbaye Saint- Qermain des prés,, accompagnés dudit citoyen Poirier, qui YOttl&t bien nous guider dans nos recherches et des C*^ Ambroise Robert Lesieur et Augustin Jean Lesieur, oitoyeas de Paris , y demeurant rue de la Colombe, Division de la Cité, que nous priâmes aussi de nous assister dans notre opération, où étant arrivés nous fumes introduits dans une chapelle située au Nord et à l'extérieur de l'église de Saint-Germain des prés, servant de magasins de marchandises appartenant au C*' Ternot, négociant, domicilié place des Victoires Nationales» locataire de la dite chapelle, auquel nous fîmes part ou à celui qui le représentait, que nous allions ainsi que nous y étions autorisés mais avec son agrément, procéder à l'exhumation des corps de Jean Mabillon et de Bernard Montfaucon, ce qui nous fut à l'instant accordé.

Nous étant mis en devoir d'achever notre opération, le C**" Poirier nous observa que les différentes sépultures, qui se trouvaient dans la chapelle précitée, étaient distinguées par compartiments , que les personnes qui y reposaient avaient <^acune une inscription et qu'il nous serait alors facile de trouver celles qui étaient placées sur la s^ulture de Mabillon et de Montfaucon ; en e&t nous trouvâmes une inscription

gravée sur un marbre blanc placé à terre du côté droit et près du mur de la première croisée sur laquelle nous lûmes ce qui suit : Hic jaget R. P. D. JoANNES Mabillon obut 27 X^'* 1707, et ensuite à gauche près du mur de la 2* croisée une autre inscription aussi gravée sur du marbre blanc contenant ces mots : Hic JTACET R. P. D. Bernardus Montfaugon, oant 21 X«>" 1741.

Ces inscriptions nous donnant Tintime conviction que les corps de ces savants illustres reposaient dans ces lieux, nous ordonnâmes d* abord de lever les terres qui couvraient Montfaucon et étant arrivés à la profondeur d'environ 160 millimètres (5 pieds) nous découvrîmes les ossements d'un corps humain dans leur état naturel, la tête tournée vers l'Orient ; ce corps nous parut avoir été inhumé avec des vêtements ainsi que nous en fûmes convaincus par les débris que nous trouvâmes avec des fragments d'un cercueil de bois de sapin entièrement pourri, ayant fait retirer soigneusement ces ossements et les ayant examinés avec attention nous remarquâmes qu'ils étaient ceux d'un homme plus qu'octogénaire, nous les plaçâmes à l'instant dans une petite caisse de bois de sapin que nous envoyâmes chercher à cet effet.

Procédant de suite à l'exhumation de Jean Mabillon, nous fîmes lever les terres qui couvraient ses restes et étant arrivés ô la même profondeur que le précédent nous découvrîmes vers le milieu du sol que nous faisions ouvrir, les débris d'un cercueil de bois de sapin et les ossements d'un corps humain qui nous parurent être ceux des pieds , ce qui nous fit remarquer qu'ils étaient tournés vers l'Orient, et continuant à faire relever les terres au moyen d'une excavation que nous fumeé obligés de faire pratiquer, nous apperçûmes tous les restes des ossements dans leur situation naturelle ;

lea Ayant fait retirer avec précaution, nous les examinftmes avec soin et nous reconnûmes qu'ils étaient ceux d*un homme plus que sexagénaire .

Nous fîmes aussitôt mettre également ces précieuses dépouilles dans une autre caisse de bois de sapin que nous transportâmes sur le champ avec celles qui renfermaient les restes de Montfaucon au musée confié à nos soins et où nous les déposâmes dans un local attenant notre logis* en attendant que les monuments qui doivent leur être élevés soient exécutés; ce qui étant fait et terminé nous nous retirâmes.

De tout ce que dessus avons dressé le présent procès-verbal lesd. jour et an pour en conserver la mémoire et pour constater l'exécution des ordres du Ministre de rintérieur.

(signé ) Lenoir — Binart — A. R. Lesieur — A. J. Lesieur — Poirier.

En marge est écrit :

Enregistré à Paris bureau des Thermes le vingtsept vendémiaire an huit, reçu un franc un décime, compris la subvention. Pour le Receveur Delacourtie (signé) Brunel.

Il est ainsi audit procès verbal déposé pour minute au C*** Pottier prédéces^ieur médiat de M* Antoine BouRNBT Vbrron notaire à Paris suivant acte reçu par lui et Tun de ses collègues le vingt neuf Vendémiaire an huit, enregistré, le tout étant en la possession dudit M* Bournet Verrou, (signé) Bournet Verrou. »

Ce précieux document est ici reproduit d'après une expédition authentique que m'a libéralement délivrée, le 19 Avril 1878 , M* Bournet de Verron, notaire à Paris, 83, rue Saint-Honoré, successeur des notaires désignés plus haut et possesseur de la minute du Pro» cès-Verbal,

Cette pièce, si intéressante par elle-même, serait cependant incomplète si Ton n'y joignait la mention qui lui correspond dans le Musée des MonumeDts Français d'Alexandre Lenoir. En effet, on lit dans le précieux recueil de ce courageux sauveur des antiquités nationales : c Le 2 Prairial an 7, il a été écrit aux membres du Directoire exécutif pour obtenir Tordre de la translation au Musée des Monumens français des corps de Mabillon et de Montfaucon, enterrés dans la chapelle de la S** Vierge, attenant au réfectoire de Tabbaye de Saint-Germain-des-Prés, où Ton avait établi une usine de salpêtre où il se faisait continuellement des fouilles pour en retirer les terres' salpêtrées. Cette lettre est signée Bouillot^ rue des MaçoDSj n^ 25. Le 5 Fructidor an 7, le ministre de l'intérieur autorisa la recherche et le transport au Musée des corps ci-dessus désignés, signé Quinette.

c De toutes ces inhumations et translations, il a été dressé des procès-verbaux dont les minutes sont restées en rétude de M. Pottier, notaire à Parijg, dûment enregistrées, certifiées véritables, paraphées et signées Boulard et Pottier.

€ Muni des restes précieux de ces hommes illustres, continue Alexandre Lenoir, je les déposai dans le Jardin Elysée du Musée des Monuments Français, chacun dans un sarcophage composé exprès, en exécution de la lettre du Ministre. »

Une planche gravée sur acier et hors texte, placée dans le volume du Catalogue descriptif, nous donne r aspect du monument de Mabillon : c'est un mausolée en pierre, très-sobre d'ornements décoratifs et complètement dépourvu d'attributs religieux; il est entouré de cyprès et de peupliers d'Italie. Il est décrit de la sorte par le Conservateur :

230 DOM MABÎLLON.

n N* 512 Urne sépulcrale de Mabillon.

Sarcophage en pierre dure contenant le corps de Dom Jean Mabillon, religieux bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur mort en 1707 , savant critique et profond dans la diplomatique. Mabillon était plus grand encore par sa modestie ; j'ai décoré son tombeau de plusieurs inscriptions anciennes , qui tiennent à la science qu'il avait le plus affectionnée. >

(V. Musée des Monuments français, par Alexandre Lenoir, 8 vol. gr. in-8, Paris, 1800-1822, planches gravées hors texte. — Tome VIII, p. 169, 170. — Tome V , p. 195 , pour la vue du monument. — V. aussi la Description historique et chronologique des monuments de sculpture réunis au Musée par Al^L Lenoir, 7* édition, in-8, Paris, an XI, 1803, — p. 296.)

(V. Histoire de Fabbaye royale de Saint-Germain des Prez, par D. Jacques Bouillart, in-fol., Paris, Dupuis, 1724, — sur la sépulture de D. Mabillon, p. 824.)

MabiUon à Salnt-Germain^des-Prés (1819).

Extraits du Moniteur du i" Mars 1819 (p. 247). I 1.

Procèa-verbal de la remise à MM. îé$ Cômmiasairt» de M. le Pré^ fet de la Seine, des restes de Desoartes, Màbillon et Montfaticon qui étaient déposés dans le jardin des Penta-Augustins, à Paris,

En vertu des iostructions de Son Exe. le ministre secrétaire d'Etat de l'intérieur, en date du 18 février courant, et d'après les dispositions faites par M. Iccomte de Chabrol, conseiller d'Etat, préfet du département de la 8eine, pour la translation, dans l'église de Sainte Germain-des-Prés, des restes de René Deseartes, Jean Mabilkm et Bernard Montfaucon, déposés dans le jardin des Petits-Augustins, les cendres de ces hommes illustres ont été extraites, aujourd'hui vingtsix février mil huit cent dix-neuf, à onze heures du matin, des tombeaux qui les renfermaient, en présence de M. Ch. J. Delafolie, conservateur des monuments publics, délégué par le ministre, de M. Sobry, commissaire de police d'une part , et de l'autre de M. le chevalier Piault, maire du 10* arrondissement, de M. Delabome, son adjoint, et de MM. Laribbe et Godde, délégués par le Préfet de la Seine.

Les cendres ont été recueillies avec une religieuse attention dans trois cercueils de chêne préparés à cet effet, lesquels, après avoir été fermés et scellés avec le cachet de la conservation des monuments et du commissariat de police, ont été transportés dans la grande salle des dépôts des Petits-Augustins, où se trouvaient réunies, pour assister à leur translation, deux députations , l'une de l'Académie des sciences, l'autre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de l'Institut.

Le conservateur des monuments sus-nommé a fait alors remise, à M. le chevalier Piault, maire du 10" arrondissement, à son a(yoint, à MM. les commissaires du préfet de la Seine, des trois cercueils clos et scellés ainsi qu'il â été dit, et contenant les restes de Kené Des^

cartM, Jean Mabillon et Bernard Montfaucon, pour être, selon les dispositions projetées par M. le préfet, transférés dans l'église de Saint-Gernuiin-des-Prés ,

En foi de qnoi M. le maire du 10* arrondissement, ses adjoints, les commissaires de M. le préfet et le conserfateur des monuments ainsi que M. Sobry, commissaire de police, ont signé le présent procès-verbal pour servir et valoir à ce que de raison.

Fait à Paris, les jour, mois et an que dessus.

Signé : Piault, Delaborne, Gh. J. Delafolie,

SOBRY, LaBIBBE, GoDDE.

Pour copie conforme

Le conservateur des monumens

Ch. J. Lafolie.

Discoure proncmcé par M. Sylvestre de Sacy, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dans la cérémonie de la transhation des restes de Dom Mabillon à Saint-Germain-des- Prés, où ils furent inhumés avec ceux de Descartes et de Dom Bernard de Montfaucon ;

Messieurs, L'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres s'est fait un devoir religieux de répondre à l'invitation qui lui a été faite de prendre part à la cérémonie qui va replacer sous la sauvegarde de la religion les cendres des grands hommes, dont les doctes travaux et le génie ont honoré la France, et dont les noms sont depuis longtems consacrés par le respect de toutes les nations de l'Europe. Entraînés par l'instinct de leur génie dans des routes diverses, ils ont également servi les sciences et les lettres, l'un en étudiant l'homme en lui-même, dans ses facultés, dans les moyens que lui a fournis l'auteur de la nature pour parvenir à la connaissance de la vérité ; les autres en recherchant et éclairant du flambeau de la critique tous les genres de monumens des siècles passés, vraies archives de l'histoire du genre humain, de ses vertus et de ses passions, de ses découvertes et de ses égaremens. Si durant la vie si courte des hommes dont le nom doit être immortel, la diversité des directions imprimées à leurs talens par la nature elle même ou par le hasard des circonsUnces, semble les isoler les uns des autres, la mort, qui égale tout, en livrant leurs

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noms à Thistoire, rapproche toas les genres de mérites^ et il se forme pour la postérité comme an seul faisceau de ces grandes renommées, auquel toutes les nations cultivées offrent un hommage unanime d'admiration et de reconnaissance. Ainsi, des voyageurs, partis d'un même centre pour explorer des contrées lointaines, rapportent à leur commune patrie le fruit de leurs découvertes et les trésors qu'ils ont recueillis» et leurs noms sont inscrits dans un même temple consacré à la nature, et dans lequel sont réunies par leurs soins les productions des climats les plus opposés.

L'Académie, Messieurs, dans cette pompe funèbre n'éprouvera point il est vrai, l'effet de cette douleur vive et récente, mais nécessairement passagère, qui agrandit quelquefois aux yeux des amis et des collègues d'un homme de lettres, l'objet de leurs regrets et le sentiment de leur perte. Mais en honorant la mémoire de deux hommes aussi chers à la religion qu'aux lettres, en déposant leurs restes vénérables dans le lieu saint auquel ils appartinrent autrefois, non moins par leur piété que par leurs savans et utiles travaux, elle regrettera que ces sources jadis si fécondes d'une profonde et solide érudition, soient taries pour notre siècle; et en associant, dirai-je à leurs honneurs funèbres ou à leur triomphe? le philosophe religieux qui enseigna aux hommes à arriver à la vérité par le doute, mais qui leur apprit aussi, par son exemple, à ne pas franchir témérairement les limites que la divine sagesse a mises à nos facultés, il leur sera permis de souhaiter, et peut-être d'espérer, qu'instruits par l'expérience du passé, nos neveux sauront, comme lui, joindre la soumission de la foi aux hautes spéculations des scieniSes et de la philosophie et reconcilier la raison humaii^s avec les sacrifices que lui impose la religion.

tfitTËS DÉ âAtl^T-ÛËRMAm-OËâ-PRéâ.

Inscription collective pour Descartes , Mctbillon et Mont faucon

QUORUM . CmERES . RËLI6I0SE . PRIMUM . LOGULIS . SUIS CONDITOS . DEHINC . COMMUNl . FATO . PER . XXV.ANNOS INTER . PROFANA . EXULES . QUUM . TERRAE . SAGRAE . RE NOVATA . PIARUM . EXEQUIARUM . POMPA . REDDERENTUR REGIA . mSGRIPTIONUM . ET . HUMANIORUM . LITTERARUM ACADEMIA . TITULIS . ADSCRIPTIS . SERIORIRUS . iETATIBUS GOMMENDAVIT . XXVI FEBR . M . DGGG . XIX

DOM MABtIXON.

Itueription spéciale à MmbilUm,

MEMOIIUE

D . lOANNIS . MABTLLON

PRESBTTERI . MONACHI « ORDmiS . s . RENEDICn

AGADEMUE . II^SGRIPTIONUM

HUMAmORUMQ . LITTERARinf

SOCIl

METATE . DOGTRINA . MODESTIA

ELAPSO . lAN . SAECOLO

GLARI

BIBLIOTHEGARUM

TUM . NOSTRATIUM . TUM . EXTERARUM

MLIGENTISSIMI . INDAfiATORlS

m . DIPLOMATUM . SINCERITATE

DUUMGANDA

FACILE . I»RIN€n>IS

AGTORUM . ANNALIUMQ .

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