ALLOCUTION PRONONCÉE LE 16 NOVEMBRE
Dam VégliH de Saint-Pierremont
Par I. l'abbé Tourneur, Tieain géeéral et lembri de rieadéiie de leiii
Dilectits Deo et homiMhui» cujuê memoria in benedictione eat.
Il fat tendrement aimé de Dieu et des hommes^ et sa mémoire est en binédiction. (Bocl. xly, 1.)
Mes Frères,
Le voilà donc enfin réalisé^ le vœu que formulait à Reims, en 1845, le Congrès scientifique de France, dans sa xui^ session ; le vœu que renouvelait plusieurs fois, dans cette église, le docte Cardinal Gousset, si digne d'apprécier les mérites du plus illustre savant du siècle de Louis XIV; le vœu qu*imprimail, il y a cinquante ans, dans son beau livre, Fauteur de la Biograr phie ardennake; le vœu émis depuis cent soixantedix ans par tous les amis de la vertu et de la science! ... Un monument commémoratif est enfin érigé à la mémoire de Dom Jean Mabillon, dans cette église, où il est devenu Tenfant de Dieii par le baptême ; en face de cet autel, témoin de sa première communion, au pied duquel il a si souvent servi la sainte messe, en attendant le jour où, prêtre lui-même, il devait pieusement l'y offrir pour ceux qui avaient environné sa jeunesse de tant d*amour, et formé son cœur à la vertu !
Dieu soit mille fois béni de cet heureux événement I
250 ÙOal MABÎLLON.
Car si, d'une part, la paroisse de Saint-Pierremont paye une dette sacrée de reconnaissance à celui à qui seul elle doit d'avoir une place honorable dans Thistoire ; en rappelant, de l'autre, sur ces murailles, le nom du plus illustre de ses enfants, elle donnera aux générations qui se succéderont dans cette enceinte pour y prier, la leçon la plus utile et le plus précieux encouragement. — Le monument de Dom Jean Mabillon sera ici une prédication toujours vivante pour vous dire : c'est par son application au travail qu'il est devenu Tun des hommes les plus illustres du grand siècle; mais c'est dans sa piété, dans sa religion, bien comprise et bien pratiquée, qu'il a trouvé l'énergie et la persévérance ; et surtout, cette incomparable modestie qui a su faire de lui l'homme le plus aimable, comme le plus aimé de ses contemporains ; et que cette auréole de science et d'amabilité environne sa tête audelà du tombeau, pour le faire chérir encore de toutes les générations qui viendront après lui. Dilectus Deo et bominibus; ciyus memoria inbenedictione est. Laissezmoi vous le raconter en deux mots.
Gesi ici, à Saint-Pierremont, entre la grande abbaye des Prémontrés de Belval, et la célèbre chartreuse du Mont-Dieu, que naissait Dom Jean Mabillon, le 23 novembre 1632. Le Bon Dieu, qui le destinait à la vie du cloître, avait à dessein placé son berceau à l'ombre de ces deux grands monastères , aiin de lui inspirer, dès son jeune âge, le respect et l'amour pour la vie religieuse. Vous montrez avec orgueil, Mes Frères, et certes vous avez raison, cette chaumière inhabitée et presque en ruines, qui est là toujours debout au mi^ lieu des autres habitations de ce village ; certes, vous avez raison d'en être fi.ers, et nous la saluons avec
VOUS, parce qu'elle est sainte et consacrée par la mémoire du célèbre fils de Saint Benoit. — - C'est là que vécurent Etienne Mabillon et Jeanne Guérin, ses père et mère ; c'est là qu'il fut rapporté possédant la grâce de Dieu dans son cœur, le 25 novembre, après qu'il eut reçu ici, peut-être sur ces mêmes fonts qui voua ont accueillis tous Tun après Tautre, le bienfait du saint baptême, — C'est là que, formé à la piété sur las genoux d'une bonne mère, il apprit à joindre ses petites mains pour prier Dieu ; là, et dans cette église, qu'il grava dans son esprit et dans son cœur les saintes leçons du catéchisme. — De bonne heure il perdit sa pieuse mère Jeanne Guérin, et tous les frères et sœurs qu'elle lui avait donnés; mais Etienne Mabillon, pareil au vieux hêtre de la forêt voisine, si connu de vous, survécut à tous. Dieu le garda sur la terre jusqu'au-delà de l'âge de cent-huit ans, et le rendit l'heureux témoin de la gloire de son illustre fils.
Cependant, un de ses oncles, curé dans le voisinage, sans qu'il nous soit donné de connaître son nom, ou celui de sa paroisse, son oncle le forme aux premières études et lui enseigne les éléments du latin (!)• On renvoie, pour les continuer, à l'Université de Reims, dont nos Petits Séminaires sont en partie les continuateurs ; un haut dignitaire de l'Eglise, M. Boucher, abbé de Tenailles, prévôt du Chapitre, s'est déclaré son protecteur, et se charge de son éducation et de son entretien, car il veut faire fructifier, pour i© •service de Dieu et de la religion, les dispositions ad-
(1) L'oncle de Dom Mabillon était Jean Mabillon, curé de NeuvilIe-Day et Montgon, transféré à Condé-sur-Marne, où il est mort< Nous avons trouvé depuis ce renseignement, que nous avions inutile* ment cherché auparavant.
l)î noM MAUtLLON.
mirables qu'il a remarquées en lui. Le jeune Mabilloû répond complètement à ces avances ; il devient tour à tour : clerc de Tabbaye de Saint-Pierre-les-Dames, élève du séminaire fondé le premier en France après le Concile de Trente, par le grand Cardinal Charles de Lorraine ; aux lettres, aux sciences exactes, à la théologie, il joint la connaissance complète des règles liturgiques et des cérémonies sacrées, dont il a chaque jour sous les yeux l'application la plus parfaite dans l'illustre Métropole de Reims, célèbre sous ce rapport depuis des siècles, et méritant encore de nos jours cette même célébrité.
mes Frères qui m*écoutez, quelle leçon et quel encouragement pour vous tous! Maintenant que la lampe du sanctuaire semble menacée de s'éteindre faute de ministres qui Tentretiennent ; cherchez, pour les donner à Dieu et aux âmes, les enfants que FËglise vous demandera. Le sacrifice que vous aurez fait au Seigneur retombera largement sur vous en fruits de bénédictions, de saints exemples, et même de secours matériels et d'appuis bien précieux ! Mais qui sait si vous ne verrez pas en outre se renouveler pour vous un prodige dont notre terre ardennaise a été tant de fois le témoin, et si la gloire, l'illustration ne seront pas votre récompense, comme elles Font été pour Etienne Mabillon, pour Le Charlier de Gerson, pour Sorbon, pour tant d'autres, dont les noms sont inscrits dans l'histoire, en récompense du don qu'ils ont fait à l'Eglise et à Dieu de l'un de leurs nombreux enfants?
Mais, dès ses premières études, le jeune Mabillon est poussé comme d'instinct vers les antiquités chrétiennes. Il aime à les rechercher, tantôt à l'Arc romain sous lequel saint Sixte et saint Sinice passaient pour entrer dans Reims encore payen ; tantôt dans ces cathé-
drales de Saint-Sixte, de Saint^-Symphorien, de saint Nicaise ; ou bien dans la cave où fut emprisonné saint Maur, notre premier martyr, ou à Saint-Remi, gardant, sous ces voûtes consacrées par le pape Léon IX, le corps entier du grand Apôtre de la France, et la précieuse Ampoule dont le baume a servi pendant quinze siècles à consacrer les rois. — Là, avec les souvenirs du Mont-Dieu et de Belval, est Torigine et la source de sa vocation religieuse. — La prière et l'étude forment Toccupation unique des fils de saint Benoit ; pour étudier et pour prier, Mabillon se fera Bénédictin. Novice à Saint-Remi, en 1653, il y prononce ses vœux en 1654, et on aime à le retenir dans cette maison, tant sont précieux les exemples de piété et d*amour de Tétude qu'il ne cesse de donner aux jeunes novices. Mais les fatigues de l'étude ont altéré sa santé. On l'envoie tour à tour respirer l'air pur des bois sur ces collines sur lesquelles Tordre Bénédictin a bâti depuis longtemps ses plus illustres monast^es, à Saint-Basles, à Saint-Thierry du Mont-d'Hor ; c'est en vain I II faut lui imposer un éloignement plus complet. Nogent et Corbie, en Picardie, le posséderont tour à tour comme dépositaire et comme cellerier. Il vient à Saint-Denys, en France, pour y être le custode des précieuses reliques que renferme son trésor ; là, on l'apprécie, et bientôt, appelé au grand couvent de Saint-Germain-des-Prés de Paris, il en devient Tornement et la gloire ; il y mourra un jour : et maintenant encore, l'église de Saint-Germain s'honore en montrant aux étrangers le lieu oii Ton rapporta, en 1819, sa dépouille naguère déplacée par la Révolution.
Associé d'abord à Dom Luc d'Achery, Mabillon se révèle, il écrit le premier de ces trente-sept ouvrages,
254 hOU MAfilLLON.
dont plusieurs se composent d'un grand nombre die volumes in-folio. Et il a bientôt rempli l'univers savant du bruit de son nom. Colbert l'envoie en Allemagne pour y recueillir, dans les bibliothèques, les documents de notre histoire ; Rome le reçoit avec honneur; le Souverain-Pontife le distingue; les plus illustres congrégations romaines, celles qui gouvernent l*Eglise avec le Pape, l'accueillent dans leur sein et le consultent ; Florence, Naples, le Mont-Gassin se disputent la joie de lui faire fête. Partout on l'admire; partout on l'aime; c'est que B*il' est c le religieux le plus savant du royaume^ comme le disait son archevêque, Maurice Le Tellier, en le présentant à Louis XIV, il est aussi, comme l'ajoutait Bossuet^ présent à l'entretien, le plus pieux et le plus modeste. » En effet, parmi les travaux de Mabillon, il faut compter de graves et importantes controverses sur Fauteur du livre de Ylmitation, avec de doctes Jésuites et les chanoines réguliers; sur les études monastiques, avec le célèbre réformateur de la Trappe, l'abbé deHancé; avec les consulteurs des Congrégations romaines, sitf les saints inconnus tirés des catacombes ; avec le célèbre Thiers, sur la sainte Larme de Vendôme. Maiâ toujours il sut garder tant de mesure, tant de courtoisie, tant de charité, que ses contradicteurs de*^ Vinrent ses méilleuirs amis. Ahl c'est que, nou?dil Dom Thierry Ruinart, son disciple et son biographe, c'est qu'avant d'être un savant, Dom Mabillon était un saiïit ! Jawiais il ne perdait de vue la présence de Dieu ; dévot au Saint Sacrement, Ô la Sainte-Vierge^ au culte des morts,. .. il montait à l'autel avec le re^ cueillement d'un saint ; il y priait avec la ferveur d'uÀ ange ; il en descendait si pénétré de ce qu'il venait d'accomplir, que son visage et sa contenance étaient
à eux seuls une éloquente prédication. Jamais il n'a commencé un livre ailleurs qu'en présence du Saint- Sacrement. Il travaillait avec Jésus, pour Jésus et pour la sainte Eglise. C'est comme cela qu'il a mérité d'être chéri de Dieu. Dilectus Deo ! — Mais il ne Tétait pas ]moins des hommes, et bominibus. Gai dans ses rap*^ ports avec ses firères, il savait se dominer si bien, que, malgré la vivadté de son tempérament, aucune brusquerie ne lui échappa jamais. Jamais flatteur, jamais ne méprisant personne, malgré son écrasante supériorité ; il aimait à cacher sa science, et se plaisait à consulter les autres et à les écouter en silence. Religieux parfait, il chérissait la mortification, l'humilité, le travail, et surtout la sainte pauvreté. C'est à deux heures du matin que commençait, en toute saison, sa laborieuse journée! A Colbert, qui voulait le combler de présents, et lui procurer, dans son cloître, les recherches sensuelles de la vie mondaine, il répondait : je n'ai point quitté la chaumière de Saint-Pierremont et le pain noir que j'y mangeais pour venir chercher à Saint-Germain le luxe du monde par le vœu de pauvreté:
Aussi, qu'elle fut édifiante, votre mort, ô saint religieux I Vous étiez entré depuis quelques jours dans votre 76« année, quand, le !•' décembre 1707, vous fûtes frappé d une maladie cruelle. Mais avec quelle patience, quelle douceur infinie, quelle union au Dieu crucifié vous l'avez supportée ! Après quatre semaines d*atroces souffrances, muni des sacrements de la sainte EgUse, Mabillon, recommandant à ses frères l'humilité, s'endormit doucement dans le Seigneur, le 27 décembre, jour oii l'Eglise célébrait la fête de saint Jean, qu'ici même votre grand compatriote avait reçu pour patron. Faut-il croire qu'au dernier moment le
Ciel 8*ouvrit à ses yeux pour lui montrer la gloire qu'il allait atteindre ? toujours est-il que sa dernière parole fut celle-ci : Veni Domine Jesu. Venez Seigneur Jésus. Retenons -la, Mes Frères, car, nous aussi, nous allons cil alla Mabillon. Rappelons-nous ses exemples : piété, travail, fidélité au devoir. S'ils ne nous procurent pas, comme à lui, la gloire du temps, ils nous donneront sûrement celle de l'éternité. — Amen.
Lettre de D. Constant à B. Martène snr la mort de D, Mabillon.
Pax Cbrisii.
Le 9 janvier 1708.
Mon Réyérend Père,
Vous me demandez quelques circonstances de la mort de D. J. Mabillon. J'espère que vous les pourrez mieux apprendre d'ailleurs. Ge« pendant je puis assurer qu'elle a parfaitement respondu au reste de sa vie et que si sa perte a été affligeante, la manière dont il est mort n'a pas été d'une petite consolation pour ceux qui l'aimoient d'un amour chrétien. L'on a sujet d'adorer les jugemens de Dieu, qui semble en avoir voulu faire un martyr.
Il a permis que le Père assistant le prist le l**" de décembre pour assister à quelques professions qui se dévoient fkire le même jour à Ghelles, et que D. Tbierri, qui ne le quittoit pas, et qui apparemment auroit détourné le coup fatal, ne put être de la compagnie. Dès Paris, le carrosse s'arrêta deux fois, et en ces deux rencontres D. Jean éprouva qu'il étoit attaqué d'une rétention d'urine. Au bois de Vin- . cennes, il fut obligé de descendre de carrosse ; et au lieu de retourner à Paris, il poussa à pied vers Chelles, s'étant présenté près de deux cents fois sans pouvoir se décharger. Il tomba ensuite entre les mains d'un médecin de Lagni, qui ne connut point son mal, en sorte que l'on ne commença à le soulager par la sonde que le jour de la Conception, c'est-à-dire le 8* jour de son mal, où ensuite on le ramena à Paris. Le chirurgien et le médecin dirent dès lors qu'il falloit qu'il eût souffert des douleurs très-vives et très-aiguës ; et depuis il n'a rendu aucune eau que par la sonde. II dit à D. Thîerri, qui l'alla trouver à Chelles dès le 2* jour de sa maladie : « Cher ami, il faut nous séparer : comme je suis le plus âgé ; il est juste que je commence ]e preùiier. » La fièvre étant survenue deux jours avant la Saint-Thomas, il demanda les derniers sacremens, quoiqu'il ne parut pas que rien pressât.
Ce fut pourtant un effet de la Providence, parce que la violence des frissons qu'il ressentit la nuit suivante auroit embarrassé si l'on n'eût pris cette précaution. J'ay été témoin comme il adoucissoit ses don leurs par la ferveur de ses prières, tantôt demandant à Dieu la patience, tantôt le bénissant; toujours le cœur élevé vers lui et ne pensant qu'à finir saintement. Il communia la nuit de Noël, et parut se porter
258 DOM M ABILLOM.
mieux ; mais après midi on s'aperçut qu'il crachoit le sang, et pour lors il fut désespéré. Le jour de Saint-EsUenne, il cessa de cracher et on lui ôta la sonde pour le laisser passer plus doucement. On n'attendoit que l'heure de sa mort; mais il dit qu'il célébreroit la fête de saint Jean. 11 demanda la sonde pour un peu se soulager, et ce ne fut que pour appesantir sa croix ; car le chirurgien n'en put venir à bout, et par ses efforts ne fit qu'une excoriation dont il sortit une demi-écuellée de sang.
Comme on tâchoit sur le soir de l'entretenir dans les bons sentimens dont il étoit rempli, son feu s'augmenta ; il se mit à parler d'une manière ravissante de la grandeur de Dieu, de l'intégrité du sacrifice gui lui est dû, etc.; en sorte que l'on crut devoir le cooununîer incontinent après minuit. D. Claude Guenié lui dit la messe, et D. Jean, tout agonisant qu'il étoit, ta dit avec lui en suivant et disant toutes les paroles, puis communia avec des sentiments très-vife; et depuis ne cessa point de répéter le cantique Benediâte, jusqu'à ce que la parole lui eât entièrement manqué, c'est-à-dire environ deux heures avant sa mort, qui arriva le jour de 6aint-Jean à quatre heures trois quarts du soir.
M. de Harlay, le premier président, marqua par une lettre, le lendemain, combien il étoit sensible à ta perte que faismt la France, dont • notre Père étoit, dit<il, depuis longtemps un des principaux ornements, » et à celle de notre très-aainte congrégation^ pour me servir de ses termes, qu'il honoroit, et où il édifioit ses confrères par sa vie régulière. Je puis ajouter qn^plus il avançoit, plus il se préparoit à la mort. Il n'avoit pourtant rien de vieil : sa vue étoit la même que quand vous l'avez vu ; et même après sa mort, lui ayant ouvert les yeux pour le tirer, il en sortoit encore un feu surprenant. L'on donne ces deux vers comme de M. de La Monnoie :
nie Mabilloniiis jacet hic, qui vivere plura Quam scripsit Patrum aœcula dignus erat.
Ce qui a donné lieu à un de nos conflrères d'ajouter :
Non terris natus, sed ccelo, œtema petivit Ssecula, scribendo quae meditattLS erat.
Fr. p. Coustant.
(Bibl. nat, Fonds des BlancR-Manteaux, 77 A., fol. 165. — Cabinet Historique, par M. Louis Pari», T. XIII, p. 70, in extenso,)
xin
Sources sur MabilloB et les Bénédictins.
Imprimés. — Manascrits. ~~ Oravuret.
g 1. IMPRIMÉS.
1. Abrégé de la vie de Dont Jean Mahillon, Prêtre et Religieu Bénédietin de la Congrégatiùn de Saint'*Maur par Dom Thterr Ruinart religieux de la même Congru .
1 vol. in-12 de 436 pages, à Paris chez la V^ François Muguet e Charles Robostel, 1709. Rare.
Ce volume doit avoir eu regard du titre le portrait gravé de Dom Mabillon (P, Franc, Giffart aculp.) -* En tète se trouve la dédicace à Mylord due de Perth , et à la fin, le catalogue de» ouvrages imprimés de Mabillon ; TErrata, Tapprobation et le Privilège du Roy ter-* minent l'ouvrage .
2. Vita Joannia Mahillonii S^resbyteri et monachi Ordinia Sancti Benedicti Congregationis S. Mauri, a Theodorico Ruinarto ejua ao-> cio olim gallice acriptaf nunc vero ab atio ejuadem Congregationiê monacho in latinum sermonem translata rerumque nova aeceêaione aucta.
1 vol. in-8, Patavii, 1714, ex Typographia Seminarii apud Joannem Manfré. — Très-rare. — 240 pages, Portrait.
Cette traduction est due à Dom Claude de Vie, relig^ bénédictiu qui la composa durant un séjour à Rome. Il la dédia à Alexandre Albani, depuis cardinal, neveu de Clément XI. On trouve à la fin du volume un Catalogue des ouvrages de Mabillon et u^e Table des Matières.
3. Eloge de Dom Mabillon prononcé U il avril tl08 dana l'asaemblée publique de l'Académie Royale des Inscriptiona, par M. Gros de Boze, secrétaire.
Cet Eloge a été imprimé séparément (in-4% Paris, P. Cot, 1708), puis recueilli dans les diverses éditions des mémoires de l'Académie
et spécialement au Tome I (p. 355 à 368) de VHistoire de l'Académie Royale des Inêcriptionê et Belleê-Lettree, iii-4*, Paris, Impr. Royale, 1717. Il a été traduit en latin par Dom Jean Hervin, natif de Namur et proies à Saint-Remy en 1721. Cette version a été imprimée k la demande de D. Vincent Thuillier. (D. Tassin, Hiet. Litt., p. 762.)
4. Annales Ordinie SancH BenedUUi, in-folio, Tomus V, Parisiis,
En tète de ce volume se trouvent une Préfiice de réditenr Dom Massuot, et un long discours latin renfermant en abrégé les vies de D. Mabillon et de D. Ruinart. {Domni JohannU Mabillon vUœ sy" nopsii, XL pages,)