JOAN., VIII
Mes Frères,
Il n'est pas un seul d'entre vous qui ne soit intimement convaincu de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; mais il n'en est pas ainsi de tous les hommes. Il en est que leur ignorance et leurs préjugés ont empêché jusqu'ici d'apercevoir cette profonde vérité. Aussi, au lieu d'adorer le Christ comme le Fils éternel du Père, ne faisant avec lui et l'Esprit- Saint qu'un seul et même Dieu, ils ne l'honorent que comme un sage, un bienfaiteur de l'humanité.
Nous ne parlons pas de ces impies forcenés que le seul nom de Christ fait bondir de fureur, vrais suppôts de l'enfer, ils en partagent toute la rage ; et avec des esprits si peu calmes, des cœurs si pleins i. 19
de colère, il serait inuile de discuter. Nous nous contenterons de prier pour eux.
Nous ne nous adressi-rons donc aujourd'hui qu'à ceux dont la foi en la d.vinité de notre Sauveur pourrait avoir été ébranlée ou par les passions, ou par l'ignorance, ou par les préjugés, ou par de mauvaises lectures, ou enfin par des conversations impies. Nous espérons raffermir leur foi en exposant simplement deux des preuves sur lesquelles repose le dogme en question, le caractère et les œuvres du divin Sauveur.
Le caractère de Notre-Seigneur Jésus-Christ peut être étudié sous deux faces : sous le rapport moral et sous le rapport intellectuel.
Le caractère de Jésu>, tel qu'il nous apparaît lorsque nous lisons les Évangiles, est quelque chose de si parfait que nous serions tentés de* le prendre pour une fiction si une fiction aussi parfaite pouvait être conçue par un cerveau humain.
Parmi nous, hommes, la perfection est partagée de manière à se reproduire également en divers sujets. Ainsi, si vous cherchez le nom le plus illustre parmi les sages, en exceptant Jésus-Christ, il nous sera difficile de prononcer entre Anaxagore, Socrate, Platon, Aristote, Caton, etc.
Si vous demandez le nom du plus grand capitaine, on vous présentera àl'envi Alexandre, César, Annibal, Charlemagne, Napoléon. Si vous recherchez le prince des orateurs, on vous désignera Démosthônc, Cicéron, Bossuet. Si même, sur les traces de Jésus Christ, vous demandez quel est le plus saint entre les saints, on vous exhibera une longue liste de ces héros, tous également dignes d'admiration et d'amour. Aucun homme, dans aucun genre, ne possède une perfection supérieure de manière à le mettre au-dessus de tous les autres. Mais piononce-t-on le nom de Jésus-Christ, aussitôt tout s'abaisse, tout rentre dans l'ombre autour de lui, et l'idée de sa perfection demeure surhumaine et incompréhensible.
Et ce qui relève singulièrement cette perfection, c'est qu'elle est innée en Jésus-Chiist. Les plus parfaits d'entre les hommes ne le sont que parce qu'ils ont profité de la perfection de ceux qui les. ont précédés. Les plus sages ne 1 ont été que parce qu'ils ont mis à profit la sagesse d'autrui. Les plus illustres génies ont profité des lumières de leurs devanciers. Les plus grands saints ont bâti leur sainteté sur lemodèle de celle des autres saints et surtout sur celle de Jésus-Christ. Ainsi la perfection des hommes ne leur vient pas exclusivement de leur propre tond. Celle de Jésus-Christ ne dérive que de lui-même.
Et pourtant, mes frères,, toute sublime que soit cette perfection, elle est cependant la plus imitable, et celle qui a fait le plus de disciples. Tandis que
tous les sages de tous les temps n'ont pu même influer, comme dit Voltaire, sur les mœurs de la rue qu'ils habitaient, Jésus-Christ a influé sur le monde entier : tout s'est réformé à son image, tout e»t devenu chrétien ou tend à le devenir.
Cette perfection de Jésus-Christ est si réelle que nul n'ose la contester. Ses ennemis eux-mêmes sont forcés de la reconnaître. Ainsi on peut, sans crainte, en parler dans les termes les plus magnifiques. Dans le panégyrique de ce sage l'exagération n'est pas possible. La louange peut aller jusqu'à l'adoration et c'est dans toute sa rigueur qu'en parlant de lui on peut employer le mot divin.
Et de fait, quel ensemble de vertus 1 et quelle perfection dans chacune d'elles! Comme elles s'accordent sans se nuire ! Comme elles savent se tenir dans leur propre limite, et se préserver de l'exagération, terme où commence le défaut ! En lui la bonté est sans faiblesse, le zèle sans intolérance, la fermeté sans raideur, l'humilité sans bassesse, la résignation sans abattement, la patience sans fierté, la charité sans bornes et sans ostentation. Là, rien de guindé, rien de faux, rien d'outré, rien de heurté. La nature humaine s'y laisse voir dans toutes ses émotions légitimes, et la nature divine dans toute la sublimité de ses attributs. Jésus-Christ est vertueux comme un Homme-Dieu. En lui l'homme et le Dieu sont entiers. Et c'est cet accord divinement harmonieux entre les deux natures qui nous charme et nous attire ; c'est ce qui fait que le modèle le
plus parfait est en môme temps le moins désespérant. Avec Jésus on peut se plaindre, on peut pleurer, on peut repousser la souffrance, on peut tolérer les pécheurs, on peut aimer ce qui est aimable. Rousseau avait raison de dire : « Une des choses qui me charment dans le caractère de Jésus n'est pas seulement la douceur des mœurs, la simplicité, mais la facilité et la grâce. Il ne fuyait point les fêtes, il allait aux noces, il cultivait l'amitié, il jouait avec les enfants, il mangeait chez les publicains. Il était à la fois indulgent et juste, doux aux faibles, terrible aux méchants. Sa morale avait quelque chose d'attrayant, de tendre; il avait le cœur sensible. Quand il n'eût pas été le plus sage des mortels, il en eût été le plus aimable. »
Que de traits, en effet, se présentent à l'appui de ce jugement ! tout l'Évangile en est plein. Rappelons seulement en passant la Madeleine, la Samaritaine, la femme adultère, la Chananéenne, le fils de la veuve de Naïm rendu à sa mère, Lazare rendu à ses sœurs, les multitudes nourries, les malades guéris, les petits enfants caressés, les humbles publicains visités, Judas accueilli par un baiser, Pierre converli par un regard, le bon larron consolé parla promesse du ciel, et enfin Jean, le disciple bienaimé, récompensé de son amour par le don ineffable de l'Auguste Marie. Quelle bonté ! Quelle justice ! Quelle sagesse! En un mot, quelle plénitude de gi âce et de vérité l Vidimus, eum plénum graliœ et verilalis.
Voilà, mes frères, une légère esquisse du caractère de Jé?us-Clirist envisagé dans son côté moral. Un mot pour vous le montrer dans son côté intellectuel.
Si Jésus-Christ a été vertueux au point de pouvoir dite sans orgueil : « Qui de vous me convaincra de péché ? Qws ex vobis arguet me de peccato? » Il aurait pu dire aussi : « Qui de vous me convaincra d'erreur? » Saint Paul, écrivant aux Colossiens, fait en deux mots l'éloge de l'intelligence de Jésus-Christ : « C'est en lui que se trouvent renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science : In quo sunt omnes thesauri sapientiœ, et scientiœ absconditi. » Bien avant l'Apôtre, le vieillard Siméon avait rendu témoignage à l'éclatante lumière que le Fils de Marie devait projeter sur le monde : « Maintenant, ô Seigneur, vous pouvez renvoyer votre serviteur en paix, car mes yeux ont vu la lumière qui doit éclairer les nations : Lumen ad revelationem gentium. Renchérissant sur cette parole le disciple bien-aimé, l'aigle de Palmos, commence son évangile en déclarant à la face du ciel et de la terre quecelui dont il va retracer la vie terrestre est le Verbe de Dieu, la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde : Erat lux vera quse illuminât omnem hominem venientem in hune mundum.
Ces témoignages et cent autres que nous pourrions emprunter aux Livres saints sont appuyés sur des faits réels, éclatants, incontestables. Jésus-Christ fut réellement doué d'une intelligence plus qu'humaine, plus qu'angélique. Dès ses plus tendres an-
nées on voyait qu'il croissait en sagesse plus encore qu'en âge, et à douze an^ il étonnait les plus savants docteurs d'Israël par les profondeurs de ses pensées, par la pénétration de son esprit, par son habileté à interpréter les divines Ecritures. Quelques années plus tard, les Scribes, le> princes des prêtres, les docteurs de la loi se demandaient en l'entendant parler, si c'était bien là le (ils de l'artisan Joseph. « D'où lui vient cette sagesse, se disaient-ils? N'estce pas le fils du charpentier Joseph? Gomment saitil les lettres, lui qui n'a pas étudié? Nonne hic est fahri filiu.s?... Undè kui<- sa/jientia hœc? Quomodo kic litteras scit, cum non didkerU ?
Ainsi, sans étude, sans travail aucun, Jésus-Christ possède une science qui é onne les plus hautes intelligences. Il parle, et sa parole ravit et entraîne les multitudes; il parle et sa parole met dans Je plus grand jour ces vérilé> sublimes que le mensonge avait enveloppées de ténè ires; il parle et sa parole donne la solution la plu- claire, la plus satisfaisante à tous les problèmes, à toutes les questions sur Dieu et sur l'homme qui avaient fait jusque-là le désespoir des plus grands génies; en un mot, il parle, et celte parole créatrice comme celle qui, au commencement des temps, produisit la lumière matérielle, la lumière des corps, fut suivie d'une telle irradiation de lumière spirituelle qu'on peut dire en toute vérité pour le monde moral, comme pour le monde physique : Et facta est lux, et la lumière fut faite.
Jésus ne discute pas, no pérore pas; il émet sa
doctrine sans art, sans effort, sans préoccupation de n'être pas compris, avec une simplicité confiante. Plein des mystères d'en haut, il en parle sans effort; la vérité lui est familière; il la sait, il l'expose simplement et avec une telle netteté que les Juifs sont obligés de s'écrier : a Jamais personne n'a parlé comme cet homme. »
Et par le fait, telle est la puissance de cette parole que, méditée, discutée, attaquée, disséquée par toutes les sciences, par toutes les haines, appliquée aux sociétés, aux peuples, aux individus, elle n'a jamais pu être convaincue d'erreur. Toujours elle est re^-tée, et elle est encore la lumière du monde; et chaque jour vérifie ce que le Maître a prédit : « Le ciel et la terre passeront, mais ma parole ne passera pas : Cœlum et terra transibunt, verba autem mea non prœterihunt.
Et après cela, mes frères, dirons-nous que Jésus- Christ est un pur homme? Si avec le caractère que nous venons de lui voir le Sauveur est un pur homme, il faut dire qu'il n'y a aucune différence entre l'homme et Dieu. Ce qui est un horrible blasphème. Ah! plutôt tombons à ses pieds et confessons avec saint Pierre qu'il est le Fils du Dieu vivant, vrai Dieu comme lui : Tu es Christus Filius Dei vivi. Un regard jeté sur ses œuvres va achever de nous convaincre.
Au fruit on connaît l'arbre; par le travail on apprécie l'ouvrier. Les œuvres de Jésus-Christ, portant le cachet de l'opération divine, nous disent qu'il est Dieu. Étudions-en quelques-unes. Jésus était àJérusalem pour la fête des Tabernacles. Un pauvre mendiant, aveugle de naissance, se présente à lui : « Maître, disent les apôtres, quel péché a été commis par cet homme ou ses parents pour qu'il soit aveugle? — Ce n'est point, répond le Sauveur, parce qu'ils ont péché, mais afin que l'œuvre de Dieu «oit manifestée en lui. » En même temps, Jésus fait delà boue avec sa salive, en met sur les yeux de l'aveugle et lui dit : « Va et lave-toi à la piscine de Siloë. » L'aveugle s'en va, se lave et voit.
Aux portes de la ville de Naïm, Jésus rencontre ud cortège funèbre. Ce sont les funérailles d'un jeune homme, fils unique d'une veuve désolée. A la vue des larmes de la mère, Jésus touche le cercueil et dit au mort : « Lève -toi, je te l'ordonne. » Et le mort se lève et Jésus le rend à sa mère.
Dans une autre circonstance Jésus est suivi au désert par une foule nombreuse. Voilà trois jours que ces gens-là s'empressent pour l'écouter. Ils sont harassés de fatigue et de faim. Il y a là un jeune
homme qui possède encore cinq pains d'orge et <ieux poissons. « Faites asseoir tout le monde sur l'herbe, dit Jésus aux apôtres, et distribuez-leur ces provisions. » On obéit; tout le monde, c'est-à-dire plus de cinq mille personnes sont rassasiées, et l'on recueille encore deux corbeilles de restes.
Un soir les apôtres prirent une barque au rivage de Bethsaïde et naviguèrent vers Capharnaiim. Un vent furieux les arrêta en route. Vers la quatrième heure du matin, ils virent Jésus marchant sur les eaux et venant à eux. Ils le prirent pour un fantôme et poussèrent des cris d'effroi. Mais lui les rassura en disant : « C'est moi, ne craignez rien. — Si c'est vous, Seigneur, dit Pierre, ordonnez que j'aille à vous. ." Viens donc, reprend Jésus.» Aussitôt Pierre descendit de la barque et ût quelques pas sur les eaux; mais voyant la violence des vagues, il eut peur, et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria : « Seigneur, Seigneur, sauvez -moi. » Jésus lui tendit la main, lui reprochant son peu de foi, et ensemble ils entrèrent dans la barque. Aussitôt la tempête cessa.
Jésus étant en Galilée, dit un jour à ses disciples : « Lazare, notre ami est mort, et je me réjouis à cause de vous de n'avc:r point été là, afin que votre foi soit confirmée.
Il revint donc à Béthanie, et lorsqu'il y arriva Lazare était mort depuis quatre jours. Les deux sœurs du défunt allant au-devant de lui, s'écrièrent : « Seigneur, si vous eussiez été ici, notre frère ne
serait pas mort. — Où l'avez-vous déposé ? — Seigneur, venez et voyez. » Et Jésus pleura, puis frémissant en lui-même, il dit : « Olez cette pierre, a Mais Marthe répliqua : « Seigneur, il sent déjà mauvais, car voici quatre jours qu'il est mort. » Lorsque la pierre fut enlevée, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Mon Père, je vous rends grâce de ce que vous m'entendez. Pour moi, je sais que vous m'exaucez toujours, mais je le dis pour ce peuple, afin qu'il sache que c'est vous qui m'envoyez. » Et aussitôt il s'écria : « Lazare, sors du tombeau. » Et Lazare se leva, sortit et marcha.
Voilà quelques-unes des œuvres de Jésus ; nous pourrions en citer cent autres aussi belles, aussi éclatantes, aussi merveilleuses. Toutes ont eu pour témoins des personnes nombreuses, de tout rang, de tout âge, de toute condition ; toutes, par conséquent, sont incontestables. Or, mes frères, sont-ce là des œuvres humaines? Jamais l'homme fit-il en son propre nom, en vertu d'un pouvoir inhérent à sa nature de semblables prodiges ?
Mais ce n'est point tout encore. Quatorze fois dans le cours de ses prédications, le Christ avait annoncé qu'après sa mort, il ressusciterait le troisième jonr, et il indiquait d'avance cette résurrection comme le signe définitif auquel non seulement ses apôtres, mais les Juifs infidèles eux-mêmes pourraient reconnaître un jour sa divinité.
« Cette génération perverse et adultère, disait-il, demande un signe, et il ne lui en sera point donné
d'autre que celui de Jonas. De même que Jonas resta trois jours dans le ventre de la baleine, ainsi le Fils de l'homme, après avoir été trahi, bafoué et crucifié, sera déposé dans le tombeau et ressuscitera le troisième jour. »
Cette prophétie qui annonçait le miracle des miracles se réalisa de la manière la plus éclatante. Le Christ, trahi par Judas, abandonné par les siens, livré aux soldats, traîné devant les tribunaux, condamné par Pilate, crucifié entre deux larrons, était mort sur son gibet. Un coup de lance donné par un soldat ouvrit le cœur inanimé de Jésus ; il en sortit du sang et de l'eau, preuve incontestable d'une mort réelle. Déposé de la croix, le corps du Sauveur fut mis dans un sépulcre tout neuf, taillé dans le roc. Une lourde pierre fut placée à l'ouverture et scellée du sceau public. Des gardes furent constitués par ordre du gouverneur pour veiller autour de ce tombeau et empêcher que personne ne vînt ravir le sacré dépôt qu'il renfermait.
Or, il advint que le troisième jour après la mort de Jésus, au moment où les premières lueurs de l'aube commençaient à percer les ténèbres de la nuit, le divin tombeau fut ébranlé tout à coup. Un ange brillant comme réclair apparut au milieu des gardes, qui tombèrent à la renverse ; la pierre scellée se brisa et se renversa ; le Christ était ressuscité. Il venait d'accomplir sa parole : « Je quitte ma vie pour la reprendre. Personne ne me l'ôte ; c'est par
ma propre volonté que je l'abandonne. J'ai le pouvoir de la quitter et de la reprendre. »
La mort était vaincue, et le Christ en se ressuscitant lui-môme venait de donner au monde le témoignage le plus fort, le plus incontestable de sa divinité. Désormais les hommes, à l'exemple de saint Thomas, l'apôtre incrédule, devaient dire : « Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu. » Cependant le Sauveur voulut leur donner une dernière et éclatante preuve de sa divinité.
Après avoir consacré quarante jours à se manifester à ses apôtres et à ses disciples, à achever de les instruire et à les préparer à l'effusion de son Esprit, il les réunit au nombre de plus de cinq cents sur la montagne des Oliviers. Il était midi. S'adressant à ses apôtres : « Voici, dit-il, que je vais vous envoyer du ciel le Paraclet que mon Père vous a promis; vous allez être régénérés dans le Saint-Esprit, et vous rendrez témoignage de moi à Jérusalem, dans toute la Judée et jusqu'aux extrémités de la terre. » Puis, élevant les mains pour les bénir, il ajoute: « La toute-puissance m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et prêchez l'Evangile à toute créature, enseignez toutes les nations, et apprenez-leur à observer ma loi, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et voici que je suis avec vous jusqu'à Ja fin des siècles. » En achevant ces mots, il s'élève majestueusement vers le ciel et bientôt une nuée le dérobe à tous les regards.
Telle est, mes frères , la dernière preuve de la
divinité de Noire-Seigneur Jésus-Christ. C'en est assez ; c'est plus qu'il n'en faut pour éclairer ceux qui ne ferment pas volontairement les yeux. Confessons donc hautement la divinité de notre Sauveur; publions sans crainte ce dogme divin ; mais surtout faisons-en la règle de notre conduite. Après avoir par nos paroles et par nos actes confessé que Jésus- Christ est véritablement Dieu, nous mériterons qu'un jour il nous fasse partager éternellement son bonheur et sa gloire. Amen,