‹ Don BoscoChapitre 42 sur 152 · DE QUIXZE SI L1OX ÔTE, ETC · texte numérisé non relu

DE QUIXZE SI L1OX ÔTE, ETC

De quinze si l'on ôte trois cents.

il reste quinze.

Un enfant de l'Oratoire de Turin, après un mois de vie commune, écrivit à sa mère qu'il ne pourrait jamais s'y faire. Conclusion : — Venez me chercher.

La maman arrive , et l'on dispose tout pour le départ.

Le matin du jour fixé , l'enfant veut se confesser , une dernière fois , à Don Bosco ; mais les pénitents étaient nombreux , et le tour de notre petit homme n'arriva qu'à la fin de la messe. C'est l'heure du déjeûner , à l'Oratoire. Dalmazzo, — c'était le nom de l'enfant, — allait commencer sa confession, quand un de ses camarades, attaché au service des subsistances, s'approche de D. Bosco, et lui souffle à l'oreille : — Il n'y a pas de pain pour le déjeûner.

248 DE QUINZE si l'on ote, etc.

— Impossible ; cherchez bien, demandez à un tel, que cela regarde : il doit être par ici.

Un instant se passe. Le messager revient bredouille : — Don Bosco, nous avons fouillé dans tous les coins, nous n'avons trouvé que quelque pagnotes. — On donne habituellement ce nom , dans les maisons italiennes , à des petits pains qui font juste la ration du déjeûner et du goûter.

— Don Bosco paraît étonné : — Alors , courez dire au boulanger qu'il apporte ce qu'il faut.

— Le boulanger! c'est inutile. On lui doit douze mille francs ; il refuse de donner un seul morceau de pain, avant d'être payé.

— Bien, bien. Dans ce cas, mettez dans la corbeille ce que vous avez pu réunir : le reste , le bon Dieu l'enverra. Je viens à l'instant faire, moi-même, la distribution.

Le petit Dalmazzo, qui n'avait pas perdu un mot de ce dialogue, fut surtout frappé des derniers mots de Don Bosco; et, quand il le vit se lever , il le suivit avec une curiosité bien naturelle, et d'autant plus vive que, les jours précédents, on avait beaucoup parlé de faits merveilleux , survenus à l'Oratoire , et auxquels Don Bosco n'aurait pas été étranger.

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