XVIII PREFACE
font ses œuvres et de plus grandes encore, l'âme d'un serviteur de Dieu n'est-elle pas un spectacle à plonger dans le ravissement les anges les plus beaux? et sa vie ne peut-elle pas alimenter la piété des bienheureux eux-mêmes? Nous n'avons guère d'un saint que ce qu'il opère aux yeux des hommes sous le regard de Dieu : saurons-nous jamais, ici-bas, ce qui s'est passé entre Dieu et l'âme d'un élu de choix? Recueillons du moins avec reconnaissance ce que la bonté divine nous distribue du fruit de ces grâces sans nombre, qui ornent le cœur des saints; que ces pages, où Don Bosco va revivre, soient, à tous ceux à qui elles iront parler du ciel , comme un gage assuré des biens à venir. Il est toujours fortifiant et doux de voir comment Dieu lui-même prend soin d'essuyer les larmes que les saints . plus que les autres hommes, répandent durant leur pèlerinage de douleurs terrestres; cela nous fait regarder du côté de l'éternité, où, si nous le voulons, nous trouverons Dieu prêt à sécher nos pleurs : et cette caresse divine ne finira plus, parce que les choses du temps auront passé pour jamais.
{Bulletin Salésien de Septembre 1888)
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DOX BOSCO
« £7w tendre amour envers le prochain est un des plus grands et excellents dons que la divine Providence puisse faire aux hommes. »
Cette charmante pensée de Saint François de Sales, inscrite en tête du Bulletin Salésien, est vraiment la caractéristique de l'Œuvre Salésienne.
Don Bosco, dans sa vie mortelle, a été tout amour; il a aimé du plus tendre amour cette innombrable multitude d' enfants qui l'ont appelé mon père.
Et c'est dans l'écoulement de cet amour, puisé au cœur même de Xotre Seigneur Jésus- Christ, que ce pauvre prêtre, dénué de toute
P'ESPraex — Boa Bosco. 1
DOX BOSCO
ressource humaine, a trouvé l'inspiration et la force de fonder cette pieuse Société do Saint-François de Sales, destinée peut-être, un jour, à couvrir toute la terre de sa vigoureuse floraison.
« Le but de cette association est de se livrer à 1' exercice des différentes œuvres de piété et de charité et, en particulier, de prendre un soin spécial de la jeunesse pauvre et abandonnée, de qui dépend 1' avenir heureux ou malheureux de la société. »
La jeunesse pauvre et abandonnée ! Est-il une œuvre plus admirable que de prendre un soin spécial de ces enfants que le délaissement, l'ignorance, le contact d'êtres dépravés ou pervertis livrent sans défense aux atteintes du mal !
Don Bosco va les recueillir, leur donner un asile, leur apprendre un métier honorable, en faire des hommes utiles à leur pays ; mais, bien plus encore, il va les ennoblir, pour ainsi dire, en les initiant aux splendeurs de la vérité révélée. Il leur découvrira l'immortelle beauté de cette âme, faite à l'imago d'un Dieu qu'ils outragent parce qu'il ne le connaissent pas ; et, de ces enfants du peuple, beaucoup vont être élevés à la plus