L'OUVRIÈRE
Au mois de mars 1881, Don Bosco fit un petit séjour à Grasse, pendant lequel il reçut nombre de personnes, notamment une pieuse ouvrière d'un certain âge , qui lui demanda sa bénédiction.
— Je veux bien, fit Don Bosco, mais il faudrait vous mettre à genoux.
— Mon Père, je ne le puis pas.
En effet, depuis huit ans, elle ne pouvait pas plier un de ses genoux devenu complètement roide à la suite d'une fracture ; il existait, en outre, une plaie fort douloureuse.
— Essayez tout de même, ma fille.
Et voilà qu'elle se met à genoux, reçoit la bénédiction et se relève, avec une facilité qui l'étonné.
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— Mon Père, vous devriez bien achever votre œuvre: accordez-moi, je vous en prie, quelques instants d'entretien.
— Volontiers, répond Don Bosco.
On passe dans une pièce à côté, et l'ouvrière se met en devoir de raconter ses peines intimes.
Mais voilà que deux chats , qui se trouvaient dans la chambre commencent à faire un tapage abominable, se poursuivant, grimpant sur les meubles, et la brave fille, impatientée, veut les expulser. Elle se met à les poursuivre avec une liberté d'allure qui amène un sourire sur les lèvres de Don Bosco.
— Mais il me semble, ma fille, que vous n'êtes pas aussi impotente que vons le dites!
— C'est singulier : ma jambe va beaucoup mieux.
— Allons, vous guérirez, mais pins tard. Pour vous et pour moi, il est préférable que Xotre-Dame Anxiliatrice ne vous accorde pas cette faveur tout de suite.
D'Esi'iney — Don Bosco. *~~
338 ENCORE UNE GUÉltISON