JOIE DANS LES SOUFFRANCES
La nuit n'a pas été bonne.
Ce matin , ne pouvant célébrer , Don Bosco assiste à la Messe et fait la Communion.
Les paroles Ecce Agnus Bel lui font verser de douces larmes d'amour à Jésus-Hostie. Il est heureux.
Il écoute la lecture du journal avec la gaieté charmante qui lui est habituelle, sans épargner à son mal les plus aimables plaisanteries.
<4 décembre.
Le soir, vers 6 h. 1{2, il fit appeler Don Cerruti (1), qui, à peine entré, l'entend lui dire : — Je n'ai rien de grave à te communiquer : je désire seulement causer un peu avec toi, afin de me mettre entièrement au courant des choses de l'Oratoire. — Depuis que Don Cerruti se trouvait à Turin, c'était la première fois que Don Bosco , de son propre mouvement , l'appelait auprès de lui pour un entretien de ce genre : il fut vivement impressionné.
La conversation dura longtemps; l'infatigable Don Bosco voulut être instruit à fond ; à la fin, il donna un conseil à son interlocuteur et lui confia une mission.
Il lui demanda ensuite des nouvelles de sa santé, avec une nuance toute particulière de paternelle affection: Soignetoi; c'est mol, Don Bosco, qui te le dis, qui te l'ordonne. Fais pour toi ce que tu ferais pour Bon Bosco. — A ces mots, Don Cerruti fut impuissant à comprimer son émotion. Le bon Père alors lui prenant les mains : Courage, cher Bon Cerruti, lui dit-il; au paradis nous nous réjouirons: je le veux.
Don Cerruti se retira les yeux pleins de larmes.
(1) Directeur des études pour toute la Société.
G décembre.