‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 197 sur 199 · DOCTOR · texte numérisé non relu

DOCTOR

Muy bien concluye Vuestra Alteza... perollamamos hidalgos de sangre aquellos que no ay memoria de su principio... {Examen de los ingénias para las cienciaSy aho de 157S. — Baeça.)

Pour donner une idée de la manière dont les historiens des derniers siècles ont traité le sujet qui nous occupe, j© copie le récit d'un écrivain anglais, Watson (traduction de Mirabeau], tome II, p. 42 et suiv. :

Don Carlos avait été dès son bas âge renommé par l'impétuosité et la violence de son caractère, et, quoiqu'il n'eût jamais donné lieu de juger favorablement de son intelligence et de ses talents, il avait montré l'ambition la plus excessive et le désir le plus ardent d'être admis par sor père dans l'administration d'une partie de ses États. Philippe, soit par jalousie, soit par la conviction de l'incapacité de son fils, avait refusé de satisfaire cette ambition, et s'était conduit envers don Carlos avec toute la réserve et la froideur possibles, tandis qu'il accordait toute sa confiance au ducd'Albe, à Ruy Gomez de Sylva et au président Spinosa. C'étaient précisément les trois hommes pour lesquels don Carlos avait la plus invincible aversion, soit qu'elle fût excitée par la jalousie, soit qu'il les regardât comme les espions de son père. Dans ces dispositions, le prince ne se fit pas scrupule, en diverses occasions, de censurer amèrement l'administration de Philippe, surtout les mesures qu'il avait prises dans les Pays-Bas. Don Carlos avait marqué une vive compassion pour les peuples de ces provinces. Souvent il menaçait le duc d'Albe et avait même attenté à sa vie, pour le punir d'en avoir accepté le gouvernement,

35i Pièces et documents

On le soupçonnait aussi de se ménager des entrevues secrètes avec le marquis de Mons et le baron de Montigny, et d'avoir formé le projet de se retirer dans les Pays-Bas pour se mettre à la tête des mécontents.

Le roy en fut informé par ses courtisans. Aussitôt il consulta les inquisiteurs (car il ne manquait jamais de prendre leur avis dans les affaires d'importance), et résolut de priver le jeune prince de sa liberté, pour arrêter ses projets. Philippe entra la nuit dans la chambre de don Carlos, accompagné de quelques-uns de ses conseillers et de ses i^ardes. Après lui avoir reproché sa conduite, il lui dit qu'il et oit venu pour le châtier en père; alors il renvoya toute sa suite et lui donna des gardes, qui revêtirent son malheureux fils d'habits de deuil. Celui-ci, naturellement fier, fut cruellement irrité d'un tel traitement, conjura son père et ceux qui étaient présents de lui ôter la vie. Il se jeta tête baissée dans un grand feu, et ses gardes ne le retirèrent qu'avec peine des flammes où il voulait périr. Son désespoir dégénéra en frénésie ; il passait quelquefois des journées entières sans manger, et, après de longues diètes, il essayait de se faire mourir par l'excès de sa voracité. Plusieurs princes et toute la noblesse espagnole sollicitèrent son élargissement ; mais son impitoyable père fut inflexible, et, après avoir tenu son fils renfermé pendant six mois, il voulut que Tinquisition prononçât son arrêt. Le malheureux don Carlos fut condamné à mort, et, sous le voile de cette odieuse sentence, Philippe ordonna qu'on lui fît avaler du poison, dont il mourut quelques heures après, âgé de vingt-deux ans. »

Voici le récit du président de Thou :

(( ... Philippe s'imagina que son fils pensait à s'échapper d'Espagne pour passer dans les Pays-Bas...

« Philippe s'était encore mis en tête que son fils avait

PIÈCES ET DOGl MENTS 355

conspiré sa perte, et il croyait en avoir plusieurs indices; entre autres de ce qu'il portait continuellement dans ses culottes, qui^ suivant Tusage de la nation, étaient très amples, deux pistolets faits avec beaucoup d'art : c'est ce que Philippe apprit de Louis de Foix.

(( ... Don Carlos chargea Louis de Foix de lui faire un livre assez pesant pour tuer un homme d'un seul coup. De Foix en fit un composé de douze tablettes, d'une pierre bleue, long de six pouces et lar^e de quatre, couvert de lames d'acier, mais par- dessus de lames d'or, qui pesait plus de quatorze livres; mais aussitôt de Foix vint le dire à Philippe.

«... Cet ingénieur m'a rapporté que don Carlos avait souhaité un livre de cette façon parce qu'il avait lu dans les annales d'Espagne qu'un évéque, prisonnier, avait fait couvrir de cuir une brique de la grandeur d'un bréviaire, qu'il en tua celui qui le gardait, et qu'il s'était sauvé par ce moyen.

« Comme le prince voulait être seul dans sa chambre la nuit, sans aucun domestique, il se fit faire aussi par de Foix une machine avec laquelle, par le moyen de quelques poulies, il pouvait, étant couché, ouvrir et fermer sa porte. . Ce prince inquiet ne dormait point qu'il n'eût sovis son chevet deux épées nues et deux pistolets chargés; il avait encore dans sa garde-robe deux arquebuses avec de la poudre et des balles, toutes prêtes à tirer.

« ... Le roi ne faisait rien de conséquence sans consulter le tribunal de l'inquisition. Il lui communiqua cette affaire et prit la résolution de prévenir son fils et de s'assurer de sa personne. L'arrêter pendant le jour, c'était faire à ce prince un affront trop signalé, et il y avait trop de danger, parce qu'il était naturellement féroce, qu'il était toujours environné de gens qui lui ressemblaient, et qu'on le soupçonnait de porter toujours des pistolets chargés. On résolut donc de prendre le temps de la nuit...

« De Foix, suivant les ordres qu'il en avait reçus, arrêta avec tant d'art les poulies qui servaient à fermer en dedans la porte de la chambre du prince, qu*il ne s'en aperçut point. Ainsi, croyant avoir fermé à son ordinaire les verrous, il s'imagina qu'on ne pouvait ouvrir sa porte qu'avec violence et qu'avec un grand bruit. Il y avait encore à craindre que le prince, réveillé par le bruit que son père ferait en entrant, ne le tuât avec les épées et les armes à feu qu'il avait sous son chevet, et dont il avait appris à se servir avec une perfection qui le mettait au-dessus de tous les jeunes seigneurs de la cour. C'est pourquoi le comte de Lerme eut ordre d'entrer le premier dans la chambre^ ce qu'il exécuta sans faire aucun bruit : il enleva secrètement toutes les armes que le prince avait sous son chevet, après quoi il se rendit maître de la garde-robe, où Ton savait qu'il avait toujours plusieurs arquebuses toutes prêtes à tirer.

a ... Le prince s'abandonna au désespoir et à la fureur. Comme il avait peu de gardes, il alluma un très grand feu, sous prétexte du froid rigoureux de l'hiver, et il se jeta dedans : son habit et sa chemise furent brûlés.

«... Ayant passé deux jours sans boire ni manger, il but le troisième jour une si grande quantité d'eau froide, qu'il s'en fallût peu qu'il ne mourût. Une autre fois, ayant fait diète pendant quelques jours, il mangea tant de pâté farci de viandes difficiles à digérer, qu'il pensa étouffer. Voilà ce que de Foix m'en a appris... »

De Thou ajoute que Philippe, ayant conféré avec le saint-office, ût donner à son fils un bouillon empoisonné dont il mourut quelques heures après.

[Histoire générale^ t. V, p. 433 et suiv.)

EXTRAITS DE LA RELATION DES DOCTEURS CHACON ET OLIYARES SUR LA MALADIE DE DON CARLOS

En la villa de Alcala de Henares, domingo â los 19 de abril de 1562 aflos, habiendo cincuenta dias justos que le faltaba la cuarlana, de la cual se habia estado curando en la dicha villa, este dia el principe nueslro sefior, despues de haber comido a hora de las doce y média, bajando Su Alteza por una escalera muy oscura y de muy ruines pasos y cinco escalones antes que acabasa de bajar, echô el pié derecho en vacio, y diô una vuelta sobre todoel cuerpo, y cayô, y diô con la cabeza un gran golpe en una puerta cerrada, quedando la cabeza abajo, y los pies arriba. Descalabrose en la parte postrera de la cabeza a la parte izquierda junto à la comisura que se llama lamdoides... Llamaronme y descubri la herida, présentes don Garcia de Toledo, su ayo y su mayordomo mayor, y Luis Quijada, caballerizo mayor de Su Alteza, y los doclores Vega y OHvarés, médicos de camara, y vi una herida del tamano de una una del dedo pulgar y la circunferencia bien contusa; y descubierto el pericraneo, se viô que estaba algo <;ontuso. Heclio, y aparejado lo que convenia, comencé à formar la herida, y Su Alteza se quejaba y sentia demasiado; y vistoesto Luis Quijada me dijo (pensando que yo porno dar dolor a Su Alteza, no hiciera lo que convenia) : No cureis à Su Alteza como principe, sino como a un hombre particular. Los doctores respondieron que asî se hacia...

Comenzo à sudar y sudo pasada de hora y média, y esto fué causa que se difiriese la sangria... se sangrô del brazo derecho... y se sacaron ocho onzas de sangre y luego comenzo a tener un poco de calentura. Acabada la cura^ don Garcia de Toledo despachô a don Diego de Acuna, gentilhombre de càmara de Su Altcza, para que dièse cuenta à Su Majestad de lo que pasaba, el cuai mandô al doctor J. Gutierrez, su médico de càmara, y su protomédico gênerai, se partiese luego para Alcalâ y llevase consigo a los doctores portugués y Pedro de Torres, cirujano de Su Majestad, los cuales llegaron à Alcalà lunes siguiente al amanecer, y queriendo yo curar, me dijo Su Alteza : Licenciado, a mi me darà gusto de que me cure el doctor portugués, no recibais pesadumbre de ello. Yo viendo un compliraientodeuntangran principe, respondi que en ello recibiria grandisima merced, pues Su Alteza gustaba de ello... y asi se curô Su Alteza en presencia de los dichos, y de los que en Alcalà estàbamos à las ocho de la mafiana.

Acordamos que, etc.. y que habia veinte meses que Su Alteza ténia la cuartana... pareciô necessario de reiterar la sangria, y asi se hizo... sacàndole unas ocho onzas de sangre. Este dla comio Su Alteza unas ciruelas pasas, un poco de caldo, y unas piernas de polio, y acab6 de comer con un poco de mermelada... cenô unas ciruelas pasas y el caldo y un poco de conserva. Esta ôrden se tuvo hasta pasado ei seteno... En el quarto crecio la calentura alguna cosa, aunque poco, y vimos en la parte izquierda del pescuezo unas sequillas con un poco de dolor. Tambien tuvo un entomecimiento en la pierna derecha, el cual solia sentir Su Alteza en la cuartana algunas veces... El seteno, la herida iba de bien en mejor... Al deceno dia de la caida, à la hora de la cura, la herida no estaba tan buena como de an tes, porque la hallamos algo sucia y no de tan buen cblor... Pasada la mitad del onceno... sintio Su Alteza un

poco de frio, y pensandoqùe séria del tierapo porque aquellos dias hacia muy fresco, no llamo a nlngun médico, antes procuré de dormir, mas no pudé : por lo cual don Garcia de Toledo raandô llamar al doctor Olivarés a las dos de la noche, el cual viô luego a Su Alteza, y le hallô con buena calentura, aunque por no ponerle temor, le dijo que era* iiada, que solo era un poco de alteracion... La calentura al onceno en herida de cabeza mala sefiales. La calentura era tan crecida que convino no le dejar dormir hasta el amanecer. Entônces llamaron todos los médicos y cirujanos los cuales vinieron jueves ùltimo de abril... Pareciô a todos que aquello podria venir por una de dos cosas, ô por lésion' interior, 6 por haberse podrecido el pericrânej y^ haber quedado alguna materia encerrada, que no pudo salir afuera... Vistos estos accidentes, yo propusé en la consulta que pues era negocio tan de duda que trajesen al bachil- 1er Torres, cirujano y maestro mio, que residia en la villa de Valladolid, hombre de muchas letras, y gran experiencia y a todo les pareciô muy bien, y don Garcia de Toledo mandô luego despachar un correo, el cual diô tan diligencia que a los seis de mayo ya estaba el bachiller Torres con nosotros.

Se hizo la manifestacion hasta descubrir el casco y hizose la abertura en forma de Tao, y apartose con gran facilidad el pericrâneo, porque estaba ya podrecido, lo uno por la contusion que tuvo, lo otro por la cantidad de materia que se embebiô en él, sin tener lugar por donde salir, cuando al nono, sin formar la herida, se tapô el orificio (par le docteur portugais). Hecha la abertura, no se pudo ver sihabia daûo en el casco por el gran flujo de sangre que hubo, y asino se hizo mas desistir el flujo y curarle.

Luego se despachô un correo a Su Majestad, dando cuenta de lo pasado, que por el peligro que a todos pareciô que podria haber en la dilacion, se hizo la abertura sin avisar a Su Majestad. El cual, sabida esta nueva, el viernes primero

de mayo partie de Madrid antes de amanecer, y llegô a AleaL) antes que curasemos à Su AUeza, el cual luego se curô présente Su Majestad, y el doclor Andrés Vesalio, hombre doctisimo.

Desde el viernes se le comenzô à apostemar la cabeza con «na gran erisipela, mezclada con sangre gruesa ; la cual fué entendiéndose primero por la parte izquierda, oreja y ejo, y despues por la derecha : por manera que se aposte* mô toda la cara^ y fué bajando hasta la garganta^ pecho, y brazos.

Fué tan grande el calor de esta erisipela y la fiebre estaba tan intensa que... sobrevino un delirio con el cual estuvo Su AUeza quinto dias y noches. Esto nos puso en gran cuidado.

El doctor Vesalio y el doctor portugués fueron de pareecr que el dano era interior, y que no ténia otro remedio, sino penetrar el casco hasta las telas... (Les autres sont d'un avis contraire.)

No dej') de tener Vesalio muchos fundamentos para su opinion...

Miércoles a 6 de mayo vino el bachiller Torres, el cual fué de parecer que se debia de legrar el casco... Sabado a las cuatro de la manana que era à la fin del vijésimo, estando todavia en la duda de la lésion del casco^ se nos iom') à proponer el legrarle, y viendo el poco inconvewiente \\ue se seguia por estar Su AUeza tan desacordado que no podia entender lo que se hacia y que no se le habia de dar ningun género de dolor; visto tambien quelos mas i»ran de aquel parecer y la inclinacion que Su Majestad y los grandes que estaban présentes, tenian a que de hiciese'; y visto tambien el peligro en que Su Alteza estaba, y la

pocâ esperanza que las setlales que veiaraos que daban de su salud, acordamos que se legrase. Esto fué sàbado à las nueve de la maiiana, très horas antes que entrase en el veintiuno; comenzô el doctor portugués a echar la legra y a pocos lances me mandô el duque de Âlva que la tomase yo, y fui legrando, y a poco ralo hallé el casco blanco y solidOy y comenzaron à salir de la porosidad del hueso unas gotillas de sangre muy colorada, y con esto paré la legra. Viôse por vista de ojos no haber dailo en el casco, ni en la parle interna que correspondiese à aquel lugar.

Tambien los ojos se fueron apostemando de manera que se entendiô que se vendrian a supurar. Visto cuân mal iba la herida, habiasenos propuesto muchas veces que curàsemos a Su Alteza con los ungùentos del Pinterete, moro del reinode Valencia, los cuales son dos : uno blanco que se tiene por repercusivo; otro negro, el cual es caliente, (Jue es necesario templarlo con el blanco. Habiamoslo contradicho lo mas que no se usase de estos ungùentos, lo uno por no saber la composicion de ellos, y no ser razon que en un tan gran principe y en tan grave caso se usase de remedios, sin saber y entender io que llevaban. Lo otro, porque no nos pareciô conforme a razon usar siempre de unos mismos medicamentos en todos tiempos, edades y complexiones. Mas viendo la fé que muchos tenian con estos ungùentos y la opinion gênerai del vulgo que a todos nos ponian culpa porque no usâbamos de ellos... el moro vino sabado à la noche a 9 de mayo. El domingo siguiente viô curar a Su Alteza con sus ungùentos... la herida iba de mal en peor... Acordemos dar con los ungùentos y con el morillo al través, y él se fué â Madrid à curar â Hernando de Vegaz, al cual con sus ungùentos enviô al cielo

^ El sabado 21 de la caida y 9 de mayo, estuvo S. A. que

ninguna seîial tuvo que no fuese mortal. Solo nuestra contianza era en la misericordia de Dios, v estar Su AUeza en la edad, que no pasaba de diez y siete aflos. Tambien teniamos entendido que su pulso natural no eramuy fuerte. Este sàbado en la tarde vino a palacio en procesion la villa, y trajeron el cuerpo del bienaventurado san Diego, cuya vida y milagros es tan notoria; metéronle en el aposento del principe, y Ilegaronsele lo mas que fué posible, aunque aquel dia estaba tan fuera de si Su Alteza, y les ojos estaban tan apostemados y cerrados que daria muy poc^ razon de lo que acaeciô. Su Majestad, visto esto, y porque el doctor Mena, médico de su camara, le dijo que Su Alteza sin duda moriria, se partiô de Alcalà entre diez y once de la noche con una oscuridad y tempestad grandisima, y fuese a San Gerônimo de Madrid con la pena que todos podemos ent^nder y à nosotros nos dejo en el mayor cuidado y trabajo del mundo...

Este mismo sabado se tornaron a poner seis ventosas secas en las espaldas, y despues a la noche se sangrô con lanceta de las narices, y à las diez de la noche se le tornaron a poner cinco ventosas. Fué Dios servido que con estos beneficios Su Alteza durmiô esta noche en veces cinco horas. A la raaîiana el pulso estaba con mas vigor y el delirio no tan grande. Con esta mejoria domingo al amanecer el duque de Alba despachô a Su Majestad el alguacil Malaguilla, el cual llegô a Madrid a tiempo que habian sacado a Nuestra Sefiora de Atocha en procesion, en la cual iban la majestad de la reyna nuestra serlora^ y la serenisima dona Juana y alli les diô la buena nueva...

Domingo à la noche durmiô otro tanto y asi el lunes y marj;es. La llaga, como ya esta dicho, coif todas estas mejorias iba de mal en peor con los ungûentos del moro...

Este dia (miércoles à los 13 de mayo) tornô Su Hajestad à Alcalâ, estando Su Alteza ya en todosu juicio, teniendo mediano sueîîo... se curô con unas hilas secas juMto al çasco y en los lâbios de la herida se puso un poco de mantecade vacas,lavada con aguarosada, y encima el em piastre de betônica.

Jueves a 14 de mayo à la tarde se curô la herida de la misma manera que eldiaantes y haliôse con alguna materia y mejor... Viernes siguiente a las dos y média la herida estaba con harta materia, los labios medîanamente colorados, gruesos, y mas juntos. Desde este dia adelante, se curô Su Alteza con los polvos de yreos a raiz del casco, y en los lâbios con su digestivo, y encima el emplastro de betônica...

Depuis il va mieux : les yeux se dégagent, la fièvre diminue, et bientôt elle disparaît. — Miércoles a 20 de mayo, la calentura era poca, por manera que cada dia se veia la mejoria à la clara...

Sabado à los 30 de mayo tornô Su Majestad à Alcalà y partiôse el domingo siguiente para Aranjuez despues de comer.

Martes a 16 de junio, cerca de média noche, tornô Su Majestad à Alcalà. Miércoles siguiente à las ocho de la manana se levantô el principe, y pasô el aposento de su padre, el cual le recibiô y abrazô con grande alegria, y luego se vinieron juntos al aposento del principe...

Lunés, dia de San Pedro, saliô el principe a la misa a San Juan Francisco a la capilla del bienaventurado san Diego, y entônces le mostraron su cuerpo, el cual habia estado fuera de su sépulcre desde el dia que le llevaron à

palacio liasta et ûltimo del mes de Junîo. De ahi adelante todas las mas tardes salia Su Alteza à espaciarse al campo, caido el sol.

Domingo à 5 de juIio saliô à oir misa a San Beraardo; dijo misa nueva su maestro Onorato Juan, siendo padrino don Pedro Ponce* de Lebn, oblspb de Placehcik.

Jueves a 9 de julio se partieron los médicos y cirujanos y quedamos los dos médicos de câmara Vega y Olivarés,

yyo.

Viernes a 17 de julio, estando la herida toda encerrada, partlô Su Alteza de Alcalà, y f ué à dornair a Barajas, donde estuvo todo el sâbado hasta poco antes de anochecer que partiô y entrô en Madrid cerca de las diez de la noche

Desde la hora de la caida hasta el fin de la cura que fué cuando se quitô el parche, pasaron noventa y très dias menos très horas.

En esta dolencia, mo^trô el principe gran devocion.y cris-, tiandad, porque allende que como crîstianisimo principe conlesô y recibio el santisimo sacramento en todas las ocasiones que tocaron a su anima; a la lionra y servicio de Dios tuvo tanta cuenta, que ni la enfermedad, por récia que fué, ni otra cosa le estorbo para que de esto se descuidase : todo lo mas del dia, entend ia en rezar y hacer oracion a Dios y a nuestra Sefiora, y en adorar las reliquias que Su Majestad mandô alli traer, prometiendo de ir a visitar personalmente, dândola nuestro Seilor salud, muchos.lugares a donde su divina Majestad y la sacratisima Reynade cielosuelen mostrar susmaravillas como à Nuestra Selora de Monserrate, de Guadalupe, y al crucifijo de Burgos y otras casas de devocion. Ofrecio cuatro pesos de oro y siete de plata. La primera cosa que Su Alteza viô en

abriendo los ojos fué una itnâgen de nuestra Sefïora que eslaba en un altar frontero de su cama, a la cual devotisimamente hizâ oracion. Estuvô tanto en las cosas de Dios, que hablando un dia (de los de mayortrabajo) con su confesor, le pidiô el santo sacramento, y respondiéndole que» Su Alteza le habia recibido, dijo : Eso ha ocho dias, y era asî puntualmente. Fué tanta su devocion que segun Su Alteza cuenta, el sabado de la noche à 9 de mayo se le apareciô el bienaventurado santo Fr. Diego, con sus habitosde san Francisco y una cruz de caila en las manos, atada con una cinta verde, y pensando el principe que era san Francisco, î*^ dijo : ^Cômo no traeis las llagas? No se acuerda de lo que respondiô, mas si de que lo consolô, y dijo que no moriria de este mal.

El duque de Alba, que alli estuvo por mandado de Su Majestad, ninguna hora ni momento en tiempo de lanece-

sidad faltô, viendo siempre lo que se hacia porque cierto

todas las noches estaba velando vestido sentado en una silla.

Tuviéronse en esta enfermedad del principe nuestro seîlor pasadas de cincuenta juntas, y las catorce de ellas en presencia de Su Majestad. Y estas fueron de manera que ninguna duré menos de dos horas y algunas duraron mas de cuatro. Y Su Majestad estuvo à ellas con una humanidad y atencion notable, y preguntando a cada uno que decia que le declarase los términos de la facultad que no entendia. Hacianse las juntas de esta manera. Su Majestad se sentaba en una silla, y à las veces rasa, y todos los grandes y caballeros detras; el duque do Al va y don Garcia de Toledo à los lados; los médicos cirujanos estabanios en forma de média luna, don Garcia nombraba al que habia de declr y el mandado decia su parecer, fundàndpse con las autoridades y razones que sabia.

Esta caîda de Su Alteza estaba pronostîcada muchos anos habia en esta manera : al principe de Espana Garlos correrà peligro de una caida de grados, ô de alto ô de caballo, pero de caballo menos.

Acabôse esta relacion en esta corte y villa de Madrid dia del santa Santiago à veinte y cinco de julio de mil qui-, nientos sesenta y dos afios.

(La relation de Chacon se trouve dans le livre de More, jon, Hist, de la Medicina espaghola; celle d'Olivarés, qui n'en diffère que peu, dans les Documentos inéditos, XV, 6S3.)

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