DEUXIEME LETTRE A CHARLES IX
5 février 1568.
Sire, désirant le roy catholique qu'il ne soit donné entendre à Vostre Majesté que la vérité de ce qui est advenu sur le prince son fils, il m'a fait dire, par Ruy Go mes, le xxvir du passé, qu'il y a plus de trois ans qu'il s'apercevoit bien que- ledict prince estoit encore plus mal composé de son cerveau que de sa personne, et qu'il n'auroit jamais l'entendement bien rassis, ainsi que ses actions depuis en ç& journellement l'ont donné à congnoistre par expérience : ce que ladicte Majesté a longtemps dissimulé, espérant que les ans lui amèneroient sens et discrétion : ce qui a succédé au contraire, car il est allé tous les jours en empirant, de manière que ledict seigneur a perdu entièrement l'espérance que ledict prince devienne jamais sage ni digne de la succession de ses royaumes et Estats, luy laissant lesquels seroit voloir la dissipation et ruyne manifeste d'iceulx et de ses subjects. A ceste cause, Sa Majesté, par longue et bien considérée délibération, et avec un regret si extrême qu'il ne se peult exprimer, a advisé de prendre une autre voye pour ledict regard, qui est de loger ledict prince en une bonne chambre d'une grosse tour de ce palais de Madrid, et proprement sous la chambre où loge la princesse ; où il sera dorénavant servy et traité en prince de bonne maison, touchant sa personne, mais si soigneusement gardé qu'il ne pourra endommager
nully, ny s'échapper et fuyr hors d'Espagne, ny s'éloigner dudictroy son père, ainsi qu'il avoit délibéré : me priant ledict Ruy Gomès escrire ce propos à Vostre Majesté : ce que je luy ai prorais. Et j'ay sceu d'ailleurs, sire, qu'il pensoit s'en aller à Gènes, pour, estant arrivé en Italie (où n'y auroit eu faulte de gens qui l'eussent poulsé à troubler toutes choses), sommer et contraindre ladicte Majesté de luy accorder certains articles hors de toute raison ; et a pressé longuement, selon que j'entends, don Juan d'Austrice qu'il voulust estre le premier à se signer au rôle des seigneurs qui promectroyent de suy vre, favoriser et soutenir son party : ce que ledict don Juan luy a toujours refusé, et, pour fuir telle importunité, s'estoit absenté de luy ces festes de Noël, s'estant allé retirer à l'Escurial, près dudict seigneur roy, d'où il n'a bougé jusques à son retour. Duquel esloignement ledict prince a esté si jaloux et malcontent que, le soir que ladicte Majesté arriva en ce lieu, qu'estoit un samedi, xvu* de janvier, il trouva moyen d'attirer ledict don Juan d'Austrice en un certain endroit du quartier de son logis, passant par unze portes que ledict prince ferma après eux ; et, dès ce qu'ils furent audict lieu tous seuls, il fit ses efforts de tuer ledict don Juan avec une pistole, lequel la luy osta, et se retira en la chambre de ce roy, qui n'en feit aucune démonstration pour lors. Et lendemain, que je fus à l'audience, il me sembla d'aussi bon visaige que les autres jours, combien qu'il estoit résolu de mectre la main sur sondict fils la mesme nuit, ne voulant dissimulerny pouvant souffrir davantage ses follies et jeunesses trop débordées, dont la dernière a esté la susdicte d'avoir volu tuer son oncle ; et, s'il fût passé plus oultre dans ledict quartier et logis, on veult dire qu'il y avoit léans un des hommes dudict prince qui estoit caché derrière la tapisserie avec une harquebuse, pour le tuer : mais Dieu garda ledict don Juan d'y entrer. Et la mesme nuit, sire, ledict seigneur roy alla saisir en personne sondict fils, et le consigner à Ruy Gomès et duc de Fériés, qui luy en ont répondu sur leurs vies. Il print ses papiers et escritures, par lesquels il a vu les desseins du prince : car tout ce qu'il pensoit, il l'escrivoit de sa main, de sorte que par ce moyen s'est ledict prince descouvert luy-mesme de dix mille folles rêveries bien estranges qu'il avoit conceu en son esprit, non toutesfois qu'il ait songé d'attenter sur Sa Majesté ny sur la royne catholique, comme le bruyt commun a esté par ceste court. On luy a trouvé seulement trois mil escuz et un nombre de désirez de Portugal : voylà tout son trésor. Vrai est que il avoit des bagues, et rien ne luy a esté prins, ains en peult encore disposer à sa volonté. Sa maison a esté cassée le xxvi* dudict mois. Ceux qui le servent n'ont espée ny dague ; on les change souvent, et la viande qu'on luy porte est coupée, car il n'a pas seulement un petit cousteau pour couper son pain. Les garçons de cuisine portent les plats jusqu'à la porte de sa
chambre, où ceulx qui le servent les reçoivent; et n'a pour tout son logis que ladicte chambre et la fenestre bien grillée de fer, ainsi qu'il plaira à Vostre Majesté l'entendre plus minute ment par «Loys de Foix, présent porteur
(Bibliothèque impériale, à Paris, MS. Suppl.
franc. 225', pp. 1145, 1163, 1164, 1168 )
Lettres écrites à sir William Cecyll, principal secrétaire d'État de la reine Elisabeth, par sir John Mann, ambassadeur d'Angleterre à Madrid.
PREMIÈRE LETTRE
19 janvier 1567 (1568, n. st.).
Sir, yesternight, the 18'h of, this présent at ten o'clocke at night, this kyng, armed under his night gowne, went to the prynces his sonnes lodging, to apprehend him, accompanied withaigreatnomber of hisgard, and commytted him unto the keeping of the captayne of his gard, to ward him theare for that night. This morning I am enformed that ne gyveth order to send bim to Tordesiilas or to Toledo, to remayne theare m close prison. Yt is bruted that ne practysed the kyng his fathers death. The certencie 1 know not yet. The kyng found a pistolet bydden under the prynces bedd, which liée toke away with him. The matter was discovered by the prynces godlie father. This being so strange, I thought (good) the Quene's Majestie shold understand with ail speed. As other thinges shall fall ou te, I will advertise you with diligence, and so take my leave of you for this tyme.
From the Gorte of Spaygne, in Madrid of Gastyle, the 19 t! » of january
Your most humble servaunt,
Jo. Man.
To the right honorable S' William Cecyll, knyght, pryncipall secretary, the Queene's most excellent Majestie and master of Her Highness lyveries.
DEUXIÈME LETTRE
28 janvier 1567 (1568, n. st.).
Sir, as yesterday, the xxvn ,h , principe Wri G ornes (sic) declared unto me that this kyng had geven him commandement to participate unto me His Majestie's meaning and determynacion in the emprisonnement and séquestration of the prynce of Spayne his sonne, and albeit ne had already geven notyce thereof iinto his ambassador résident in England, yet His Majestie's expresse pleasnre was I shold also know the same, to the entent to signifie it unto the Quene's Majestie, for that ia a matter of so great moment, he thought it convenient Her Majestie, his goodsister, shold bee diligentlie and fully advertised andsatiffyed, whieh was in some to this eflfect.
Whereas His Majestie hath of long tyme boren with great disordei6, disobedient and outragiose dealing of the prynce towardes ail parsons, and namely towardes His Majestie and otbers of his councell, considering His Majestie's duty and charge of conscience, not only for the good instruction and reformacion of his sonne, but also having an earnest and carefull eye unto the good government and quyet preservement of his reaimes and dominions, of which he is know en to bee his right - heyer and immédiate successor ; fynding in him dayly many nawghtie, notoriose and insufferable partes, and having hearetofore attempted ail gentle means and wayes of warninges and corrections, His Majestie is now compelled (seing no redresse nor other bope of remedy, to use this sharpe and straight kynd of chastyment, in keping him sequestrate as a prisonner for a tyme, hoping thereby some what to mollene the extremitie of his stubborn stomake, and to reduce him to better conformitie and human behaviour, wherein, as His Majestie shall see certen hope of good amendment, so meaneth to relent and to deale with him aecordinglie, and willed me not to crédit the Gommon rumors and hedles talke spreed abrode heare, for that this is only His Majesties meaning ; which, he seyd, the kyng wold hâve told me himself, but that His Majestie can not speake nor treate thereof, but to renew and encrease his sorow andgreef, which is otherwise more than he may well expresse unto me. To this I answered that first I knew the Quene's Majestie wold be right sorie there shold grow such greef unto His Majestie, specially thorow the behaviour of the prynce bis sonne, and yet Her Majestie must needes take in great good part that it hath pleased His Majestie to imparte the knowlege of the particularises thereof unto Her Majestie's highness as his good sister, who continually wisheth and desireth ail good unto His Majestie, and that I, as Her Majestie's servant, was exce-
ding sorie any snch occasion of greef shold bee ministred unto the kyng,. beyng of so good nature, namely by bis sonne, the prynce. Nothwithstanding, saving His Majestie's vexation and trooble. in mynd, 1 was of opynion thatlhe kyng hath doon verie well and circumspectlie in sequestring the prynce in this sort as he hath doon, consydering the great enormyties and unsufferabie attemps he hath goon about of late ; which, if he had been boren with ail a litle longer, wold hâve breat greater unquietnes in some of His Majestie's Estâtes tban cold well bee boren, and therefore I thought the kyng had no remedy but to doo as His Majestie hath doon, or ells to abyde some strange and soden adventure. He sayd he was verie glad to heare me sey so, and that I was of that jugement, whereof he sayd the kyng wold bee verie glad also, and surely to sey to you that I know, by some prove and expérience, 1 never dealt with a more dissolute, desperate and unconversable parson, and therefore thinke it was high tyme to cutt him 6horter of bis libertie or ells, etc. ('), and this with Her Majestie's pardon.
1 am enformed that, a while in the first of his emprisonnement, he was put into fetters, but that dured not long. Now he is removed from his accustomedlodging unto the tower wheare Fronces, the frenchkyng, was kept prisoner, and a verie sure gard sett upon it; ail his servants and retinew discharged unto of the corte, no parson one or other can bee suflered to corne at him, but fyve appoynted by the kyng, of which Wrigomes is the chefe, and lyeth in the lodging where the prynce lay before. The kyng will not yet appoynt any assemblé of cor tes, but hath sent unto everie grande, 1 meane to ail dukes, contes and marqueses, and ail heddes of religion, as well présent at the corte as absent, a shedula gyving them severalles notyce that he hath comytted the prynce his sonne to close prison, for great and waytie eauses, which he will disclose unto them hereafter. And tous wiahing the contynuance of goddes peace and commen quyet unto Her Majestie and ail estâtes of that reaime, 1 take my leave of you for this tyme, desiring youre ad vertisement of the recept of this letter, and of such other thinges as you shall thinke expédient.
From Madrid of C a style, the 28 of january 1567.
Your most bounded,
Jo. Man.
To the right honorable sir William Cecyll, knight, pryncipall secretary to the Quene's most Excellent Majestie, and of Her Highness wardes.
(State paper Oflict, papier* d'Espagne.) (') El cotera. 1/autcur du la kllrc termine cette phrase de cette maniôrc dans l'original.
Lettres écrites au cardinal Âlessandrino, secrétaire d'État de Pie V, par l'archevêque de Rossano, nonce à Madrid.
PREMIÈRE LETTRE
24 janvier 1568.
Sono molti giorni che, stando il re fuori, comandô secretamente che si facesse fare orationi in alcuni monasterii, acciô nost.ro signore Dio indrizzasse bene et felicemente un gran negotio che se li offeriva. Questo è costume di questo prencipe veramente molto religioso, quando li occorre qualche cosa da esseguire che sia importante : non potendosi altrui imaginare che negotio fosse questo. Domenica alli i 8, la notte, venendo il lunedi, Sua Maestà con quattro o cinque del suo consiglio di Stato discese aile stanze del preneipe suo figliuolo, et, con una quiète et compositura d'animo grande, per quanto intendo, con poche parole, levé l'armi del detto prencipe, ch'era in letto, et lo feoe riserrare, et postovi guardie lo tiene eustodito nelle medesime stanze, levatovi le scritture ch'erano in eamera sua et in mano delli secretarii, et postovi a servirlo alcuni cavalieri eletti da Sua Maestà. Hoggi poi il re mi ha fatto dire, per il signor présidente, che, oltre il conto che Sua Maestà darà a Sua Beatitndine, per questo corriero a posta, con sue lettere, et per bocca del suo imbasciatore o agente, vole ancora che io sappia che la causa per la quale s'è mossa di fare quest'effetto, è sola l'haver Sua Maestà voluto più presto haver riguardo al servitio di Dio, alla conservatione délia religione et delli regni et vassalli suoi, che alla carne et gangue suo propio, et che ha voluto quasi sacrificare per il predetto servitio Punico suo figliuolo, perché non poteva far altro, se non voleva esser troppo ingrato delli benefitii che Nostro Signore Dio li fa di continuo ; et che per bora non puô dir altro, ma di mano in mano farà intendere a Sua Santità li particolari, volendoli come a padre amorevole dar conto d'ogni cosa, dove Sua Beatitudine vedrà aperto come sia stato neces&Rato di farlo, ancorchè con infinito dolore et perturbatione delP animo suo, come si puô pensare.
Questo mi ha detto in somma il présidente ; et, dicendogli io che mi par strana cosa quello che si va dicendo per tutto, cioè che questo giovane havesse pensato etiam contro la persona del re suo padre, rispose che que9to saria il manco, perché, se non fosse stato altro péri-
colo che délia persona del re, si saria guardata et rimediato altramente, ma che ci era peggio, si peggio puô essere, al che Sua Maestà ha cercato per ogni via di rimediare, già due anni continui, perché vedeva pigliarli la mala via, ma nou ha mai potuto fermare ne regolare questo cervello, flnchè è bisognato arrivare a questo. In vero, conoscendo questo re verso ogni particolare molto giustiflcato, amorevole et pietoso verso li suoi, et circonspettissimo in ogni sua attione, io teneva per certo che la causa fosse urgentissima et necessaria : ma ancora più di quello che io credeva mi è stata esagerata dal detto signor présidente, cosi in génère, senza venire alli particolari, ma ben parlando in modo che si puô comprendere che si farà processo grave, et 6i ponerà in carta il tutto, et si procédera avanti in questa causa, a la quale Dio concéda felice fine. Sua Maestà n'ha dato conto similmente cosi in génère alli suoi consfgli tutti qui presenti ; lo scrive alli prelati, alli baroni et aile communità delli regni suoi, massime a questi di Castiglia nelli quali il principe è giurato : itachè la cosa è importantissima et non solo una correttione paterna.
Questo è quanto' posso dire circa quello che mi ha detto il présidente. Ma le cose che si vanno dicendo per la corte sono moite, ma incerte et imagination! più presto che scienza. Ben si tiene molto chiaro et communemente che, - se bene Poccasioni siano state moite et di più tempo, nondimeno ultimamente don Giovanni d'Austria si sia trovato necessitato dal debito suo cfavvertire Sua Maestà di alcune cose che hanno accelerato que 3t' esse eut ione : il che io non posso affermare per altro modo che per la voce commune de la corte.
Sua Maestà non ha voluto ohe si parta corriero nessuno di quà ne d'altrove per Italia, flnch'eJla habbia fatto espedire questo a posta, per essere il primo , come pare conveniente , di dar conto a Sua Santità prima, et poi agi' allri prencipi d'Italia, di questo cosi gran caso, et questa è la causa che io non ho potuto darne ragguaglio prima ; et forse Pavviso sarà arrivato innanzi, quasi per manus traditum, più presto che per lettere délia corte.
Ancorchè Sua Maestà mostri fortezza d'animo,non dimeno se li conosce molto bene il dolore che ne sente, come ogni huomo si puô imaginare, et penso che li spirituali et tanti conforti che, come io credo, Sua Santità \e darà con le sue lettere, li saranno molto cari et utili.
Vostra Signoria lllustrissima et Reverendissima si puô imaginare come stanno la regina, la principessa et tutti gl'amorevoli di Sua Maestà, anzi certo tutta la corte, vedendo questo buon re cosi gravemente travagliato.
Questo è quanto per hora posso avvisare, tanto più che Sua Beatitudine sarà avvisata di questo fatto per lettere di Sua Maestà, la quale forsi si sarà più aperta con Sua Beatitudine che con me o altri qui
présent!. Nelle lettere che saranno con queste darô risposta aile ricevute.
Non ho voluto conûdar queste alli secretarii, seben so che, per la mia lettera difficile da légère, forse tornarà in qualche fastidio a Vostra Signoria Dlustrissima et Révérend issi ma, alla quale baciando con ogni riverenza le mani, prego nostro signore Dio li concéda ogni contento.
Di Madrid, li 24 di gennaro 1568.
Tenuta fino alli 27, et in questo mezzo Sua Maestà ha dato ordine che, nelle lettere che si scrivonno a tutti li prencipi et regni, si dica che la voce ch'è uscita che'l prencipe havesse cercato di offendere la real persona sua propia, è falsa; et questo medesimo fa dire a bocca, da Ruy Gomez, all'imbasciatori di re et di Venetia che sono qui ; ma il présidente parlé con me nella medesima forma che io scrivo di sopra.
DEUXIEME LETTRE
4 février 1568.
Non era sicuro che le lettere non fossero aperte et le cifre brusciate, perô non scrissi questo per il passato. Si tien per fermo che privaranno il prencipe délia successione, et non lo liberaranno mai. Li più favoriti del re erano odiati da lui a morte, et adesso tanto più, et quando questo venisse a regnare, si teneriano rovinati loro et tutta la sua successione, et lo tengono per crudele talmente che non fossero sicuri gl' altri flgliuoli del re propio. Li faranno processo, e, quando vogliano venire a privatione o declaratione alcuna, credo sarà necessario ricorrere a Sua Santita per asselutione dal giuramento delli popoli et signori di Castiglia, che lo bavevano giurato. Credo che'l principal fondamento sarà che non ha cervello ne sano intelletto, et a questo aggiongerano altre cause che dicono apparire per propie sue scritture, cioè d'haver havuto animo di fuggire, impadronirsi deir armata, de' Stati, o cose simili. Et, perché il présidente mi disse che, se'l re non faceva questo, vi saria stato pericolo délia religione, io ho voluto cercare un poco, et non trovo altro senon doi cose : una che, havendo tutti gl' altri preso questo giubileo che Sua Santità mandé, il prencipe ando in un monasterio fuori di Madrid, che si chiama San Gironimo, et perché desiderava di non mostrare di non voler pigliare il giubileo, congregô molti frati, et li dimandô se, havendo uno neir animo odio contra un altro, ma con raggione, si poteva communicare ; li fu risposto dl no : di poi dimandô se potevano communicarlo con una hostia non consecrata, perché il popolo vedesse che si communicaba ; li fu risposto similmente di no, et che saria
gran sacrilegio ; et cosi non se communicô altremente. La seconda è che, stando il mondo cosi infestato dalli heretici, se'l re veneodo a morte lassasse il governo, si puô dire del mondo, a* questo intelletto cosi débile et infermo, in un tratto tutti li regni sariano corrotti dagli heretici, corne gli al tri, et, per prevenire et evitare questa rovina, il re per coscienza era tenuto di far questo. Altro io non posso comprendere che vi sia circa la religione, se ben dicono alcuni eue havesse qualche animo di trattare con alcuni prencipi di Germania, ma io non vi trovo fondamento ne cosa che me lo faccia credere. Ma ogni cosa puô essere.
Il parentato con la flglia delF imperatore è espedito tal che, se'l re di Francia fa quello che deve et resta vero padrone del suo regno, sarà facilmente sua. Non credo che bisogni pensare più per adesso che il re vadi in Fiandra, se bene s'intende che quelli popoli si mettino in desperatione, perché non vorriano il governo del duca d'Alba.
TROISIEME LETTRE
30 mars 1568.
Ho cercato questi giorni di sapere alcuni particolari del fatto del prencipe, perché moite cose si sono dette, come ocorre in questi casi, ma le vere non si sono potute cosi presto intendere ; et, si come non conveniva scrivere a Sua Santità le parole che si vanno dicendo per le piazze, cosi mi pare conveniente di scrivere questi particolari, ancorchè potria essere che Sua Santità gli havesse intesi forse per altra via, almeno in confuso.
Da principio s'ingrandl molto la causa di questo fatto, et quelli che parlavano mostravano in un certo modo che vi fosse l'intéresse délia religione, et si andava ancora dicendo che vi fosse machinatione contra la persona del re. Onde, cercando d'intendere la verità di queste cose, non trovo circa la religione senon quello che già scrissi per le passate delli 14 di febraro, et circa il resto questo che segue : cioè che, parendo al prencipe di non essere trattato in moite cose come desiderava, haveva concepùto alcun tempo grande odio contro il re et contra quelli che li pareva che più potessero con Sua Maestà ; dair altra parte il re haveva moite maie satisfattioni di moite cose occorse, et del portare et del procedere del prencipe, il quale ultimamente haveva deliberato di partirsi dalli regni paterni, quasi come disperato, et haveva communicato questo suo pensiero con alcuni, tra quali furono don Giovanni d'Austria, marchese di Pescara, il duca di Médina di Rioseco, et forsi qualche altro, et riceveva da questi scritture di loro mano, dove promette vano
di servirlo in un viaggio, andando in sua corapagnia. Questi non fecero cosa senza saputa del re, o con altra riserva per la quale salvassero la fedeltà et debito a Sua Maestà, la quale, essendo informata del tutto, et sapendo forse quanto il prencipe pensava et parlava et quanto haveva scritto in diverse lettere et altre scritture che dirô di poi, et che il tempo délia partita era vicino , et che voleva mettere in essecutione quello che haveva in animo, pensô molto et fece fare orationi, et al Ane deliberô di ritenerlo, quando egli non mutasse proposito. Onde air ultimo, vedendo che le dissuasion! delli sopradetti non lo havevano mosso, et che già haveva insieme una sommetta di denari, et face va instanza a don Giovanni che fosse in punto per partire et li servasse la promessa, pensô che fosse più degno, più sicuro et più certo di ritenerlo qui che in altro luogo, et cosl lo ri terme, corne già scrissi, et, levando tutte le sue scritture, trovô in esse moite lettere già serra te, quali havevano ad essere date doppo la sua partita, cioè una al re suo padre, una a Sua Santità, Taltra air imperatore, et in somma a tutti li prencipi christiani cattolici, et alli prencipi d'Italia, et alli regni et Stati di Sua Maestà, a tutti li grandi di Spagna, alli consigli et cancellarie, et aile communità principal!.
Quella per il re conteneva speciflcatamente molti agravii che in molti anni prétende che li siano stati fatti da Sua Maestà, et diceva ch'egli se n'andava fuori delli suoi regni, per non poter sopportare tanti agravii che li faceva.
Quelle .delli grandi di Spagna, consigli et communità contenevano il medesimo, aggiongendovi che Sua Maestà. trattiene il dargli moglie, acciochè non habbiano a succedere nelli regni li flgliuoli che nasceranno di lui, ma quelli del re propio, et li raccorda che l'hanno giurato per suo prencipe, che non si lassino rimovere dal debito et dalla osservanza del giuramento ; et li prega a dargli consiglio in quai luogo del mondo, fuori delli regni del padre, conviene più che la persona sua si fermi et risieda ; et promette a quelli che saranno fedeli et staranno fermi nel giusamento, alli grandi favori et gratie, et in specie renderli la gabella che diceva che il re gli ha \olto nelli stati loro; aile communità levar le gravezze che diceva novamente esserli imposte, el in somma a ciascuno prometteva quello che sapeva che li fosse grato.
Et alli prencipi non sudditi rende va conto en' era stato sforzato di fare questa risolutione, et li prega va che la pigliassero per bene, et cercava di farseli amici con buone parole et moite offerte.
Questa è la somma di quanto ho potuto intendere délie lettere.
Vi è ancora una lista dove scriveva di sua mano gli amici et li nemici suoi, li quali diceva di havere a perseguitare sempre flno alla morte ; fra li quali il primo era scritto il re suo padre, di poi Rui Gomez et la moglie,
il présidente, il duca d'Alba et certi altri. Gli amici : in primo loco la regina , la quale diceva che gli era amorevogiissima ; don Giova-nni d'Austria, suo carissimo et dilettissimo zio, don Luis Chisciata, se ben mi ricordo, don Pietro Fajardo, che sta in Roma, et certi a-ltri che io non li so.
Si è inteso ancora che moite volte andava buttando alcune parole di sollevamento : exempli gratta, se parlava con qualche uno délia corona di Aragona, diceva che gran torto se gli fa a nondare carichi honorati ad huomini di quelli regni ; alli baronni titolari diceva che non havevano il loro debito loco, ne era fatto quel conto di loro che si doveva ; sidoleva délie gravezze delli popoli, et similia.
Le sopradette scritture furono ben lette nel consiglio di Stato, ma non ho poi inteso che sia fatto processo, o posto altro in scritto, corne lu detto da principio.
E questo è quanto posso dire di luogo assai buono circa questa materia, la quale non ho posto in cifra, se bene è cosa da tenere sécréta, perché spero che le lettere veniranno sicure ; ma desidero havere avviso in specie délia ricevuta di questo inserto.
(Bibliothèque nationale, à Madrid, MS. X 172, pp. 565, 580, 649.)
Lettres écrites à Pietro Loredano, doge de Venise, par Sigismondo Cavalli, ambassadeur de la république à Madrid.
PREMIÈRE LETTRE
22 janvier 1567 (1568, n. st.).
Serenissimo principe, se in questa lettera descenderô ad aleune particularité, le quali cerco di fuggire in altre materie, Vostra Serenità mi perdonerà, parendomi che la importantia délia cosa meriti che lei sappia ogni minuccia di essa.
È molti giorni et mesi che il principe di Spagna si trova malissimo satisfatto del re suo padre, et air incontro il padre pochissimo contento di tal ilol, il quai più volte ha ribufato, et gravissi ma mente increpato di moite impertinentie che faceva non convenienti ad un principe par suo. Ogni tratto usava qualche insolentia alli principal gentiluomini délia
cor te ; tutta la notte andava armato con archibuseti, commettendo diverse insolentie ; ora profusissimo nel spendere, et non avendo il modo corne vole va, costringeva questo et quello a prestarli danari, et tra li al tri bisognô ad un Nicolô Grimaldo, genovese, che il prestasse 40" scudi. Con tutte queste severe admonitioni del padre, non restava il principe di continuar nella sua vita, facendo ben spesso per diversi mezzi dimandar danari al re, il quai poco si curava di sue dimande, anzi li mostrava mala ciera, in modo che il principe, vedendosi esser in disgratia del padre, ultimamente, dopo l'esser con diversi mezzi molto intrinsicato con don Gio. d'Austria, comunicô seco un suo pensiero, per quanto fin' hora si dice, che non si puô bene sapere la verità, di voler un giorno amazzar il padre con uno archibuseto, et lo pregô ad esser partecipe con lui in questo fatto, cercando con tal mezzo a persuaderlo che lui non haveva mai da sperar cosa alcuna dal re , che certo lo faria viver sempre povero, vedendo come trattava lui che era flolo ; che quando volesse aiutarlo in cio, li daria poi il regno di Napoli, overo il stado di Milano. Non si sa quello che don Giovanni li respondesse ; ma pochi giorni di poi, il detto don Giovanni finse di esser chiamato dal re per le cose délia arma ta, et andô fuori a trovare Sua Maestà, con la quai stete x giorni. Il principe, che intese che li eran fatte carezze estraordinarie dal padre, dubitô che lo avesse scoperto ; perô scrisse a don Giovanni che desiderava grandemente di parlarli, ma che il re non sapesse ; che saria andato a trovarlo fuori, ad un loco determinato, et che lo pregava ad andarvi ancor lui, con animo, se non iva, di amazzarlo : ma don Giovanni, avedutosi forse di questo, non vi andô. Il giorno dietro, essendo tornato con il re qui in Madrid, il principe, pur risoluto di voler effettuare questo suo animo, mandé a dimandarlo una mattina aile sue camere, et préparé un archibuseto per spararglielo nella vita quando venisse : ma un gentiluomo di caméra, che dubitô di qualche maie, discargô la ruota, ove quando don Giovanni entrô, il principe trovô l'archibuseto discargato, ma pose mano alla spada per darli una stocata ; Dio volse che non lo feri. Il che saputo dal re, per air hora non disse altro ; ma come fu la mezza notte, che il principe era già nel letto, discese in persona aile sue stantie, accompagnato dalli quattro principal délia corte. Come fu detto al principe che il re veniva, saltô di letto, et dièse al padje se lo voleva amazzare ; rispose il re che non, ma ben castigarlo et trattarlo come un mato : al che soggionse il principe che mato non era, ma ben disperato. Il re non disse altro, ma di propria mano toise la spada et pugnal del flol, por tandola flno aile sue stantie; etpartendo, disse al principe che non uscisse più di là, et subito li pose la guardia et fece inchiodare tutte le fines tre, privandolo di ogni sorta di arme; flno quando mangia, non li dan cortello. Cosl resta rinchiuso con molta custodia. La mattina dietro,
Sua Maestà chiamè a se tutti li consigli , et li fece intender quanto havea fatto la notte, dicendoli che non pote? a far dimanco, per servitio di Dio et per sicurtà delli suoi regni, di far questa esecutione ; che poi li diria la causa. Ha dato ordine cbe tutti li grandi di Castiglia vengbino qui, et 8imilmente li commessi délie corti del detto regno, perché già il principe fa giurato in esse. Fa ancor venir tutti li uomini d'arme et leggieri di questa provincia, si crede per mandar con tal custodia il principe in qualche parte ; et mi è detto da bona'via cbe Sua Maestà vorrà, per sua maggior giustificatione, cbe il consiglio régal vedi lui il processo, et giudichi intorno al fatto del principe per giustitia : il cbe non sarà bon segno per Sua Altezza. Mi dice anco questo mio amico, che il principe non bavea animo di insidiar alla vita del padre, ma cbe voleva sopra Tarmata passar con don Giovanni d'Austria in Italia, et metter révolution nelli Stadi di Sua Maestà in quelle parti, et veder di farsene padrone, et passar poi nella Fiandra, per baver quel H altri ; cbe bavea animo di andar a trovar Pimperador dal quale sperava gran favore, et bavea di più scritto a diversi principi di Germania sopra questo fatto ; et quando Sua Altezza comunicô tutto cio con don Giovanni , lui prese tempo 84 bore a risolversi; ma dopo partito andô a trovare il re, et li narré il tutto come di sopra. La certezza veramente délia causa di questa retenzione è occultissima ; pereiô non si meraviglierà Vostra Serenità, se non ne confermo totalmente alcuna
Di Vostra Serenità servitor, Sigismondo di Cavalli, ambasciador.
DEUXIEME LETTRE
87 janvier 1567 (156S, n. st.).
Serenissimo principe, io bavea già cinque giorni apparecchiato per inviar le alligate mie, dovendosi partir la notte il corriero che parte hora con duplicati per Fiandra per la strada di Italia, ma ho fatto soprastar dal secretario Perez, per consegnarli diverse lettere indricciate a quelli ministri di Sua Maestà, per le quai danno conto ad ognuno, a nome del re. délia retentione del principe. Questa istessa notizia si è data in Fiandra ; si scrive alli grandi di Spagna et aile città, li quali non veniranno cosi presto qui, come si dice va. Hoggi il signor Rui Gomez ba mandato per me, ove, dopo havermi dato la qui alligata lettera del re, disse che se ben Sua Maestà dava conto di tutto questo successo a quella Ulustrissiraa Signoria per detta lettera, havea nondimeno ordinato che lo dicesse
ancora a me, corne principal ministro iû questa cor te, soggiongendo che, se ben era sparsa voce che il principe havesse havuto pensiero di insidiar alla vita di Sua Ma esta, che perô in fatto non era vero, ma ben era stata gran causa che lo havea induto a far tal dimostratione contra ciel suo sangue et unico fiolo : ma tenendo il re sopra tutto conto del servi tio di Dio, délia quiète et sicurtà de 1 popoli a lui commessi, non ha potuto far di manco di quanto ha fatto ; cosi mi pregô a inviar la detta lettera a Vostra Serenità, con dirli di più che di quello che per giornata succédera Sua Maestà ne darà sempre conto alla Serenità Vostra, conforme alla stima che fa délia sua amistà. Io pregai Sua Excellent! a a render gratie al serenissimo re, per nome di Vostra Sublimité, di questo confidente officio, ma che infinitamente mi doleva dover esser ministro di tal nova, si per rispetto di Sua Maestà, corne perché io so che da essa ognuno deir Eccelentissimo Senato si attristera grandemente et haverà estremo dolor del travaglio di Sua Maestà, la quai, per la raolta bontà et altre rarissime condition sue, è veramente indegna di tal fortuna ; pur che io sperava che nostro signor Dio haveria dato miglior indriccio a questo negotio, et fatto viver il serenissimo re con più tranquillité et quiète d'animo per molti anni. Io pregai ancora a bacciar la mano di Sua Maestà del favor che particolarmente havea fatto a me, per rispetto di Vostra Serenità, ordinando che mi fosse partecipato questo negotio.
Sua Maestà ha ristretto il principe- in una stantia sola et licentiato tutta la sua corte, con fare eletion di sei gentiluomini di quelli délia sua boca, et altri sei di minor qualità per li servi tj più bassi délia caméra : questi dodici soli havean da entrar nella caméra del principe, et esser vi sempre doi alla sua custodia. Al conte di Feria è stato levato questo carico, et tutta la sopraintendentia commessa al signor Rui Gomez, il quai starà con la moglie nelle stantie che soleano esser del detto principe, congionte a quella dove l'han posto. Questa deputation del signor Rui Gomez farà che molti negotii andaran lunghissimi, perché lui non vi potrà coei attendere corne sole va, et a me dispiace assai, vedendomi tolta la comodità di visitarlo alcune volte, corne faceva per sexvitio di lei.
La certezza délia gravedanza délia regina ha dato un poco di consolatione a Sua Maestà, sperando con altri flglioli poter meglio fondar la sua successione.
Di Vostra Serenità servitor, Sigismondo di Cavalli, ambasciador.
TROISIÈME LETTRE
11 février 1567 (1568, n. st.).
Serenissimo principe, alli 22 et 27 del passato, scrissi a Vostra Serenità quel tanto che era successo del serenissimo principe di Spagna, et le inviai la lettera di Sua Maestà in questp proposito. Di poi io senti va a ragionar tanto et cosl diversamente di quello che ne ba da esser, che non mi sapendo risolver a creder alcuna cosa, délibérai di andar a visitar il vescovo di Cuenca, per cavarne alcuna verità. Cosl trovandomi seco, feci cascar a proposito questo ragionamento, et lo pregai a dirmi qualche particolar di questa inateria. Sua Signoria Reverendissima, con confidentia, rispose che era più di tre anni che Sua Gattolica Maestà stava con questo pensiero per causa del principe suo figliuolo, parendole che dalle operationi che faceva, et dal cervelo che, conosceva in lui, potesse dir di non haver herede de li suoi Stadi. Per questa causa ha sempre prolongato la effettuazione del matrimonio con la flola deir impeerator, ne lasciato di far moite cose che altrimenti haveria fatte. Con tutto cio andava tollerando le sue paccie, vedendose per giornata si andasse a componerlo, et ha fatto diverse prove per veder se le cose stravacanti che faceva procedevano da furor giovenil, ne da appetito di dominar, o per mancamento di giudicio; perô lo pose capo in li consigli, li diede autorità di comandar in moite cose ; ordinô che li fusse somministrato sempre grossa summa de danari. Ma si conobbe et si provô, che quando lui entrava in consiglio, poneva confusione in tutto et impedimento in ogni deliberatione ; la autorità havuta dal re usa va, per il contrario, ne a suo maleficio ; li danari li gettava fuori di proposito et senza giudicio : perô parve a Sua Maestà di tornar a revolger la man in tutte queste cose. Da qui si augmentorno le discontentezze, et principiô a nascer le desperationi di Sua Altezza, incargando spesso alcuno delli ministri in l'honore con dimostration di pessimo animo contra di loro. Et in questi giorni essendo persuaso a tuor il giubileo, corne facevano li al tri, Sua Altezza tenté diversi religiosi, che volessero communicarlo con darle la hostia che no fosse sacra, per celar questo mal animo che haveva contra li ministri et contra il padre : ma non trovo chi volesse commetter- tanta idolatria, etlo fecero intender al re. Onde vedendo Sua Maestà che queste operationi andavano a cammino di causar un giorno qualche gran scandalo, si risolse di far la esecutione che è manifesta ; et credeva lui che il re vorrà ancor far conoscere la causa di questo alli suoi Stati, et che per mancamento di cervelo il principe suo flgliuol è incapace délia succession. Et mostrando io di no
creder che il re andarà tanto avanti in questo fatto, me tornô a firmar che certissimo lui credeva che lo faria , perché, prima che sia venuto a questo, vi ha pensato molto sopra, et quando il re principia, è solito ancor di flnire le sue risolutioni. Hora il detto principe sta ristretto nel modo et con le guardie che per altre mie scrissi, ne lasciano chè persona si accosti a quelle camere, fuorchè li deputati al suo servitio. Intendo che han posto corne una ferrata al foco délia sua caméra, acciô Sua Altezza non possi accostarsi con tutta la persona ad esso ; delli suoi gentilhomeni che lo servivano, alquanti sono stato accettati dal re in quelle gradi etcarichi che con lui tenevano. Havea il detto principe, prima délia sua detentione, scritto lettere ad alcuni grandi di Spagna, facendoli intender che si voleva servir di loro in una giornata d'importantia, perd li pregava a star apparecchiati ; la maggior parte di questi signiflcarno il tutto alla Maestà del re et la risposta data; li al tri, se ben risposero cautamente al detto principe, con dir che sariano pronti tutta volta che non fosse contra la religione et servitio del suo re, nondimeno Sua Maestà resta con mala sodisfatione di loro, perché non glie l'hanno fatto intender e. Si aspetta qui di giorno in giorno uno ambasciador mandata dalla regina di Portogallo, avia di questo principe, perché pare che Sua Maestà Catolica non vogli procéder più oltre in questo negotio senza la presentia di esso ambasciadore
Di Vostra Serenità servitor, SiGisMONDo di Cavalli, ambasciador.
(Archives impériales et royales de Venise.)
Lettres écrites à Came de Médicis, duc de Florence, par Leonardo de Nobili, son ambassadeur à Madrid.
PREMIÈRE LETTRE
81 janvier 1568.
Illustrissimo ed eccellentissimo signor principe, questa lettera riceverà Vostra Eccelenza per via di Frdhcia, perché, per il caso stravagante che V. E. intenderà, sono impedite tutte le strade da poter scrivere in Italia o in qualsivoglia parte, per ogni sorte di gente. E perché V. E. abbia quaiche poco di lume di quello che é passato, mi son risoluto a tutta ventura inviar questi quattro versi per Francia. Saprà V. E. che, alli xviu di
questo, S. M., alla mezza notte, accompagnato dal consiglio di Stato e di guerra, che sono Ruy Gomez, il prior don Antonio, il duca di Feria e Luigi Chissiada, si parti dalle sue camere e andô alla caméra del principe di Spagna, suo figliuolo, il quale era già nel letto, e subito che senti suo padre, saltô fuora del letto in camicia, alzando la voce e dicendo : « V. M. « mi vuol amazzare? » S. M. subito li disse che si rientrasse nel letto, che vedrebbe quai era la volontà sua, ed accostatosi al capezzale, pigliô la spada del principe e dettela al conte di Feria, ed alzando il capezzale del letto, trovô un archibusetto carico di palline, e medesimamente lo prese e dettelo a uno di quelli che erano seco, non cessando perô il principe d'e scia mare che S. M. lo volea amazzare o legar per pazzo, dicendo che non era tocco ma disperato. Gosl S. M. fece levare tutte Parmi e tutti i ferri, sino a gli alari di quella caméra, e conficcare le finestre, e rientrare il principe nel letto, dandolo in guardia al conte di Feria; il quale con alabardieri facesse guardar le porte di tutte le camere, ne permettesse che entrasse dal principe altri che due camerieri, don Rodrigo di Mendoza et il conte di Lermo, li quali chiamô quivi e co mandé loro che senz' arme nissuna tenessero grandissima cura del servizio del principe, e che era sicuro che, essendo cavalieri, lo farebbono, ed avvertissero che mancandone sariano traditori al suo re ; e lasciato buonissime guardie, sene sali nelle sue camere. Di poi, la mattina, mandé per il consiglio di Spagna e d'italia, dicendo loro che aveva fatto prigione il principe suo figliuolo, e che ne diria la cagione. Questo è il fatto puro corne è passato. Non ho comodità ne sicurtà di dire altro a V. E. : credo bene che presto potrô scriverle a lungo intorno questa materia. lntanto per brevità mi scusi, e sappia che tuttavia il principe sta prigione a grandissima guardia, e si crede che S. M. ne darà conto a tutti i principi. E umilmente baciandole le mani, etc.
DEUXIÈME LETTRE
85 janvier 1568.
Con tutto che per il signor Ascanio délia Cornia io dessi notizia a Y. E. délia mala satisfazione che aveva il re de' progressi del principe suo figliuolo, e quanto furiosamente e senza giudizio esso principe si governasse, non perô restera V. E. di maravigliarsi delP accidente che per questa m'occorre di raccontarli, seguito alli xvm di questo mese, l'antivigiglia di San Bastiano, eseguito da S. M. con tanta prudenza che più non si potea desiderare dalla sperienza di questo supremo signore. lo narrera prima a Y. E. il caso puro, di poi quel che si dice, insiem con quello che io ho potuto ritrarre, perché moite cose si son passate riposte, nel secreto del padre e del figliuolo, délie quali non si puô dar certa notizia.
APPENDICE Jî. 675
Tornà S. M. alli xvi (') di questo, a due ore di notte, d'air Escuriale, dove era stato circa un mese per le feste del Natale, e il di xvii quietissimamente e senza dîmosirazione alcuna fu a messa in cappella, accompagnato dal principe suo flgliuolo, seçondo il costume ordinario, senza alcuna sorte di alterazione. 11 giorno medesimo si vide andar attorno qualche poliza Ira S. M. e il présidente del consiglio reale. La notte seguente, a mezza notte, fece S. M. chiamare nella sua caméra quattro del consiglio di Stato, quali sono Ruy Gomez, il priore don Antonio, il duca di Feria e Luis Quissiada, e insieme con loro s'abassô alla caméra del principe suo flgliuolo, il quale era nel letto e in procinto dî far serrar la caméra per dormire, quando arrivô il re con tutti questi al suo letto. Il che visto dal principe, subito saltô fuora in camicia, dicendo : £ Que es esto? V. M. me quiere matar? Porque? Al che rispose S. M. che s'entrasse nel letto, perché a quello che era venuto a fare si movea solo per sua salute e per suo bene E replicando il principe : î V. M . me quiere atar como loco ? Yo no soy loto, mas desesperado, diceali pur S. M. che tornasse nel letto, che non era venuto per farli maie ; e intanto s'accoste al capezzale, ponendo mano sulla spada del principe chestavalà, e la dette in manoauno di quei quattro; e alzando il capezzale del letto, trovô un archibusetto carico di moite palline, e lo dette in mano a un altro, e fece cercar tutta la caméra per armi e ferri, levando via sin a gli alari del fuoco. Fece di più conflccar le flnestre délia caméra, e guardar minutamente che non vi restasse cosa di ferro. Fece poi pigliar una cassetta dove il principe tenea le sue scritture, e cercar minutamente se in altre casse ne fosse separate dair altre : e tutto con molta quietudine d'animo e grandissima costanza, cosa certo miracolosa a chi la vide, sempre dicendo al principe : Sossiegaos y no tengais mie do, que todo se h ace por bien. Erasi di già tornato nel letto il principe, usando moite parole nior di propostto, le quali non furono avvertite corne dette quasi singhiozzando. Fatte tutte queste diligenze, chiamô S. M. il conte di Feria, comandandoli che con ogni diligenza stesse a la cura del principe, con quella guardia di soldati che facea di bisogno, perché egli non uscisse di quella caméra, e in suo aiuto fosse Luis Chissiada, cambiandosi con Ruy Gomez, acciochè sempre un di loro stesse présente e vigilassino tutte le azioni del principe, e tenessino cura délia sua salute, corne délia persona del re. Di più fece chiamar due délia caméra, don Rodrigo di Mendoza e il conte di Lermo, e li comandô che stessino senz' arme al servizio del principe corne prima, avvertendo molto bene che ei non parlasse con
(') Celle dote du 16 et celle du 17 à la ligne attirante doivent être le résultat d'à ne inadvertance dans l'original ou la copie : c'est le 17 et le 16 qu'il faut lire.
alcuno, ne li fosse mandata ambasciata, e che fedelmente guardassino tutte le azioni sue e ne dessino conto a S. M. ; la quale si persuadeva che sariano per farlo, avendoli per cavalieri fedeli al lor re, nia che avvertissero che facendo altrimenti li sariano traditori. E cosi ordinate tutte le guardie, sene sali di sopra aile sue stanze a dormire.
La raattina a grand 1 ora fece chiamare l'ambasciatore dell' imperatore, e li disse tutto quello che s' era passa to la notte, soggiungendo che presto darebbe conto a S. M. Gesarea de' particolari : chiamô di poi tutti quelli del consiglio reale di Spagna, e li disse il medesimo ; di poi il consiglio d'italia, coi quali s'allargô che, per servizio di Dio e per servigio de 1 suoi vassalli, era stato forzato a eseguir tutto quello nella persona del flgliuolo, e che presto daria conto publica meute con quanta giusta cagione e pietà cristiana egli lo avesse fatto. Intanto fece comandare che nissun corriere potesse essere spedito, ne di qui ne di lontano moite poste, ne partisse nissuno a piè che fosse lasciato passare, e comandô ogni diligenza acciochè questo fatto non potesse essere scritto avanti ch'egli stesso publicasse il vero. Fece pigliare tutte le scritture di Gastel, secretario del principe, e porre in caméra sua. Toise anco circa xxx" scudi che si trovarno in caméra del principe, e dicono che alcuni altri gliene veniano di Siviglia ; e un adesso non s'è visto altra novità, sebbene si dice moite pappolate. Il principe sta molto ben guardato, di di e di notte, da quelli quattro del consiglio di Stato, due suoi majordomi, che sono don Federigo Enrichez, fratello del prior don Antonio, e don Giovanni di Velasco, e da due camerieri, ne altri è che lo vegghino. Le porte sono guardate da raolti Tedeschi e arcieri ; n'è s'è visto altri motivi se non qualche imbasciata che ha mandata a suo padre, che non si sa, ma dicesi che non sono anco degne di considerazione.
La cagione di tanto straordinario accidente si è detta in diversi modi. Alcuni hanno voluto dire che il principe machinava la morte di S. M. ; altri d'amazzare Ruy Gomez e qualche altro dei grandi servitori di S. M. a chi egli volea maie ; alcuni han detto che si volea fuggire, e altre simili chimère. Ma la verità è che mal satisfatto era di suo padre, perché in vero le azioni sue tanto disbarattate e senza giudizio e con offesa de 1 vassalli e servitori non comportavano che S. M. se li mostrasse amorevole, ed era di bisogno raffrenar i suoi furori, i quali hanno moite volte offeso non solamente i signori, ma ancora la principessa sua zia e la regina : le quali cose non potendo S. M. comportare, era forzato dargli délie strigliature e dei rabuffi, da' quali inacerbito s'era risoluto, con r^iuto di don Giovanni d'Austria, col seguito de' principi d'italia e aiuto dell' imperatore, ribellarsi da suo padre; e per questo effetto tenea scritte moite lettere a tutti i potentat]', narrando li mali trattamenti che li faceva suo padre, ë il suo mal governo contro i vassalli, e
mille altre pastocchie, e quanto giustamente doveano muoversi a corapassione di lui, a quali promettea gran cose, e facea grand' assegnamento sopra l'armata e in Italia, facendo anco saper il tutto alli elettori, con molti altri lunghi discorsi fuor di ragione, insieme con la nota di tutti gli uomini a chi egli volea maie, e di tutti i modi da governarsi, partendosi dalla cor te, e di chi egli si volea fidare ; et il disegno suo era partirsi alla primavera sopra l'armata, e passar in Italia, e di quivi alla corte deir imperatore. E per dar principio a questa sua volonté, dopo Paver fatto memoria di quanto avea da eseguire, chiamô, due sere innanzi, don Giovanni d'Austria, il quale era tornato col re dall' Escuriale, e serratosi seco in una caméra, stette insieme più di quattro ore. Quel che passassino, interamente non si sa, se non questo che con grandissima instanza domandô a don Giovanni quel che tanti giorni egli avea fatto col re e negoziato ; al quale il signor don Giovanni dette favola per risposta. Di poi pare che il principe li conferisse tutto il disegno suo, e lo pregasse che fosse con lui a eseguirlo, alzandosi con l'armata e con tutte le forze che erano in Italia, e di tutto si soscrivesse un foglio, il quale avea ordinato per farlo soscrivere da tutti i principi co' quali avea da trattare. Al che don Giovanni parve che rispondesse non punto a voler suo, ed ecci qualcuno che ha detto che vennero sino a cacciar mano alla spada. Quel che mi par più verisimile è quel che dicono che don Giovanni domandô tempo ventiquattro ore per risolversi, e subito uscito di quivi se n'andô dal re, manifestandoli il tutto, insieme con moite altre cose che prima dovevano esser passate tra loro : sopra le quali S. M. giudicô a proposito non tardar più per rimediare a disordini che poteano nascere, e segul quello che è di sopra narrato. Don Giovanni è stato poi due giorni senz' apparire, standosene in palazzo e nelle camere del re ; di poi se n'è venuto a casa sua vestito di bruno, quai bruno S. M. gli ha mandato a dire che non gli piace. E per questo fatto è accolto con incredibili carezze e favori da S. M.
Moite fagiolate si dicono, le quali non mi pare a proposito raccontare a Y. E. La verità propria è quella che io ho narrato. Non lascierô perô di dirle che io ho ritratto da luogo ragionevole che si sospetta del principe corne poco cattolico, e quello che lo fa credere è che fin adesso non li han fatto dir mezza : quai sia la vera causa non so. Affermasi bene che S. M. darà conto del tutto non solo a suoi regni, ma a tutti i principi cristiani, e di già per Spagna si spedisce lettere, e credo anco che in brève si farà il medesimo per Italia. Dicesi che chiama i grandi alla corte ; ma io non lo credo, perché congiugnerli in questa congiuntura non mi pare a proposito.
Questo è quel che è accaduto sino adesso, del che io non ho potuto dar conto prima per nissuna strada; e lo spedire a posta, oltre che non
era forse possibile, non m'è parso bene per molti rispetti : perché trattandosi del fonda mento ehe facea il principe in Italia, saria forse stata nota ta ogni mia azione violenta , perché, siccome il principe ha fatto tutte le sue cose scioccamente e senza fondamento, con simile debolezza avrà forse disegnato eopra .V. E., e forze se ne potria trovar qualche lettera, siccome si trovano scritte a Sua Santità e air imperatore. Per5 Y. E. nTavrà per iscusato, se io non ho usato modi straordinarj per questo avviso, se non una semplice lettera scritta per via di Francia, indiritta air ambasciatore ; ne sin adesso sopra cio li posso dar altro. Raccogliesi di questa novita, e si tien per certo che S. M. non passera altrimenti in Fiandra r e questo medesimo pare che ritarderà e differirà più a lungo la partita dei serenissimi principi di Boemia, la quale avanti questo fatto era determinata al maggio prossimo.
Dopo Tavere scritto, quattro di fa, il sopradetto, oggi che siamo alli xxv, S. M. ha dichiarato che la stanza del principe suo figliuolo sia in una torre del palazzo in Madrid, in custodia del signor Ruy G omez, e sotto di lui sei cavalieri, quali non l'hanno mal più servito, e ha fatto licenziare tutti i servitori che lo servivano prima, senza provvederli d'alcuna altra cosa ; e per questo si pensa che molti di essi abbino scritto di lor mano, promettendo di seguitarlo senza sapere dove o corne. Si dice anco che questo medesimo aveva promesso il duca di Sessa, il conte di Modica, oggi duca di Médina di Ruyseco, et il marchese di Pescara, e dicesi anco di Luis Ghissiada, il quale vien anco lui compreso tra li servitori spediti e licenziati. Ragionasi che S. M. chiami i grandi e le corti di Castiglia, tuttavia cal dam ente, e che fa formare il processo contra il principe. . .
Il Cavalière di Nobili.
(Archives de Florence.)
Lettre écrite à Simon Spinola, doge de Gênes, par le protonotaire Marcantonio Sauli, envoyé de la république à Madrid.
Madrid, 25 janvier 1568.
La nuovità seguita èche alli 19 di questi ('), circa la mezza notte, Sua Ma esta, accompagnata dalli signori Ruy Gomez, duca di Feria, don
(•) Saoli, ici et dans un autre endroit de sa lettre, met le 19 pour le 18.
Antonio di Toledo et Luis Chixada, andô alla caméra del principe suo flglio, il quare era a letto ; et entrato in essa, fece levar prima la spada ch'era a capo del letto del principe, et tutte le altri armi ch'erano nella caméra, fece inchiodar le fines tre, ed ordinô al duca di Feria che tenesse il detto principe in buona custodja, et da lui et dalli servidori et dalle altre guardie de' soldati prese il giuramento solito, et ordinô *che in caméra restassero due camerieri del detto principe, cioè il de l'Herma et don Rodrigo di Mendoça, per servirlo, e che li detti Ruy Gomez, duca di Feria, don Antonio Toledo et Luis Chixada, et dui maggiordomi del detto principe, li facessero la guardia a dui per volta de' suoi servidori. Il detto principe è ditenuto tuttavia sotto la predetta forma et maniera, e la causa di detta detentione non è anco publicata. Doverà S. M., per quanto io credo, darne conto a tutti li principi et a tutti li suoi Stati e regni. lntanto per la cor te sene fanno varii et stravaganti giudicii. Quello che io intendo affermato dalli più è che il principe, parendoli ch'esso è tenuto troppo stretto dal padre, fusse entrato in capriccio, da molti mesi in quà, di fuggirsene in Portogallo, o in Allemagna; che, se bene a molti havesse detto questo suo pensiero di fuggirsene , nondimeno non havesse scoperto il come et il quando ed il dove a niuno, se non al signor don Giovanni d'Austria, e che il detto don Giovanni ne l'abbia data notitia a S. M. , et che perô il detto principe, havendo avuto odore et sospitione d'essere stato scoperto dal detto don Giovanni, la mattina delli 19, mettesse mano al pugnale o alla spada per dare al detto don Giovanni, il quale nondimeno si ritirô senza essere offeso, et che perô S. M., per assicurarsi che il detto principe non sene vada, et forse per castigarlo per avère tentato di farsi doi disbaratti cosl grandi, l'uno di fuggirsene, et l'altro di volere offendere don Giovanni, aggiuntovi tutta la vita passata del detto principe, stata sempre poco a gusto di S. M., si sia mossa a fare questa esecutione. Sia questa o qualsivoglia altra la causa, a me pare bene che si ha d'havere una gran compassione a S. M., che siamo obbligati a pregare nostro signore Dio che lo consoli, perché, se bene in publico mi dicono che S. M. mostra fortezza d'animo grandissimo, nondimeno, a creder mio, non puô far che non senta incomparabili dolori cosi délia causa come deir effetto. Intendo che S. M., prima che facesse questa esecutione, haveva fatto ordinare a tutte le persone religiose che pregassero nostro signor Dio che lo ispirasse in una importante risoluzione che haveva a fare, et di qui si puô comprendere quanto lo tocasse al vivo. Si dice che il principe si turbô molto quando senti che S. M. comandava fosse preso, et dicono che disse che se lo prendeva per matto, che non lo era, ma disperato si ; dicono ancora che pregô il re che lo ammazasse di sua mano, piutosto che farlo prigione, et che S. M., con tutta la quiète del mondo, li disse che
s'acquetasse, perché tutto si faceva per suo bene. Resta tutta la corte afflitta per questo caso, et perô, come ho detto di sopra, non mi parve tempo importunar S. M
Poscritta. Termino alli 27, e non mi occorre aggiugnere altro se non che il principe è poi stato ristretto in una caméra sola, et dato in guardia a dui altri cavalieri, et la sua famiglia è stata licentiata tutta. Ora si fa qui giudicio che la causa délia sua detentione sia più grave di quello ho discorso di sopra ; per lo, come ho v detto, si dicono stravagantissime cose, ma sino a tanto che io non ne intendo il vero, non oso affermare cosa alcuna aile SS. YV. IL
(Archives du royaume, à Turin )
Lettres anonymes, écrites de Madrid.
PREMIÈRE LETTRE
26 janvier 1568.
Su Magestad saliô de aqui â los 20 del passado para el Escurial, a tener la Navidad y Anno nuevo y Reis, donde llegô â los 23, y escreviô al senor don Juan de Austria que, â la hora, vista la présente, fuesse luego allipor algunos buenos respetos; el quai partie de aqui â la hora, y llegô à los 24, donde estuvo con Su Magestad hasta los 15 deste, que partieron para aqui; y en este dia Uegaron al Pardo, donde entes de llegar se tuvo nueva que el principe esta va à la entrada del monte, al camino de Madrid, sin querer que lo supiesse mas qu'el seùor don Juan de Austria y el prior don Antonio, à quien deseava ver y hablar. LIegado Su Magestad y dichosele , los mandô venir : lo quai hicieron. Llegados, fué la plâtica saber como avia tomado Su Magestad el no aver ganado el jubileo : fuéle respondido lo que entendian del negocio, que era averle pesado y sentidolo mucho. Y tras esto y otras plâticas, temeroso, se bolviô sin querer ver su padre, y ellos â la casa, donde dieron al rey su razon.
A los 17 llegô aqui Su Magestad y entrô & ver â la reyna, como suele; y aviéndola hablado y tambien â la princesa que estava ally, llegô el principe â besarle las manos, como otras vezes solia, con aquel respecto y humildad. Saliô de ally Su Magestad, y vuelto à su câmara, saliô su hijo y no parô en ella, sino hasido de don Juan, se passô é la sala, y se fué
con él â su aposento, donde estuvo, jaunis clausis, mas de dos horas. Lo que pretendia era que à las doze de la noche bolviesse à hablarle y. à concluir lo que tratava, que en substancia era querer Su Alteza irse & las galeras, y pretendia que el seûor don Juan le hiziesse pleito y omenage de acudirle siempre que le llamasse. Y viéndose en esso el tio apretado, y en otras plâticas de cosas que él ténia becho discurso, pediô tiempo para pensar en ello, para apartarse y procurar remedio : que en esto y en todo se ha governado el tio con discrecion y prudencia de nias edad de la que tiene, y muy cuerda y honrradamente. Acabôle con él, y quedô que â los 18 bolveria & la una à concluir lo que mejor pareciese se dévia hazer ; y con esto se saliô, y bolviô a su hermano à darle parte de todo. Y por quitar inconvenientes, mandô se quedasse à dormir allf en un aposento.
Llegada la ora en que a via de bol ver à los 18, no pareciô que bolviesse, y enviô un villete diziendo aver estado muy ruin, y por esto no poder hir al prometido ; que el miércoles sin falta, à la una de la noche, séria con él para todo lo que se deviesse hazer. Con el recado, sospechô que su padre sabia ya algo de su intencion; en viendo el villete, por descargarse y cargar, hizose malo, hechândose en la cama para escusar, si fuese Uamado, no subir, por temer, apretandole, dezir lo que passa va. Fué Uamado, y diô su escusa.
Yisto esto, el rey, tras otras cosas muchas dignas de remedio, por causas que son largas de contar. y estando ya Su Magestad resuelto, à las 11 de la noche del dicho dia, llamô à Ruy Gomes, prior don Antonio, duque de Feria y Luis Quixada , aviéndoles hablado como nunca hombre hablô, segun ellos dizen; baxo al aposento de su hijo con los dichos y don Pedro Manoel y don Diego de Acuna, gentiles hombres de la câmara, y Santoio, y Bonal (') ; donde hallô al de Lerma y al de Mendoça, y entré con una vêla delanteen la câmara de su hijo, que estava ya durmiendo, y al rumor del pisar, saltô fuera de la cama : « Que es « esto ? Yuestra Magestad, su consejo y todas las ôrdenes quieren me « matar? Matadme, 6 yo me mataré. » Respondiôle : « No quiero esso, « sosegaos. » Emprendiô hecharse en el fuego, fué tenido ; haziô de un candelero, quitarônselo. Tornô à su padre de rodillas : « Matadme, « matadme. » Tendiôse en el suelo, diziendo lo mismo. Respondiôle que no queria aquello, que se sosegasse. Gommençaron à enclavar la ventana, y él à dezir : « No soy Ioco, botto â Dios, desesperado si, botto à « Dios. » Tornàronle à la cama. Llamô Su Magestad ally al duque de Feria, à Ruy Gomes y Luis Quixada ; diô al duque la espada que estuvo à la cabecera, que aunque se acordô délia quando saltô y de un pisto-
(') On lit Bernate dans un autre document.
lete, no lo tomô, y â los très dichos y al conde de Lerma y don Rodrigo de Mendoça dixo : « Yo os mando y encargo mireis por la pergona del « principe y la guardeis, sin que haga novedad, hasta que os mande « otra cosa, guardàndome la lealtad y fedelidad que sois obligados, « segun me la teneis jurada. » Gon esto se saliô à otra pie ça, y mandô à los monteros de la guarda de Espinosa que guardasen la persona del principe segun la ôrden que el de Feria les daria, obedeciéndole como â él mismo, guardândole la lealtad y fldelidad que siempre avian guardado. Tomô las llaves de los escritorios todas, y mandô se subi esse n arriba. Y con esto se bolviô à su aposento.
Otro dia llaraô los concejos todos, y à cada uno dixo lo que se avia hecho por causas tan urgentes y précisas, como entenderian adelante.
Esto es lo que se a processado en este negocio tan grave, segun cuentan los que se hallaron présentes, y dicen que verdaderamente no se puede encarecer ni dezir la modestia, blandura, ser é valor con que Su Magestad estuvo en este auto, tan sin pensar que fuesse negocio de tanta admiracion. Dios le guarde, que verdaderamente en esto parece que tiene particular don de Dios el estar en sy, y no como los otros hombres, en las cosas que se le offrecen.
Desta manera a estado el principe, sin entrar hombre alla mas de los dichos y sus dichos mayordomos, durmiendo siempre erduque de Feria â la puerta de su câmara, con guardia, desde los 18 hasta ayer que fueron 25, que se le pusieron en ella y para su servicio al conde de Lerma, don Juan de Mendoça, don Rodrigo de Bena vides, don Gonzalo Chacon, don Francisco Manrique, don Juan de Borja ; que estos y no otros entren y salgan, y Ruy Gomez por supremo para darles ôrden, y los monteros de Espinosa.
Con esto se acaba lo que V. S. quiere saber. Encargo el secreto.
(Bibliothèque nationale, • Lisbonne, MS. H- 10-3, intitulé Miscellanea politica.)
DEUXIEME LETTRE
26 janvier 1568.
Sapera Vostra Signoria che hieri da notte, fece otto giorni, aile dodeci hore, Sua Maestà, armata di armatura et con vesta longa et la spada sotto il braccio, con una candella inanzi portata dal duca di Feria, scese nel alogiamento del principe suo figliolo, accompagnato dalli signori Ruy Gomez, duca di Feria, don Antonio di Toledo, Luiz Quijada et Santoio. Il principe era già in letto, et credeva havere serrato la porta
délia caméra conuna corda che dal letto tirava, con la quai si chiudeva, con Partificio che vi era, siccome per adietro fatto haveva ; perô Sua Maestà lo fece impedire con uno legneUo che gli fece porre : restô aperta, ancorachè altramente il principe credesse, per la quale Sua Maestà entré. Il principe, udito il rumore, aperse la cortina, et, vedendo il re, gli disse che fusse il benvenuto ; domandèli s'era venuto a prenderlo ; al che rispose il re che si sosegase : sogiongendo il principe se lo teneva per tocco. Rispose che lo vederebbe poi, domandandoli la spata, la quai stava al letto, volendo che lui stesso gli Phavesse data ; a quello rispose il principe prima volere morire, e subito volse dar di mano a uno archibugetto che al capezale apeso tenire soleva, e non vi trovô salvo che la cassa, corne si suole dire, perché l'archibugetto fu, per ordine di Sua Maestà, levato poco prima ; e mentre volse pigliare Parcabugia, il duca di Feria prese la spada. AP hora il re, voltandosi»al principe, gli dimandô s 1 era loco; rispuose il principe che no, ma si ben disperato. E subito lo consigné al duca di Feria in guardia, ordinandoli che tuviesse mucha cuenta con él ; et mettendoli mano sotto il guanciale, prese le chiave del scritorio che vi erano. Et daP hora in quà sempre è stato con grandissima guardia, senza mai use ire et con le flnestre inchiodate ; et ultimamente Phano ristreto in una torre del suo appartamento, sotto quello délia principessa, et guardato da sei capitani fatti a questo eiïetto et dalli montieri, arcieri et allabardieri, et ogni guardia ha il suo allogiamento, cioè una caméra. Per soprastante è stato eletto il signor Ruy Gomez, il quai s'è retirato in quello appartamento con la moglie. Alli creati del principe si è dato licenza, insiem' a Luis Quijada ; solo è rimaso il conte di Lerma, che nella caméra lo serve, et ha d'assistere presso la persona sua. Sera servito, in ogni altra cosa, cosi a tavola corne nel resto, d'alcuni a questo efTetto da Sua Maestà novamente eletti.
La causa di questa carceratione dicono essere stata per havere voluto ammazzare il pâtre, e publicamente si dice : se cosi è, sarebbe grandissima malvagità. Si dice ancora che ci sono alcuni complici ; che se sera yero, dubito di infelice fin loro. Et frai nominati vi mettono quello mio amico, alla riversa che dissi a Vostra Signoria che era mio debitore, benchè questo si ragionapiù per congiettura che per certezza che se n'habbi. Et tuttavia molti credono che non fusse solo. Dicono doveva essere il caso il di de San Sebastiano, nel banchetto délia principessa che ogn' anno far suole ; poi doveva far morire alcuni puoeo in sua gratia, li quali dicono tenea in lista fra le scritture che Sua Maestà tuolse nel suo scrittorio, fra quali dicono era Ruy Gomez et il présidente del consiglio reale £t altri che non si sanno.
Dicono ancora havere ricercato alli priori di San Giovanni e di
Toccia ('), ad ognun di loro in disparte, di communicarsi con una ostia che non fusse consacrata , per parère che guadagnasse il santissimo giubileo concesso ultimamente da Sua Santità, et per esempio del mondo, dicendo non lo puotere ricevere, per odio mortale cbe portava a una persona alla quale non pote va perdonare : delli quali si dice havere ricevuto la risposta che a buoni religiosi non conveniva.
Moite et diverse cose si dicono ancora, sendo il caso tanto grande et successo nella persona di tanta qualité. Et tutti concludono che un re cosi christiano, giusto e ponderato in ogni sue actioni, et cosi prudente, non si saria mosso senza giustissima causa, et maggiormente contra uno suo ûgliolo unico et herede di tanli regni, et che prima di essere venuto a questo effetto, debba haverla crivellata bene, et determinato il giusto fine d'essa.
Piace al signor lddio di guidar ogni cosa per suo santissimo servitio, et a me dia gracia di puotere rivedere presto Vostra Signoria, alla quai, con ogn' effecto d'animo, bascio le mani.
Di Madril, il 26 genaro 1568.
(Copie du temps, à la Bibliothèque impériale, à Paris : AÏS. Saint-Germain, Harlay 228 », picee 18.)
Relation histôrica de la prision y muerte del principe
Lo que se puede decir de este caso, es de un ayuda de càmara del mismo principe. Y es que Su Âlteza confesô la cuaresma de 1567 anos, y estuvo muchos dias que no concluyô, porque ténia una mala intencion de matar â un nombre ; y andados algunos dias, atrajéronle a que hiciese como buen cristiano, y diôse de ello cuenta â Sua Magestad. Pero, pasada esta confesion, volviô el principe â su mala intencion, diciendo que habia de matar â un hombre con quien estaba mal, y de
(<) D'Atocha.
( a ) Cette pièce a été insérée dans la Revitta de Madrid, 3* série, t. I, 1841, p 286. Elle y est précédée des observations suivantes : a Tenemos k la visia un documento que nos « inclina à darle crédito. si bien no nos permitimos asegorar su autenticidad. Este com- « probante esta sacado de una obra que, trasladadu (porôrden superior, sin duda) â la a biblioteca de certes, se conservaba otro tiempo en la curiosa biblîotcca del Escorial. « La obra se conoce por Biblioteca de Salazar. »
esto diô cuenta â don Juan de Austria, no declarando la parte. Sua Magestad se fué al Escortai, y de alli llamô â don Juan, no se sabe que trataron ; créese que de esto fué la plâtica , y el don Juan le descubriô todo lo que sabia. Y luego enbiô el rey por la posta 6 llamar al doctor Velasco, y consulté con él el negocio y las obras del Escortai, y para todo diô ôrden, porque dijo no volveria tan pronto.
En esto vino el santo jubileo que todos ganàbamos por Pascua, y el principe fué 6 San Hierônimo sébado en la noche, y yo era aquella noche de guarda. Y confesandose, el confesor no le quiso absolver, y dijole el principe : « Padre, presto os déterminais, » y el fraile respondiô : « Consûltelo Yuestra Alteza con letrados. » Y esto era 6 las ocho de la noche, y luego enviô en su coche por los téologos de Atocha, y vinieron catorce frailes, dos â dos. Y luego mandé viniésemos â Madrid por Alvarado el agostino y por el Trinitario, y con cada uno de por si disputé el principe, y porflaba que le absolviesen; pero, hasta que matase un hombre , habia de estar mal con él. Y como todos decian que no podian, tratô de que, para cumplir con las gentes, le diesen una hostia sin consagrar en comunion. Aqui todos los téologos se alborotaron, porque pasaron otras cosas muy hondas, que dejo de decir. Y como todos estaban asi, y el negocio iba tan malo, el prior de Atocha apartô al principe, y con mana comenzôle â confesar y preguntar que calidad ténia el hombre que queria matar, y él decia que era de mucha calidad ; pero no habia sa cal le de aqui. El prior le engano, diciendo : « Senor, diga el hombre que es, que sera posible poder dispensar, « conforme 6 la satisfaction que Su Alteza pueda tomar. » Y entônces dijo que era el rey su padre, con quien estaba mal, y le habia de matar. El prior con mucho sosiego le dijo : « £ Solo, é de quien se piensa « ayudar? » Al fin se quedô sin absolucion, y sin ganar el jubileo, por pertinaz. Y acabôse esto â las dos de la noche, y saliendo todos los frailes muy tristes, y mas su confesor. Otro dia nos venimos â palacio, y â Su Magestad se le hizo saber en el Escorial todo lo que pasaba.
Yino à Madrid sébado, y saliô otro dia â misa en pûblico con el principe, pero triste. Don Juan fué â ver el principe aquel dia, y el principe mandô cerrar las puertas en entrando, y le preguntô lo que habia pasado con su padre. Don Juan dijo que habia tratado de las galeras. Apretôle mas el principe, y como don Juan no le decia nada, empuûô la espada. Don Juan se retrajô hacia la puer ta, y hallàndola cerrada, empuno tambien la suya, diciéndole : « Téngase Yuestra Alteza allé. » Y oyéndolo los de fuera, abrieron las puertas, y fuése don Juan â su casa.
El principe se acostô, que se sentia malo, hasta las seis de la tarde, y à aquella hora se levante con una ropa larga ; y no habiendo comido en todo el dia, a las ocho cenô un capon cocido, y acostése à las nueve
y média. Y yo era de guarda, y cené esta noche en palacio. Y â las once vi bajar à Su Magestad por la escalera, con el duque de Feria y el prior (y entônces el prior no estaba en palacio, que el rey le enviô a llamar) y el teniente de la guarda y doce de la guarda. El rey venia armado debajo y con su casco, y tomô luego mi puerta, y mandâronme cerrar y que no abrieseà nadie. Llegaron à la cama del principe, y cuando él dijo : « £ Quien esta ahi? » ya los caba Héros habian Uegado à la cabecera, y le habian quitado espada y daga, y el duque de Feria un arcabuz que ténia cargado con dos pelotas. A las voces que daba, dijeron : « El « consejo de Estado que esta aqui ; » y queriendo valerse de las armas, y saltando de la cama, entrô el rey, y dijole el principe : « £ Que me quiere « Vuestra Magestad? » A lo cual le respondiô : « Ahora lo vereis. »
Y luego comenzaron â clavar las puertas y ventanas, y le dijo el rey que se estubiese en aquella pieza, y no saliesse de ella hasta que él mandase otra cosa ; y llamô al duque de Feria y le dijo : « Yo os doy à « cargo el principe, para que tengais y guardeis y esteis con él ; » (y lo mismo dijo â Rui Gomez y al prior y é Luis Quijada y al conde de Lerma y â don Rodrigo de Mendoza) « y le sir vais y regaleis, como « no hagais otra cosa que él os mande sin que yo primero lo sepa, y « que todos le guardeis con gran lealtad, so pena que os daré por traite dores. » Aqui alzô el principe grandes voces, diciendo : « Materne « Vuestra Magestad, y no me prenda, porque e3 grande escandalo para « el regno, y sino yo me mataré. » Al cual respondiô el rey que no lo hiciese, que era cosa de locos. El principe respondiô : « No lo haré como « loco. sino como desesperado que Yuestra Magestad me trata tan mal. »
Y pasaron otras muchas razones, y ninguna se acabô, por no ser el lugar ni hora para ello. Su Magestad se saliô, y el duque tomô todas las Hâves de las puertas, y echô fuera todos los ayudas y todos los demàs criados del principe, que no quedô ninguno, y por el retrete puso cuatro monteros y ocho alabarderos, los très espa fioles y cuatro alemanes y su teniente; y fué luego por la puerta donde yo estaba, y puso otros cuatro monteros y otra tanta guarda; y ansi me dijo me fuese. Luego le tomaron todas las llaves de sus escritorios y cofres, y el rey los hizo subir arriba ; y echaron (uera las camas de los ayudas.
El duque y conde de Lerma y don Rodrigo le velaron esta noche ; las demàs adelante le velaron dos caballeros de seis en seis horas, digo de los que le tienen A cargo, que son por todos siete : el duque, Rui Gomez, Luis Qujiada, conde de Lerma, don Rodrigo, don Fadrique, don Juan de Velasco, y estos no meten allô armas. Los guardas no dejan llegar allô, de dia ni de noche, a ninguno de nosotros. La mesa ponen dos de la camara, y dos mayordomos salen al patio por la comida. No hay cuchilîo ; todo va partido. No le dicen misa, ni la ha oido después que esta preso.
Lunes mandô el rey venir à su câmara todos los consejos con sus présidentes, y à cada'uno de por si (con làgrimas, segun me certiûca quien lo viô) les daba cuenta de la prision del principe su hijo, diciéndoles que era por cosas que convenian al servicio de Dios y del reyno. Martes, 20 de enero, llamô Su Magestad â su oémara â los del consejo de Estado, y estubieron alla desde la una de la tarde hasta las nueve de la noche. No se sabe que se tratase. £1 rey hace information, secretario de ella es Hoyos. Hâllase el rey al examen de los téstigos ; esta escrito casi un leme en alto ; y diô al consejo los privilegios de los mayorazgos (tal vez de uno), reyes y principes de Castilla, para que lo tengan visto. Reyna y princesa lloran. Don Juan va cada noche à palacio, y una nié muy llano, como de luto, y el rey le rinô, y mandô anduviese como solia andar ântes
Ragguaglio délia prigionia del principe don Carlo d'Amtria.
Di Madrid, a xxvi di gennaro 1568.
Sabbato, a xvu, il re tornô di dove si era, secondo il solito, ritirato per far Natale. Tardé più deir ordinario suo delli altri anni, quanto è deir Ëpifania a Santo Antonio.
La domenica appresso, che fu a xvm, fece secretamente intendere al duca di Lerma et a don Diego di Mendozza, camerieri del principe, che, la notte venente, lasciassero aperte le porte onde al principe s'entrava, et tratenessero il principe senza sonno. A Santoio et a Bernate, suoi aiutanti di caméra, fece pigliar chiodi et martelli. Poi con loro soli, et con quattro di consiglio di Stato , che furono il duca di Feria, il signor Rui Gomez, il prior don Antonio et don Luis de Quixada, senza lumi et senz'armi, in habito domestico, su le xi hore délia notte, fu alla caméra del principe, che con i due suoi camerieri, volto al uscio le spalle, ragionava. Et prima gli hebbe Sua Maestà dal cappo del letto tolta et a Santoio data la spada et il pugnale, che il principe si fusse accorto di lui, il quai, turbato et levato in piede sul letto, domandô al padre se ivi era per torgli la vita o la libertà : « Ne Puna ne Paîtra, rispose il re; quietatevi. » lndi a gli aiutanti, che i chiodi et i martelli havevan portati seco, impose che le ïlnestre inchiodassero. Fu alPhora il principe per gettarsi nel
fnoeo, il qoale ardeva nefla caméra grandissime ; ma il prior don Antonio lo ritenne. fFavrentô a certi candelieri, et qnelli et i eapifnochi et tntte altre simili cose forono lerate via. AlThora egli si gettô a piedi del padre, pregandolo cbe rammazzasse ; il qoale, con Tnsata sua temperanza, gii disse et replico che si aqnietasse , et fattolo toinare a letto, di qnella stanza feee portar raori tutti i forzieri et scrittnre. Poi consigné la persona del principe ai detti qnattro di Stato, ma principalmente al dnca di Feria, corne a capo délia sua goardia, e diede lor giuramento di bnona cnstodia.
n lunedi, a m, convocati i consigli de 9 snoi regni, diede conto a ciascnno separatamente di qnesto snccesso, mostrando essere stato cosi necessario et espediente, corne a sno tempo intenderebbono, et alli secretarii ordinè che awissassero le provincie.
1 detti qnattro hanno tennto la detta cnstodia fino alli 25, la qoale è pnoi stata tntta commessa al signor Rny Gomez solo, con sei cavalieri che li assistono, i qnali sono il conte di Lerma, don Giovanni di Mendozza, don Gonzal Chcon, don Francesco Manrique, don Bernardino Benavides et don Giovanni Borgia, et di loro servono ogni giorno dne, oltra i monteri di Spinosa.
Una sola stanza si è lasciata al principe, chiamata la torre, senza camino, con flnestre alte, picciole et ferrate. L'altre si son date al signor Rny Gomez ; et perché gnardi più commodamente, è stato voler di Sua Maestà che ri condnca la moglie.
Le cagioni di questa risolutione si attribniscono, per la maggior parte, o a difetto di cervello nel principe, o a disperatione di esser stato tennto troppo stretto, essendosi veduti segni per li qnali dissegnava uscire di Spagna ; et si aggiunge che da qnesto fusse passato a volersi usnrpare i regni, con la morte del padre. Al quai fine si haveva obligati molti di parola ; ma se a niuno haveva conferito il secreto, credesi a don Giovanni d'Austria solo, perché lo levasse poi con tutta l'armata, et forsi al marchese ancor di Pescara. Et si fa conjettura che da uno di questi il re ne sia stato avvertito ben quattro mesi prima, ne prima la Maestà Sua è venuta a taie essecutione, che per tutte le chiese, non habbia molto, fatto pregare Dio che l'inspirasse et guidasse.
La famiglia e cavallerizza del principe tutta se gli è levata, et i cavalli distribuai tra il re, reina, principessa et don Giovanni
(Bibliothèque impériale, à Paris : MS. Saint- Victor, 1008.)
APPENDICE li. 689
mil
Avviso d'un Italiano platico y familiar de Ruy Gomez.
Di Madrid, a xxvii de enero 1568.
Domenica che fu alli xvm, poco inanzi a mezza notte, havendo Sua Maestà, per quanto si crede, fatto comandar alli doi camerieri del principe, conte di Lerma et don Rodrigo di Mendoza, che tenessero aperta la porta délie stanze di Sua Altezza, flnchè Pavvisase, scese dalle sue stanze a quelle de! principe senza lume, senza spada et senza guardia, accompagnato per6 da quatro del consiglio di Stato, cioè duca di Feria, Ruy Gomez, il prior don Antonio di Toledo, Luis Quixada, non più, et doi aiutanti di caméra , quali portavano in mano martelli et chiodi per inchiodar le flnestre ; et aperta la porta del retreto con la chiave ordinaria di Rui Gomez, trovate Paître porte aperte, entrono senza essere sentiti dal principe nella propria stanza dove stava colocato, ragionando con gli detti camerieri et con le spalle volte alla porta. Non prima s'avvidde che fusse il re, che già Sua Maèstà Phavea preso la spada et consignatala adunode gli aiutanti ; similmente toltogli un' archibugietto che teneva a capo del letto. Il principe, turbato di yedersi a quella hora il re intorno, si rizzô impiedi sul '1 letto, dicendo : Que quiere Vuestra Majestad ? Que hora es esta ? Quiereme Vuestra Majestad matar 6 prenderf — Ni lo uno ni lo otro, principe, replicô il re col maggior riposo del mondo, et comandô che le flnestre s'inchiodassero. Quando il principe vidde questo, lanciatosi dal letto, corse al fuogo, dicono per gettarvisi dentro ; ma fu ritenuto dal prior don Antonio. Poi corse al candeliere per farsi maie ; similmente fu ritenuto : onde voltatosi al padre, segli gittô in genocchioni, supplicandolo che lo matasse, sino que se mataria el mismo. Replicô il re con la sua ordinaria flema : Sossegaos, principe, entrad en la cama, porqûe lo que se hace es por vuestro bien y remedio. Et in tanto fatte pigliar tutte le scritture, si voltô a gli sudetti quatro, et raceordandogli con brevi parole Pobligo che (corne cavalieri et per il giuramento) tenevano d'ubedir fldelmente al suo re, gli consegnô il principe per preso, et che ne. tenessero buona custodia, esseguendo in cio Pordine datogli et che di mano in mano se iria dandogli, et principal mente Pincargo al duca di Feria, corne a capitano délia sua guardia, etsene tornô aile sue stanze quietamente, corne se il fatto non fusse stato il suo.
11 di seguente, Sua Maestà fece chiamar tutti li consegli, et a ciascheduno separatamente, con poche parole, disse che urgentissime cause Phaveano forzato a far Pessecutione che haveano inteso contra suo flgliolo, et per quiète de' suoi regni, le quali a suo tempo le iria decla-
rando. Dicono che neir esprimere queste parole, s'inteneri tanto che le -lagrime Tuscirno; perô non interruppe il filodel parlare, soggiungendo a segretariis che ne dessero avviso'alle provintie. Agli ambasciatori et al nuntio ha fatto darne conto, chi dal présidente, chi da Rui Gomez.
Mi scordano di dire che gli levorno il fuogo et gli lumi per quella prima notte. Gli sudetti quatro con gli doi camerieri Than guardato sin' a hieri, Taltra sera, che furono li xxv : poi Sua Maestà n'ha dato la total custodia et deputatogli sei cavallieri , che doi dessi lo guardino et servino. Lo rinchiudono in una stanza ultima délie moite che teneva, che si chiama la stanza délia Torre, perché è d'una torre del palazzo, con chiudere tutte le flnestre : solamente lasciano finestrini alti per la luce, senza camino ne altro ristoro da passeggiare. Nelle sue stanze principal, il re ha comandato a Ruy Gomez che ivi si passi, perché lo possa più sicura et commodamente guardare. L'hanno disfatta la casa, cassando tutti gli servitori, et dicono che, quando Ruy Gomez andô a signiflcarglielo, d'ordine di Sua Maestà, non replicé altro, salvo ^ Y don Rodrigo de Mendoza, mi amigo, tambien me lo quita Su Magestad ? — Si senor, rispose Ruy Gomez. Air hora fattoselo chiamar et gitattogli le braccia al collo, gli disse : Don Rodrigo, pesante de no haveros podido mostrar por obra la voluntad que os ténia y tendre; plega a Dios que yo me halle en disposicion para mostrarosla, como lo harè ! Et con lagrime infinité stringendolo, non potevano distaccarglielo. Quel povero cavalière spasimava. Dicono questi ch'è un gentillissimo giovane, fiolo del ducca deir lnfantazgo, che non erano più di quatro mesi che Su Maestà glielo havea dato per uno délia caméra, valeroso, garbato et di molto intelletto.
Due cose notabili ho ponderato in questo accidente : l'una, l'haver visto con quanto poco rumor, anzi nessuno, si sia fatta una esecutione tanto grande, che gli prometto che non s'è vista una minima altératione , non solo nelli ministri et nel palazzo , ma nel proprio re , che non ha tralasciato mai un puntino del suo ordinario, cosl nel negotiare corne nel magnare, di parlar con quelli grandi che per ordinario si trovano al suo magnare, corne se non fusse seguito nul] a. L'altro, ch'essendo pur questo povero principe giovane et senza vitii, amator délia giustitia, a suo modo perô, et in oppinione di libérale, che non ne sa maie a persona, et questo per la poca oppinion del suo intelletto et anco per il saggio che dava di sua sregolata terribilità; et, per contro, il re è tanto amato per la sua mansuetudine et infinita bontà et prudenza sua, che non è chi sene curi, se non per la compassione che se n' ha air istesso re di vederlo in questo stato, che gli sia convenuto di por mano nel proprio et unico flgliolo.
(Archives de Simanca*, Es (ado, leg 2018, 28* livre de Bersoza, Col. 195 v°.)