‹ Don Carlos et Philippe II (volume 4)Chapitre 104 sur 146 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

« longueur, ou un obstacle trop réel à sa conclusion,

« comme je le crois ; que, dans ce dernier cas, il faut

« que nous prenions tous patience, et que nous

« ajournions cette affaire jusqu'au moment où le

u mariage pourra s'effectuer : car s'il avait lieu aupa-

« ravant, le mal qui en résulterait serait commun à

« nos deux familles, pour l'intérêt que les uns et les

« autres nous y avons: enfin qu'une des stipulations,

« et la principale, dont nous aurons à convenir,

« quand cette affaire se traitera , est le mariage de

(c l'archiduchesse Elisabeth avec le roi de Portugal ,

« notre neveu, puisque cette princesse ne saurait être

« nulle part ailleurs aussi fêtée et honorée, ni aussi

« près de sa sœur : que là elles pourront en quelque

« sorte se croire toujours ensemble , et qu'il nous

« importe tant à tous deux qu'elle n'épouse pas un

« autre prince ('), »

(') « .... Direis al emperador mi hermano que, otras vezes que en este negocio se ha platicado, yo he hablado siempre con aquel amor, syuceridad y llaneza que conviene usar siempre entre nosotros, y con la mesma le hablaré agora, sin perdonar a mi hijo, por llevar siempre este camino ; que otras vezes les he hecho saber la mala disposicion que. en mi hijo havia para poderle dar muger, que ha sido la causa de no averse llegado este negocio al cabo, y que, no sin gran dolor mio, de nuevo le digo ahora que la misma causa milita al presentfe, aunque mi hijo tieneyaxix anos, que, aunque otros mozos ha ren tarde, Dios e.s servido que el mio pase tan adelante â los otros todos como esto ; y aunque rai costumbre es hablar siempre tanta verdad que por esto no havia menester mas testigo, podrau informarse de las personas que les paresciere, si esto que yo les digo es escusa para alargar el negocio, 6 tan verdadero impedimento para no concluyrlo como â mi meparesce; que siendo esto assi, sera menester hayamos todos paciencia, y alarguemos este negocio para quando el tiempo nos muestre poderse tratar de la electuacion dél. pues del hazerse sin tiempo tau comun séria el daûo.

Maxiniilien répondit à Chanlonay qu'il était toiielié de la sincérilé avec laquelle le roi lui faisait connaître ses senliments. et qu'il voulait aussi s'expliquer avec franchise ; qu'il était instruit du peu de santé du prince d'Espagne, mais qu'il ne pouvait rester dans l'incertitude sur le sort de sa liUe; qu'il désirait savoir positivement si don Carlos l'épouserait, quand sa santé serait meilleure : dans le cas contraire, il la donnerait au roi de France, qui le sollicitait et le faisait solliciter vivement par la plupart des électeurs (').

A cette époque , une amélioration notable se fit remarquer dans l'état de don Carlos : le baron de Dietrichstein , fidèle aux instructions de l'empereur , en lira argument pour demander que le roi ne différât plus sa résolution ("). Philippe II était dans un embarras qu'accrurent encore les informations reçues de Chantonay. L'empereur avait appris, par des lettres de son ambassadeur à ^Madrid, que le prince

por las prendas que los unos y los otros metemos en él ; y que entiendan . que 11 no de los capitules, y el principal, que havemos de assentar. quando este negocio se tratare, es el casamiento de la infante Isabel con el rey de Portugal, nuestro sobrino, pues en ninguna parte podrâ eslar tan serviday regalada como allî, y tan cerca delà princesa su hermana, y podrân dezir no apartarsede la compania que agora tieneu, val particular de nuestros comunes négocies tanto convicne no casarse en otra parle. « (El capilulo que se diô à parle à Chantoné, cuando fué à Alemauia. sobre lo ùel principe, en Madrid, d ^i de seliembreioGi : Arcb.dc Simancas, Eslado, leg. 652.)

(') Lettre deCbantonay au roi, tcrite de Vienne, le 31 mars ISGo. [Papiers d' Èlal du cardinal de Granvelle, t. IX, p. 106.)

(-) Lettre de Dietricbstein au roi. écrite d'Araiijuez, le II mai lbC5. (Archives de Simancas, Esladn, leg. 657.)

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