CHAPITRE I
fruit qu'il pouvait s'en promettre : l'infant montrait de l'application ; il écoutait avec plaisir les leçons qui lui étaient données; il en profitait. II ne manquait pas, d'ailleurs, d'esprit naturel, et l'on citait de lui des saillies dont on fit même un recueil , pour l'envoyer à l'empereur, son aïeul (*). On conçoit la joie de Philippe, en recevant des nouvelles aussi satisfaisantes ( 2 ).
Malheureusement, comme on le verra bientôt, celte ardeur de don Carlos pour l'étude ne se soutint pas; ce beau commencement eut une suite qui y répondit peu,
f 1 ) Relation de Federico Badoaro, faite au sénat de Venise en 4557. Voy. nos Relations dés ambassadeurs vénitiens sur Charles- Quint et Philippe II, p. 65.
( 2 ) Philippe, écrivant, de Bruxelles, le 2 mai 4556, àflonorato Juan, lui accuse la réception de sa lettre du 23 mars, et ajoute : « Holgué con « ella, por las nuevas que me dais de los estudios del principe mi hijo, • y de lo bien que aprovecha, que no avia cosa que me pudiesse dar » mayor contentamiento, que ver que del trabajo que ternays sale el « fruto que yo desseo. » (Kircher, p. 438.)
Voy. encore ce qu'Honorato Juan dit des commencements de don Carlos, dans sa lettre du 30 octobre 4558, que nous donnons à la fin du chap. II.