‹ Don Carlos et Philippe II (volume 5)Chapitre 103 sur 170 · CHAPITRE VI1K · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI1K

<* assuré, V, M, l'aura déjà pesé dans sa sagesse et « sa prudence; l'occasion, quand elle s'offrira, la « trouvera en mesure d'en profiter, et , quand il en « sera temps, elle accomplira ce qu'elle est obligée de « faire comme prince si catholique et si valeureux. « Pour cette entreprise, elle doit se fier en ses forces, « et non en, des alliances, ni en des promesses qu'on « lui fait peut-être sans avoir l'intention de les accom- « plir (*). »

Don Martin de GuZman, ayant reçu le courrier de l'empereur, demanda audience au roi catholique, et lui fit la communication dont il était chargé. Philippe II , suivant sa coutume, prit un délai pour répondre. Le 7 mars , le duc d'Albe dit, de sa part, à l'ambassadeur de Ferdinand « que Dieu savait s'il y « avait quelque chose en cette vie qu'il désirât plus « et qui pût lui donner plus de contentement que de « voir son fils avec une compagne telle que la prin-

(*) « He querido decir esto, porque se tiene por cosa cierta que la reioa de Ynglaterra do puede baber bijos, y que tiene poca salud, y que en su defeto la de Escocia es sucesora de aquel reino ; que si aquesto fuese, no séria de dejar de mirar en ello, y tambien en que los de Guisa, sus tios, son los mas catôlicos que hay en Francia, y son aborrecidos y maltratados de Vandoma, en cuya mano esta agora el gobierno, el cual le lleva por un camino de que no se puede esperar menos de que las cosas de aquel reino ban de dar al t raves. Todo lo cual tengo por cierto que V. M., como principe tan sabio y prudente, tiene bien considerado, y muy prevenido estarâ à la mira para no perder la ocasion, cuando se ofreciere, y fuere tiempo de hacer lo que, como principe tan catolico y valeroso, fuese obligado ; para lo cual se ba de hacer fundamento en sus fuerzas, y no en ligas ni otras ofertas, que se puede sospecbar que son mas para meter â V. M. en necesidad que para cumplirlas. • (Dépêche du comte de Luna, ci-dessus citée.)

« cesse Anne , tant pour la naissance de celte prin- « cesse, et parce qu'elle était fille de princes auxquels « il avait voué une si vive affection, que pour le « respect et l'amour filial qu'il portait à l'empereur, « mais que l'indisposition du prince d'Espagne était « dans les mêmes termes que par le passé (*); que sa « faiblesse était toujours extrême, et que la maladie « l'avait tant travaillé qu'il n'avait pu prendre sa « croissance, ni se développer selon son âge, comme « Martin de Guzman lui-même en était témoin ( 2 ). » Le roi était donc, pour le moment, dans l'impossibilité de se résoudre- sur le mariage de son fils; il suppliait l'empereur de ne pas s'en formaliser, en l'assurant que ce point et toutes les autres affaires qui leur étaient communes seraient réglés d'accord avec lui, après un plus mûr examen, et pour le plus grand bien de leurs deux maisons ( 3 ).

Philippe envoya copie de cette réponse au comte

(') Voy. p. 490.

( 2 ) « . ... Que Dios sabia si havia cosa en esta vida que éi mas desease, ni de que mas contentamiento pudiesse recibir, que de ver â su hijo en tal compania, assi por ser hija de taies padres â quien él ama tanto, como por la observancia y amor de hijo que tiene al emperador, mas que la indisposition del principe se estava en los mismos términos que por lo passado, y la flaqueza tan grande que la enfermedad le ténia tan opprimido que no le dexava raedrar en la disposition , ni mostrar los otros effectos que se requerian à su edad , comô el mismo Martin de Guzman lo havia visto y sabia.... » (Respuesta que dié el duque de Alba â Martin de Guzman, en Madrid, d 7 demarzo 4562, dans la Coleccion de documentes inédites para la historia de Espana, t. XXVI , p. 498.)

( 3 ) « .... Assi suplicava â Su Magestad Cesarea tomasse â buena parte esta dilation, pues era para hacerlo con mas comunicacion, y encaminarlo para mayor bien de todos. » [Ibid.)

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