KiRCHER, p
On trouve, dans les comptes de dépenses de don Carlos, qn'il envoya 3,000 écus aux exécuteurs du testament d'Honorato Juan, à Osma, « para ^ cumplir el anima y testamento del dicho obispo en las cosas necesarias. » (Archives de Simancas, Contaduriai générale», 1« época, leg. 1050.)
2. Il ne reste plus aujourd'hui que des ruines du château de Valsain, clont la construction remontait an xiii* siècle.
Philippe il datait du Bois de Ségovie les dépêches auxquelles il apposait sa signature, pendant qu'il habitait ce château.
Plusieurs membres de la famille royale, des personnes de la cour et le K*oi lui-même y étant tombés malades en 1566, il n'y retourna presque plus après cette époque.
3. Lettre d'Alonso de Laloo au comte de Homes, écrite de Madrid, le â9 mai 1566, dans Montigny's leven en dood, de M. Van Ylget, Bylage, p. 1. — Lettre de Fourquevaulx à Catherine de Médicis, écrite de Madrid, le 5 juin.
allait chaque soir souper à la Ca^a real del Campo, lieu de plaisance situé en fac^ du palais, sur l'autre rive du Manzanarcs. La natation était un de ses goûts favoris ; il s'y livrait souvent en compagnie de don Juan d'Autriche, qui continuait d'être avec lui dans les meilleurs termes *. Du reste, il menait à Madrid sa vie habituelle >. A la fin du mois de juin, il partit pour le château de Valsain, où toute la famille royale fut bientôt après rassemblée.
La reine accoucha heureusement d'une fille dans la nuit du il au 12 août. La cour attendait l'événement avec anxiété, car, depuis plusieurs jours, Elisabeth souffrait d'une fièvre tierce. Sa délivrance ne dissipa pas entièrement les craintes qu'on avait conçues; la fièvre durait toujours; elle se changea même en tierce double, et, le 19 août, l'état de l'auguste princesse fut assez grave pour qu'on la crût à deux doigts de la mort s. Elle ne tarda toutefois pas à se rétal)Iir.
Certain désormais de la fécondité de sa femme, Phîlipi)e II accueillit l'enfant qu'elle venait de mettre au monde avec autant de joie que si elle lui eût donné un fils ♦. Il dési-
1. Au mois de septembre suivant, au château de Valsain, don Juan devint quasi perclus, des bras et des mains, pour s'être trop fréquemment baigné, avec don Carlos, en une petite rivière passant dans le bois de Ségovie. (Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, du 11 septembre 1566.)
â. « El principe nuestro seiSor siempre ha estado aqui, y le parece que en ausencia del padxe es tui jurU, El hase la vida acostumbrada. Vacada dia cenar à la casa del Campo, donde tambien se bafia.... » (Lettre d'Alonso de Laloo, du 29 mai 1566.)
3. C'est l'expression dont se sert Fourquevanlx, dans una dépèche à Charles IX, du 23 août 1566. — Tisnacq écrivait à Viglius le i3 do même mois : « Nous nous sommes icy, ces jours passez, trouvei, depuis l'ae- » couchement de la royne, en grand doubte de sa disposition et recoDva- » lescence, ayant esté lundy dernier en extrême dangier, voire sy ayant, » comme se m'e^i dict, qu'elle a esté oncques en l'aoUre maladie qu'elle » eost passé deux ans. »
4. <c Je fus, vcndredy dernier, seiziesme de ce moys, féliciter la naîs- .sance de l'infante à Leurs MajestOs Gatholicques » Le roy ttlbo-