‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 205 sur 358 · Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, du 4 janvier · texte numérisé non relu

Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, du 4 janvier

â. L'ambassadeur de Gênes, dans sa lettre du 8 janvier, dit : nelle eorti di Toledo, mais il se trompe : c'était aux cortès de Madrid; de 1563, que la chose s'était passée.

3. Voici comment ce fait est rapporté dans une dépèche adressée au doge de Gênes, le 8 janvier 1567, parle protonotaire Marcantonio Sauli, ambassadeur de la république à Madrid : « Corne in altre mie ho scritlo, » si celebrano qui in Madrid le corti di Castiglia. Ed essehdosi congre- » gati i proccuradori l'allro giorno nella capella del palazzo, per tratar » délie cose appertenenli alla conclusione di essi, il principe di Spagna, » essendo assente il re, si fece aprire ; e entrato nel mezzo di essi, li » domandô se tulti li proccuradori si trDvavano ail' hora presenli ; e » avendo inteso che si, gli disse : « Voi dovete sapere che mio padre » vuole andare in Fiandra, e che io voglio in ogni modo andar seco. » Nelle corti di Toledo, voi faceste una necedad, di supplicar mio padre » che mi maritasse con la principessa mia zia. Non so perché habbiate voi

Les corlès accordèrenrpromptement ce qu'on appelait le service ordinaire et qui consistait en trois cent quatre cuenios (millions) de maravédis * payables en trois années. Le roi était revenu de TEscurial ; rassemblée alla en corps, le 9 janvier, lui annoncer sa résolution, qu'il accepta avec

» da intromeltervi en proccurar che mio padre mf mariti più con untcU* » con un' altra. Non vorrei che vi yenisse hora voglia di fare una con»** » mile necedad, supplicar mio padre che non mi menasse seco, e mi la^' o ciasse qui in Spagna. Avvertasi di non far questa domanda, perctiè d* » la farete e io resterô, ne pesara a voi e a me. E voitatoli le spalle, se n* » audù via. »

L'ambassadeur de France, Fourquevaulx, le raconte de la manière sttî* vante dans un avis envoyé à Charles IX le 4 janvier : « Le prince d'Ela- » pagne ayant entendu que les courtz avoient intention de requérir qu'il » demeure en ce royaume pendant l'absence du roy ion père, il entrs, » CCS jours passez, en leur assemblée, et leur protesta que celuy qui pro- » poseroit sadicte demeure le peult tenir pour son ennemy capital et de » sa ville, car il les détruira de tout son pouvoir, et de mesme s'ils seront » si folz (le parler du mariage de la princesse sa tante et de luy, cotam0 » ilz le proposèrent aux dernières courtz qui se tindrent il y a trois ans » en ce lieu, trouvant fort estrange qn'ilz s'entremectent de telles choses, » car le roy son père le mariera bien sans eulx, et que de luy il est si résoJa » d'aller où Sadicte Majesté yra, que tout le monde ne Ten sçauroit gar* » der ; et leur deffendist, sur leurs vies, de no desceler ce propos. Mais U » s'est toutesfois descouvert. »

L'archevêque de Rossano mande au cardinal Alessandrino, le 7 janvier.' « Le corti di Castiglia, che hora sono in esserein questa terra, gV elettidoi » délia ciltà, dimandano al re che non vadi, o almeno lasci U priocip^ » e il principe ha giurato di andare, e ha detto alli eletti stessi chB bo* » consiglino il re che lo lasci, ch' egli non vuol restanri vivo, e che wi* » guardino. »

Le garde des sceaux Tisnacq, écrivant à Viglius, 'le 31 décembre ISS^ lui dit : « Mostrc prince ne veult, en façon que ce soit, sinon en ce TOtfî|i » accompagner le roy son père, et ne seroit son amy qui loi- conMiltonit » le contraire ; et déclaira l'aultre jour aux députez des certes qii*ils ne M » entremissent de le y empescher ny mesmes de son mariaige, conuM ^ » avoient fait aullrc fois. » **

Les détails que donne le baron de Dietrichstein dans sa lettre des S il 8 janvier 1567 à l'empereur (Koch, Quellen, etc., p. 177), sont d'aeeoid, pour le fond, avec ceux qui précèdent.

Naturellement, les actes des cortès sont muets sur cet incideaL

1. La valeur du maravédi variait; on en comptait environ qnalre pour un écu.

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