Voici le texte
« Peticion I. Decimos que à Vuestra Magestad es notorio de qaan gran
ortancia es ai bien y beneûcio pûblico destos sus reynos la asistencia
'^ eal persona en elios. A Vuestra Magestad suplicamos sea seiTido
— nazer ausencia d'elles, pues desde estes se pueden governar los
'^niâs por ministre» tan principales como Vuestra Magestad tiene.
». Peticion II. Otrosi : suplicamos à Vuestra Magestad, por lo muclio
Qe importa al bien destos sus reynos, sea servido que el principe don
^•rtos, nuestro senor, se case, pues tiene edad bastante para ello : en lo
[tta.1 estos reynos rescibira'n de Vuestra Magestad senalada merced. >»
29i DON GARLOâ ET PHILIPPE II
parvinrent^ en conçut un extrême mécontentement. Mais le prince d'Espagne se souciait peu du blâme dont sa conduite était l'objet ; il semblait, au contraire, prendre à tâche de le provoquer. C'est ainsi qu*il continuait ses emportements et ses violences envers les personnes attachées à sa maison, sans épargner plus celles qui y occupaient des charges principales que les officiers d'un rang inférieur. Il avait eu longtemps une grande prédilection pour Juan Estebez de Lôbon, d'abord son aide de chambre \ et qui était devenu son gardejoyaux et le maître de sa garde-robe * : un jour, — c'était au commencement de 1567 — pour une raison qui n'est pas bien connue, il entra tout à coup en fureur contre lui, voulut le jeter par la fenêtre, le traita de coquin, de voleur, lui dit qu'il avait commis le crime dé lèse-majesté, le chassa de son service, et ejijoignit qu'on lui fit rendre compte, de la manière la plus rigoureuse, de tous les objets qu'il avait eus sous sa garde ^. A quelque temps de là, il donna un soufflet