Ibid
4. Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, du 2 août 1567. Pedro Melendez ^ 6 Valdès, asturien, était le capitaine qui avait chassé les Français de la
^"loride l'année précédente.
5. Lettres de Fourquevaulx à Charles IX et à Catherine de Médicis, des ^ «) juillet, 2 et 21 août 1567. — Lettre de l'archevêque de Rossano au car- •ï>nal Alessandrino, du 11 août,*
attendues pour le mois d'octobre, se trouvait hors d'état d'accompagner son mari ; mais elle Tirait rejoindre plus tard aux Pays-Bas, et alors la régence serait exercée par la princesse dona Juana *.
Malgré tout cela, il y avait encore des gens, à Madrid, auxquels on ne pouvait persuader que le roi voulût s'éloigner de cette résidence qui lui était si chère. C'est ce que nous apprennent une lettre du garde des sceaux Hopperus à son ami le président Viglius *, et des dépêches adressées à leurs cours par le nonce et l'ambassadeur d'Autriche 3. L'ambassadeur de France lui-même se montre médiocrement convaincu par toutes les mesures qui sont prises et par les assurances que le prince d'Eboli lui donne ; il écrit à Charles IX : « Je ne voudrois point m'obliger, de la vie, » que ce roy passe en Flandre, car il peult feindre et faire » tels semblants qu'il lui plaist, à ses despens *. »L' ambassadeur de Venise mandait au doge que, si le roi n'allait point aux Pays-Bas, ce serait certainement une belle invention que celle dont il avait usé, afin que tout le monde, et les Flamands en particulier, crussent à ce voyage *•
L'événement fit voir que ceux qui n'y croyaient pas avaient raison. Déjà, au milieu du mois d'août, époque que le roi avait fixée pour son départ de Madrid, on n'y comptait plus, quoiqu'il continuât de dire qu'il irait aux Pays-Bas,