‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 349 sur 358 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Philippe 11, dès sou retour en Espagne, se propose de convoquer les certes d'Aragon, de Valence et de Catalogne. — Circonstances qui y mettent obst<iclc peu lanl plusieurs années : pénurie du trésor; cortôs de Castille.

— 11 fait enfin expédier les lettres de convocation. — Une nouvelle maladie survenue à don Carlos l'empêche de remmener avec Ini. — 0 pa de Madrid, s'arrête à Saragosse, où il jure l'obsecvatiott des fner«s de l'Aragon, et arrive àMo.'izon. — Ouverture des cortès; demandes qu'il leur fait. — Remontrances des cortès. — Paroles de Philippe (k l'ainbassadcur de France sur la constitution des peuples d'Aragon.

— Il donne satisfaction aux cortès sur plusieurs points de leurs remontrances, mais il élude celles-ci en ce qui concerne Tinquisition.

— Grands débats qui en résultent. — Amélioration dans l'état do don Carlos, sttivio d'une rechute. — Le roi demande que les cortès reconnaissent son fils pour héritier do la monarchie, par procuration. — Press>) qu'il d >nne a leurs travaux ; sollicitations porsonnelld^ qu'il leur fait. — Miuvaises dispositions qu'il trouve chez les Aragonais el

les Catalans. — 11 se met cependant d'accord avec les premiers et avee les YalencieDs, mais il ne peut obtenir d'eux qu'ils roeonnaissenl le prince, et ils ne lui accordent qu'un faible subside. — Il quitte Monzon pour se rendre à Barcelone. — Fêtes qui lui sont données dans cette capitale. — Auto-da-fé. — Opposition qu'il éprouve de la part des cortés de Catalogne, malgré les concessions qu'il leur fait. — Manière cavalière dont il les licencie. — Arrivée à Barcelone des archiducs Rodolphe et Ernest. — Comment les nécessités de la politique et leur intérêt commun avaient rapproché les deux branches de la maison d'Autriche, après le refroidissement qu'il y avait eu entre elles à la diète d'Augsbourg, et nonobstant l'antipathie réciproque de Philippe et de Maximilien, et comment le roi de Bohême s'était déterminé à envoyer le premier et le second de ses ûls en Espagne. — Accueil affectueux que Philippe fait à ses neveux. — Honneurs qu'il veut qu'on leur rende. — Il entre avec eux à Valence. — Fêtes qui ont lieu à celte occasion. — Philippe reprend le chemin de la Castille 88

Page 1