CHAPITRE XIII
ou moins considérables ('). Mais là aussi, les hommes de finance se défiaient du prince ; ils savaient que, s’il empruntait souvent, il ne rendait jamais. Osorio et Cuadra eurent un médiocre succès dans leurs négociations : quelques milliers de durais furent tout ce qu’ils parvinrent à recueillir (*).
Il en fallait six cent mille (*) à don Carlos, selon les
{’} Les voyages d’Osorio sont constatés par les deux articles suivants d'un compte de Juan Martinez de la Cuadra qu'on trouve dans la liasse 1410 des Cuntadurias generales, aux Archives de Simancas :
• A Garci Alvares Osorio, trescientos ducados que, por caria de Su
• Alteza firmada de su nombre, lediô en Médina del Campo, à buena « cuenla de lo que oviesc de gastar en las postas y otras cosas que
• ovieso mencsler en ir desde Médina del Campo à Benamcxi, en busca
• de Diego Bcrnuv, y à otras parles donde iba por ôrden de Su Alteza,
• y volvcr à Madrid....
• Al dicho Osorio olros cien cincuenta ducados mas, à buena cuenta » que Su Alteza mandé de palabra al dicho Cuadra enviase a la ciudad » de Toledo al dicho Osorio, para que volviese à Sevilla, donde Su Alteza » le mandava ir à cosas do su servicio.... •
A la marge du premier de ces articles, est la note que nous allons transcrire : • Carta missiva de S. A. firmada de su nombre en 34 de » otubre de 4507, para queel dicho Cuadra eulregasse à Osorioet dinero « que oviese menester para sus postas y su camino de ida y vuelta de
« cierto viage que le mandava hacer »
On apprend, par cette note, que, dès le mois d'octobre, don Carlos s'occupait de ramasser de l’argent.
Quant à Juan Martinez de la Cuadra, la lettre de don Carlos à Osorio, du 4» décembre 1567, que Visder IIammen a publiée dans Don Juan de Austria, Madrid, 4627, in— 4°^ fol. 39, fait voir qu’il fut aussi employé dans ces négociations.
{’) Lettre citée du 4" décembre 4567.
(*) Dans la lettre du 1" décembre, on lit : « Aviéndose hecho aquella « cuenta de lo que forçozamenle he menester para cumplir lo que tengo
• ordenado, parecc que lleguu à 600,000 ducados [en chiffres)-, * et, quelques lignes plus bas : « Aveis de teuer entendido que no solo aveis
• de procurai' de aver los dichos cien mil ducados (en loules lettres). ■
calculs qu’il avait faits. Il donna l’ordre à Osorio de se rendre à Séville, pour y tenter de nouvelles démarches. Il lui remit douze lettres de créance en blanc, signées de sa main ; Osorio devait s’en servir selon les indications que lui fourniraient le comte de Gelves et Juan Nunez de Illescas. Il lui recommanda d’agir avec secret et circonspection, et de réclamer le même secret des personnes avec lesquelles il traiterait ( l ). 11 lui prescrivit enfin de stipuler des termes de remboursement aussi longs que possible ( 2 ).
. Les lettres de créance qu’il lui transmit étaient de la teneur suivante : « Garei Alvarez Osorio, aide « de ma chambre, qui vous délivrera celle-ci, vous *« demandera, de ma part, le prêt d’une certaine « somme d’argent pour une nécessité impérieuse et « très-urgente. Je vous prie et charge beaucoup d’y « satisfaire : outre que vous remplirez ainsi votre « devoir de vassal, vous iqp ferez un grand plaisir. « En ce qui touche le remboursement, je m’en rap- « porte audit Osorio. Je ratifie d’avance ce dont il « conviendra avec vous ( 3 ). »
L’un uu l'autre de ces deux passages renferme uno erreur d’impression, et c’est vraisemblablement le second.
{’) « .... No solo aveis de procurar de aver.... todo lo mas que sea « possible, con el secrolo y decencia que ser pueda, oncargandolo assi
• à los conquien lo tratàrcdes.... »
(*) Lettre citée du t' r décembre 1507.
(*) « Garci Alvares Osorio, ayuda de mi càmara, que esta os darà, os
• hablarà y pedirà de mi parte cierla cantidad de dinero prestado, para « una necesidad forçosa y urgontissima. Os ruego y encargo murbo que « lo hagais : que allendc que correspondereis con la obligacion de vas- « sallo, me liareis mucho plazer. Y en lo que toca à la paga, me remilo