‹ Don César de Bazan;Chapitre 2 sur 65 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

MARITANA.

Par un frais sentier,

Un bel écuyer,

Sur son destrier.

Chevauchait superbe.

Carmen, blond lutin,

Au bord du chemin,

Chantant son refrain,

Liait une gerbe.

Doux étaient ses yeux,

Son front radieux,

Son refrain joyeux,

Son charme suprême...

Par son chant séduit,

L’écuyer sourit,

S’approche et lui dit :

« Veux-tu que l’on t’aime? »

O fillettes, d’un doux regard.

Accueillez toujours avec grâce Celui qu’amène le hasard :

C’est parfois le bonheur qui passe, C’est le bonheur qui passe.

Par le frais chemin,

Carmen, un matin,

Vit passer soudain La chasse royale!

Sur son destrier Le tendre écuyer Marchait le premier. ..

Carmen devint pâle.

Elle chancelait,

Lui déjà volait Près d’elle, et calmait La belle éplorée.

Il lui dit : « Suis-moi;

Chasse tout effroi

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