ACTE III, SCENE XIV
Un chevalier sur le troue !
DON QUEXADA.
Don Juan!... (Apart.)H est endiable tie son Francois Ier.
FRERE ARSENE.
Vous devez me ceder la-dessus , en bonne conscience.
En bonne conscience, non, mon reverend.
frere arsene, se levant.
Je le veux.
don quexada , se levant aussi.
Frere Arsene vous dit qu'il le veut , qu1avezvous a repondre ?
don juan, qui se leve a son tour.
Un mot fort simple, je ne le veux pas.
DON QUEXADA.
C'est commeun fait expres ; adieu la deliberation.
FRERE ARSENE , a part.
II a du sang d'empereur dans les veines.
DON QUEXADA.
Si jamais il abandonne une idee !...
DON JOAN
Kt pourquoi l'abandonnerais-je, a moins qu'il
ne me soit prouve que j'ai tort : persuadez , ne commandez pas ; mais entre gens qui discutent, quand jeveux, estun argument, je ne veux pas, devient une raison.
frere arsene , bas a Quexada.
Je n'ai que ce que je merite, avec mon argument royal. (Haut.) Reprenonsnos places. (A don Juan.) N'en parlons plus, jeune homme : je comprends qu'a vingt ans on prefere Francois Ier, et qu'on aime mieux Charles-Quint a quarante.