ACTE III, SCENE XVII
PEBLO.
Mon oncle crie; frere Timothee preche, et le prieur, radieux comme un soleil , donne sa benediction a tout le monde.
FRERE ARSENE.
Vite! ici, mon enfant, et de ta plus belle ecriture.
peblo , un genou en terre, pret a ecrire sur un missel.
Je vais m'appliquer.
FRERE ARSENE.
Et moi... (Cherchant une place, et se mettant sur son prie-dieu) moi, la; attention! je dicte : a loi , Peblo; pour le pere Timothee : « Mon eloquent ami , » A vous , Quexada ; pour le pere procureur : a Mon reverend frere , » (Ecrivant a son tour.) « Mon tres cher gardien... »
PEBLO.
C'est ecrit. (A part.) Si je sais ou il veut en venir...
FRERE ARSENE, a Peblo.
« J'approuve la sainte ambition que vousavez « de precher devant Ja cour ; mais comment me « resigner volontairement a perdre le fruit de « vos homelies edifiantes?» (A don Quexada.) « Vousm'avez souvent offert votre voix et celle c< de vos amis; si je croyais faire tort a notre
« bon prieur en les acceptant , je les refuserais « encore, mais... »
DON QUEXADA.
Un peu trop vite ! frere Arsene , un peu trop vite !
FRERE ARSENE, a part.
Pauvre homrae! il est use.
PEBLO.
<* Homelies edifiantes. ■ frere arsene , a Peblo , en continuant lui-meme sa lettre commencee.
o Si le chapitre me confere aujourd'hui , « grace a vous et aux vdtres , un titre qui me • permetde faire avec quelque dignite une ex- « cursion a la cour , heureux de vous y suivre , « je vous y promets mon appui. »
peblo , en ecrivaut.
Est-ce qu'il voudrait devenir abbe . par hasard ?
DON QUEXADA.
« Je refuserais encore ; mais... »
FRERE ARSENE.
> 3Iais quelques suffrages au premier tour de ^< scrutin me causeraient une bien sensible joie. « sans nuire a la nomination du plus digne. ■ Votre frere et ami. » Y es-tn. Peblo ?