‹ Don Juan d'Autriche, ou, La vocationChapitre 116 sur 182 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

FRERE ARSENE.

Courage, mon vieux conseiller ! alerte , mon joli page ! voila done les courriers en campagne pour une crosse d'abbe, corame jadis pour mi sceptre d'empereur ! Chose bizarre : le choix do quelques moines dans le chapitre (Tun petit couvent d'Estramadure ne m'aura pas moins agite, je crois , que celui de mes electeurs couronnes a la grande diete de Francfort ; mais rendre la liberte a mon fils, la lui rendre par la seule puissance de ma volonte , ce serait ma derniere et ma plus charmante victoire. (S'approchant de la fenetre. ) Ce Peblo, il arrivera trop tard... non, je le vois ; il arrete frere Timothee par la manche. Oh ! celui-ci est a moi. ( Revenant sur le devant de la scene. ) Je n'en puis pas dire autant de notre incorruptible procureur. Bon! y a-t-il sous un capuchon une tete a Tepreuvp d'un chapeau? Mais, Irere Pacome, cet obstine frere Pacome cedera-t-il? eh ! oui j par peur . tout vieux marin qu'il est; le ridicule est IVpouvantail des gens du monde, et lescandale

TOMS V. Hi

18G DON JUAN FAUTRICHE.

celui ties hommes d'eglise. Je doute cependant : mon cceur bat; mon sang bouillonne ; je puis done connaitre encore l'esperance et la crainte : doux supplice! il y a si long-temps que je n'ai rien desire. Ah ! je me sens revivre !

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