ACTE III . SCENE XXIII
PP.BLO.
Je suis temoin que pere Arsene est reste dans sa cellule ; ( A part.) mais j'ai couru pour lui ! . . . .
FRERE TIMOTHEE
C'est vraiment une election miraculeuse.
FRERE PACOME.
II ne nous reste plusqu'adescendre au chceur pour chanter le Te Deum en l'honneur du nouvel abbe.
FRERE TIMOTHEE
Et pour rendre grace au ciel de nous avoir si bien inspires.
frere arsene , regardant toujours vers la fenetre , a part.
Ah! le voila. (Haut.) Pardon, mes freres; je suis a vous. (S'approchant dubalcon.) Le beau cavalier!... Adieu, adieu!... il vole, Use perd dans un tourbillon de poussiere. Va, bon et brave jeune homme ; de loin comme de pres , je veillerai sur ta fortune.
FRERE PACOME.
Nous vous devancons.
FRERE ARSENE.
Un moment, je vous en supplie! cet honneur inespere que vous venez de me rendre, ne sortira jamais de mon souvenir; mais jc suis revenu
cles gloires de la terre , je sens mon insuffisanee pour des fonctions qui m'accableraient , et que je dois plus a votre bienveillante amitie qu'a mon propre meritej permettez-moi de les resigner dans vos mains : j1abdique.
frere pacome, a part.
II faut quMl ait la rage de Pabdication !
FRERE ARSENE.1
Que le chapitre rentre en seance; j'y prendrai place ; et c'est apr£s cette election nouvelle que nous irons avec plus de justice entonner lo Te Deum en Thonneur du plus digne. (Bas a Timothee.) Je vous promets de parler. (Bas a Pacome.) Je vous jure de ne rien dire. (A tons.) Je vous rejoins, mes freres.