ACTE IV, SCENE VI
DOROTHEE.
I/inquisition.
L'inquisition ! une juive! elle est perdue.
don quexada , courant a lui.
Qu'est-ce que vous venez de dire?
don joan , avec desespoir, a Quexada.
Perdue sans ressource !
don quexada.
Ce r/est pas la ce que je vous demande. Vou$ avez parle d'une juive?
Moi!
DON QUEXADA.
Dona Florinde est une juive ?
Puisqueje l'ai dit, c'est vrai.
DON QUEXADA.
Soupconnee d'apostasie apres abjuration.... La! je l'aurais jure ; mais il n'y a plus du surete pour nous chez elle.
Allons !
DON QUEDADA.
JVinquisitionue se borne pas a briilerlesjuil*,
elle brule aussi leurs adherens ; m'entendezvous ? leurs adherens.
Eh! oui, je vous entends : leurs adherens. Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? et que m'importe?
DOROTHEE.
Eh bien ! nous perironstous ensemble.
Tous ensemble.
don quexada , furieux a Dorothee.
Parlez pour vous, la duegne. Si cette partie de plaisir-la vous tente , donnez-vous en lajoie; mais jene veuxpasen etre. Je veux sortir d'ici.
DOROTHEE.
Sortez.
Qui vous retient?
DON QUEXADA.
Et de PEspagne. (A don Juan.) Mais vous me suivrez ; nous ne pouvons aller , ni trop vite , ni trop loin. A la veille d'un auto-da-fe , et avec l'ennemi que nous avons sur les bras , une telle liaison suffit pour nous mener droit au bucher. Partons, venez . moncher don Juan , venez...