ACTE m. 12t
DONA DOLORÈS, dislraite, au mendiant.
Oui, priez...
A Cœlm.
Donne-leur...
A l'enfant, qu'elle embrasse, remanie, embrasse encore.
Son enfant, presque lui, Presque nous, tout hier, et mon bonheur enfui! Son fils! Montre tes yeux, pour que je me souvienne, Tes beaux yeux dont la vie est faite avec la sienne, Les bons yeux du passé qui ne souriront plus... Que je les voie encore, eux que j'ai tant vonlus. Que je les baise encore avant d'être une morte!
Don Miguel examine; don Juan pleure; Cœlia continue la distribution des sacs, aidée des religieuses.
CŒLIA, se rapprochant de dona Dolorès.
Prenez garde...
Elle prend son enfant.
DONA DOLORÈS
Tu veux déjà qu'on me l'emporte?
CŒLIA.
Madame, c'est pour vous que je crains les témoins.
DONA DOLORÈS
Fais-le riche, qu'il ait quelque bonheur au moins, Et, puisque toute joie humaine m'est ravie. Qu'il soit heureux, l'enfant qui ressemble à ma vie! Oh, comme il lui ressemble, à ma vie...
Au moment où Gœlia entraîne l'enfant, doua Dolorès le reprend dans ses bras.
Une fois Encore... Adieu... Je n'ai pas entendu sa voix...
Tandis que l'enfant s'éloigne.
L'ange qui serait lui...
CŒLIA, entraînant l'enfant vers lo fond.
Sa présence vous peine.
La distribution s'est achevée, et les mendiants sont sortis, Van. après l'aulro :' l'église est presque vide.
Reste !
Cœlia sort, en regardant don Juan toujours voilé, qui se dissimule derrière une colonne.
Doiïa Dolorès regarde autour d'elle et voit l'église vide. Elle se dirige vers le couvent.