‹ Don JuanChapitre 69 sur 97 · ACTE V, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VU

LA STATUE

Donnez-moi la main.

La voilà.

LA STATUE

Don Juan, l'endurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du ciel que Ton renvoie ouvrent un chemin à sa foudre.

O ciel! que sens-je? Un feu invisible me

brûle, je n'en puis plus, et tout mon corps

devient un brasier ardent. Ah !

{Le tonnerre tombe, avec un grand bruit etd>>

grands éclairs, sur Don Juan. La terre

s'ouvre et l'abîme, et il sort de grands feua

de Vendroit où il est tombé.)

eyi SCÈNE VI» (1 '

SGANARELLE, SClll.

Voilà, par sa mort, un chacun satisfait. Ciel offensé, lois violées, filles séduites, familles déshonorées, parents outragés, femmes mises à mal, maris poussés à bout, tout le monde est content. Il n'y a que moi

(1) Variante : « Ah! mes gages! mes gages! Voilà, par sa mort, un chacun satisfait. Ciel offensé, lois violées, fille» séduites, familles déshonorées, parents outragés, femme* mises à mal, mari3 poussés à bout, tout le monde est content. Il n'y a que moi seul de malheureux. Mes gages ! me» 'gages! mes gages! >•

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seul de malheureux, qui, après tant d'années de service, n'ai point d'autre récompense que de voir à mes yeux l'impiété de mon maître punie par le plus épouvantable •bâtiment du monde.

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