‹ Don Juan tenorioChapitre 111 sur 127 · Deuxième partie. — Acle second · texte numérisé non relu

Deuxième partie. — Acle second

Voici les portes closes; maintenant l'épouvantail devra, pour entrer, les jeter par terre; et au premier effort qu'il tentera, il lui faudra se compter au nombre des morts, quitte ensuite à en appeler au Ciel.

CENTELLAS

Que diable! vous avez raison.

Vous ne trembliez donc pas?

CENTELLAS

Je confesse que tant que je n'ai pas deviné la chose, j'ai éprouvé un peu d'appréhension.

Vous avouez donc votre artifice ?

AVELLANEDA

Pour ma part, je ne sais rien.

CENTELLAS

Ni moi.

lin bien! c'est moi qui retournerai contre son inventeur la peur qu'on veut nous faire. Mais poursuivons le repas; que chacun revienne à sa place, car nous allons savoir tout de suite ce que c'e^t.

2cô Don Juan Tenorio.

AVELLANEDA

Vous avez raison.

DON JUAN {versant à boire à Centellas) Voici du Carinena. — Je sais que vous l'aimez, capitaine.

CENTELLAS

C'est que nous sommes compatriotes.

don JUAN (à Avellaneia, lui versant d'une autre bouteille) Il faut du Xérès aux Sévillans, Don Rafaël.

AVELLANEDA

Vous avez servi chacun de nous à son goût, Don Juan. Mais vous, avec quel vin porterezvous la santé?

Je ferai raison à tous les deux.

CENTELLAS

Vous faites toujours part égale.

Oui, ma foi; buvons.

AVELLANEDA ET CENTELLAS

Buvons.

(On frappe à /•! porte même jui donne sur la scène, au fond à droite.)

Page 1