SCENE V D. MANRIQUE, D. LOPE, D. ALVAR
D. LOPE
Vous voyez l'arrogance.
D. ALVAR
Ainsi les grands courages Savent en généreux repousser les outrages.
D . MANRIQUE
Il se méprend pourtant, s'il pense qu'aujourd'hui 335 Nous daignions mesurer notre épée avec lui.
D . ALVAR
Refuser un combat!
328. « Gela est digne de la tragédie en i'oiis oijcz. » (Marty-Laveaux la plus sublime. Uès qu'il s'agit de grandeur, il y en a toujours dans les pièces espagnoles. » (Voltaire.) C'est bien louer les Espagnols, mais ce n'est pas louer assez Corneille.
331. C'est-à-dire : réglez entre vous l'heure et le lieu de ces trois rencon- 330. A force d'être infatué de sa
très successives. grandeur, don Manrique en devient
333. Vaii. : Voyez-vous l'arrogance ? ridicule. La contagion de son arrogance (1G5()-Ô6.) « Thomas Corneille, dans gagne don Lope, qui avait paru moins l'édition de 1692, a changé vous voyez aveuglé par les préjugés.
334. Parla sympathie qu'il manifeste envers Carlos, don Alvar se concilie de ])lus en plus la nôtre. Seul, il ic daignera » se mesurer avec cet aventurier.