‹ Doon de Maience, chanson de gesteChapitre 9 sur 9 · Onques met..; P. 62, v · texte numérisé non relu

Onques met..; P. 62, v

Mon frère me direz [* Droart].

Leçon fautive de a : Evrart. C'est le messager d'Herchembaut, et non son frère, qui s'appelle Evrart, au moins dans le manuscrit a. Ce messager, dans le manuscrit b , porte le nom de Robault.

E fu sus un cheval qui moult tost le porta.

Les trois vers suivants se lisent ainsi dans b : Un% varlet devant luy, qui le chemin monstra; M au tant y ot de boa qu'onques ne se garda Qu'il vint i la fomtqut Von lui desvia.

Et li [heaume] doré, qui si luïst et luira. '' Leçon de a : Et H esçu doré, répétition du premier hémistiche du vers précédent., Les deux vers manquent dans b.

L[i] enfez si dist voir. . ■'

a : U enfez si dist voir, leçon qui: fausse le \m. P. 72, v. 13 :

Chez, mos, oà Us [* prenez] ?

Leçon de a : Chez mos, où les. trouvés ? — Trouvés termine encore le vers suivant. » .

Notes et Variantes. jjj

Et Herchembaut est fort et fur et aduris.

Après ce vers, dans le manuscrit a, s'ouvre une lacune qui s'étend jusqu'au vers 6 inclusivement de la page 77. Je la remplis à l'aide du manuscrit b, dont Remprunte le texte du fol. 36 v°, v. 23, au fol. 38 V , y- 13.

Les deux textes a et b se rejoignent parfaitement à l'endroit où commence la lacune ; mais , à la fin , le raccord n'est possible qu'en retranchant du texte a les quatre vers ci-après , qui faisoient partie d'un développement qu'on ne retrouve point dans b :

Golan l'avoit apris et dait et doctrine;

De sens passa son mestre et de soutiileté,

Si parut bien as oevres et bien fu esprouvi.

Chelui chaint Doolin , dont vous ai oublié.

Comparez, pour le sens de ce passage, p. 1 52, v. 4

àS.

• b continue ainsi :

Se Dieu garde V enfant et maint à saaveti, Archambaut en sera courroucé et yré, etc.

leçon conforme, pour le fond, à celle du manuscrit a. Toute cette partie du récit manque dans c.

... par son pestrief] doré.

Leçon de a : par son escu doré. — b : par son estrié doré.

Que est [ce] , vaudenier ? que aies vous quêtant? [a] est omis dans a. — Variante de b :

Qu'tsse, Waudry ? dit U, qu'aiez vous cyquerant l Variante de c ;

Qu'esse là, monseigneur, et qu'aiez yousquerfitt?

Doon de Maiehce. 23

P. 93, v. io :

oi['xiui] eveschiés. — a : en .un. eveschiés. P. 93, v. 14:

quant il n'est [*tresbuchiez].

a : quant il n'ai desmailliez, leçon qui ne convient point au sens, et qui n'est qu'une répétition du second hémistiche du vers précédent.

./. [*de cesj traïtonrs. — a : ./. des traïtours. P. 96, v. 16 :

[^escript] omis dans a.

Par [M'escript], — a : Par escript.

Unix [* chausses de fer chausse] à noians d'argent.

a : Unez armez de fer 1 anche...., leçon qui n'a point

de sens, à moins de lire lâche (lace), au \kudt lanche,

comme, plus loin (p. 99 , v. 14), unez couchez lachier*

[* Las ! Doon, bel enfant, pour quoy Paz] refusé ? leçon excellente et bien nécessaire pour remplacer le texte inintelligible de * :

Et il a de l'enfant pourcache refusé.

P. i04,v. 13 : Qui en [*.i.sien] caste!. — a : Qui en son castel, leçon qui fausse le vers.

P. 105, v. 33 : [* amont] f k esi omis dans a. P. n8, v. 29:

Trois chaux là aval a ; l'un vous enseleroL Va de là s'élide sur aval. —Variante du manuscrit b:

Des chef aulx a clans; le metteur je prendra].

■ P. 1 19, v. 1 5 : Pleur mengier apresterent). Leçon

Notes rt Variantes. ? 5 5

de a : moult bel se confortèrent, répétition du second hémistiche du vers précédent.

P, i2i # v. 33 : Que se [*Doon], -~« : Que^se il, leçon qui fausse le vers,

Qui tait erent à pié; met il erent levé, Variante de b ; mez il erent armé.

P. 124, v. ; : [* à] est omis dans 1e manuscrit a. P, 125, v. 28 : [Hl] est omis dans 0,

P. lié, v, 18 : Qu'il ne s'osa u fol. — Fel iroit mieux au sens que /o/ P

P. 133, v. 3» : Le vers est faux dans * , et ne se retrouve ni dans b ni dans f. Je supplée [chemt] (je pense),

Vous resemblfs mouton que on ait escorné.

Que on ait est d'une lecture douteuse dans a , mais se lit très-bien dans b, qui substitue esconhi à tscornê.

P. 134, v, 32 : [tde] omis dans a.

P. 1 3 s» v. 1 5 : [*db] omis dans 4,

Et je venoie chà par ma maliurti, Apres ce vers, s'ouvre dans le manuscrit a une lacune considérable. Le scribe a laissé en blanc plus d'une colonne et demie du fol. 18 v». Cette lacune comprend toute, la partie du récit qui , dans la présente édition* s'étend de 1a p. 136, v. 1$, à lap, 141, v. 2 inclusivement. Je la comble à Paide du manuscrit t. Le texte que je lui emprunte commence au fol. 65 v?, v; j8 , et s'arrête au foj, $8 v« f v,23 inclusivement.

St il nckguerpist, mal Je* osa penser.

5jé DOON DE Maiekce.

Les pour le avec addition d'un 5, sans doute pour éviter l'hiatus ou Pélision , qui fausserait le vers. On lit dans b :

Se la dame ne laisse, mal l'osa atoucher.

Que son. père Cuion leur a moult resemblé. Variante de b :

Pour a que leur seigneur a moult bien ressemblé j leçon plus nette que celle de a, que j'explique ainsi : Parce qu'à leurs yeux (leur, à eux) il ressemble beaucoup à son père Guion.

Ains voit et connoist [*bien] que recouvrier n'i a. [* bien] est omis dans a.

P. ijSi, v. 19 :

Que de nul sens ne [vit] lumière ne clarté.

a ; virent, leçon évidemment fautive, puisqu'on Ut au vers suivant :

Ne plus que s'on Viust en A. [tonnel fondre.

[>M'afaityey lancer en cest lieu très puant.] vers nécessaire au sens et omis dans a.

Et il iust son poi[n]g d'aucun baston garni

Après ce vers s'ouvre une nouvelle lacune dans le ma» misent de Montpellier. Une colonne et demie environ du fol. 22 vo est restée en blanc. La lacune s'étend de la p. 168, v. 1 er , de la présente édition, jusqu'à la p. 171, v. 23 inclusivement. Je l'ai comblée, ainsi que les précédentes, en empruntant le texte du manuscrit b (suppl. fr. 2020), qui commence au fol. 88 v° v. $, et finit au fol. 90 v° y dernier vers.

Notes et Variantes. 357

Et quant il out mengu et biu [à] pltntê.

a : et plentL P. 174, v. il :

Comme il [*ocist] Hugon et Tierri et Hardrê.

a : comme il avoit, leçon qui laisse la phrase inachevée et la rend inintelligible.

P. 176, y. 1 : \* qu'il] paroît nécessaire pour la mesure, qui cependant, à la rigueur, pourrait s'établir en comptant lessïer pour trois syllabes.

P. 177, v. 17, on lit dans a :

Entre nous n'en a nul si trez grant.

Une main plus moderne a ajouté qui «rit /mais le vers est encore faux. Je propose de lire qui soie, dont on trouve des exemples à la 3 e personne du subjonctif. On trouve de même tstoic pour estoit. Voy., par exemple, Gui de Bourgogne, p. 1 3, v. 24.

Qui sus tous en jenneiche Jfrf chu tempsâproisier. Jénneiche paroît être une faute du copiste , qui a re*produit, par inadvertance, un mot du vers précédent. rroeiche conviendrait mieux au sens.

S'orris, en s[on grant aage], comme ilsefistproisier. Leçon de a : en sa jénneiche ? leçon inadmissible puisque le trouvère vient de dire qu'il a terminé le récit de cette jeunesse. Il reproduit cinq vers plus bas la même idée ; mais , cette fois , à la jeunesse il oppose le grant aage. J'ai donc cru devoir lui emprunter cette correction.

Quant il furent [aie] arier une louée.

Le manuscrit a donne loué, faute du copiste qui s'ex-

J$8 Doon DE Maience.

plique par le dernier mot du vers. C'est sans doute ail qu'il faut lire. Le manuscrit b donne cette leçon :

Quant furent retournez bien près d'une luuéc.

N'en vivrait .1. seul jour bien henourablement. Après le mot bien, on lit dans le manuscrit a : nen, qui fausse le vers ; je supprime ce mot On lit dans b, où jour est omis :

Je n'en vivroye un [jour] bien honnorablement. On ne pourrait maintenir la leçon de a qu'en la modifiant ainsi :

N'en vivroit .1. seul jour bien n'henourablement.

P. 197, v. 1 3, on lit dans le manuscrit a :

Que je te tendroi en foy chen que je te diray. Je supprime le premier te, qui fausse le vers et n'est pas utile au sens.

Queplusors Kalles ot [chà arrier] à Paris.

Ce vers est faux dans le manuscrit*, où on lit jadis au lieu de l< correction chà arrier que je propose, et qui offre le même sens.

Qui plus couroit assez par plain et par rochier.

11 semble, quand on lit le vers suivant, qu'il faudrait ici par mont et par rochier.

P. 204, v. 2 : S[ire] , font il. — On lit Segnors dans le manuscrit a, forme qui ne saurait convenir au singulier. On pourrait se borner à retrancher l'j; mieux vaut , ce semble , rétablir la forme régulière.

P. 210, v. 7 : au lieu de [est] que je propose, on lit en dans le manuscrit à.

P. 210, v. ?3 : [amont] est une addition que

Notes et Variantes. )$9

propose pour rétablir la mesure du vers. Voy. plus haut le vers 7 de la même page, et passim.

P. 214, v. 3 : le soalcr t*[iroy], correction du texte de a, où on lit : Usoulcrioy...

P. 220, v. 1 : enserr£[s]. — On lit dans a: enserrer.

Li joint et H [ferrant]. . .

Leçon de a : et U barbé, qui ne convient point à la rime. Je propose ferrant, qui offre le même sens. Le poil ferrant, c'est le poil gris; on trouve cette expression comme synonyme de barbe meslle , barbe florie, etc.

P. 222, v. 22, on lit dans a ;

Et Tiebaut de Prouvins biens sot donner.

Je supplée [qui ses]. La libéralité étoit une qualité fort prisée des trouvères et qu'ils louoient volontiers.

P. 223 . v. 1 1 : Q«[e] Vaudcrc. — Leçon de a : Qua Vauclere.

P. 224, v. i} : Qui[k]fisttresmutr. — a donne Jt, qui est inadmissible.

Le plus fier chevalier que on puisse trouver.

Après ce vers , on lit dans le manuscrit a :

Et qui plus a poveir et plus peut endurer, Et qui plus a poveir que bons dechà la mer.

J'ai cru devoir supprimer le premier de ces deux vers, que le scribe a , sans doute , oublié de pointer en adoptant la variante contenue au vers suivant.

P. 225. v. 15 : Levers est faux dans le manuscrit 4, le seul où on le trouve; je suppose que le mot omis est ichen (cela).

j6o Doon DE Maience.

P. 226. v. 24 : l* lettres envoyé à] , leçon plus nette que celle de a : les mesagiers ara.

P. 226, v. 27 : Tant vous pdonra], — a : donroi, qui ne va point au sens.

P. 227, v. 1 : [* suivant], — a : guiant, qui est un contresens.

P. 228, v. 32 et jj : Ces deux vers sont intervertis dans le manuscrit; j'ai rétabli Tordre indiqué par le sens.

P. 229, v. 9 : t'escouterai. C'est la leçon de b. — a donne VescouteraL

P. 229, v. 10 : le cuer [*gay]. — Leçon de a : le cuer lai, sans doute pour lié (joyeux).

P. 229, v. 15 : soudoier. — adonntsoudoiers; bk rectifie.

P. 2jo, v. 21 :[* comme j'oïz] conter. — Leçon de a: chen qui te fit conter y dont le sens n'est guère clair.

P. 234, v. 24 : [*Vous] hébergera on. — Leçon fautive de a : Ou hébergera on.

Que la chiti perdris et chest haut mandement.

Le manuscrit tf porte : Que la chiti perdris maint... J'ai supprimé le mot maint, qui n'a pas de sens, et que le scribe avoit, sans doute, oublié de pointer.

P. 23 j, v. 23 : Mes n'ïcrt pas à [vous]. — Leçon inintelligible du manuscrit a : à vois.

P. 238, v. 13: Que à vous parler*. — adonne Qui, que je corrige.

P. 239, v. 27 : Etpourauoi venu estes. — a donne venue, qui est une faute évidente.

P. 240, v, 3 : Or ne failloit [> mais]. Ce dernier mot est omis dans a.

Notes et Variantes. joi

Et Tierri VArdenois, de Paubourc jasarans.

Le second hémistiche de ce vers, qui ne se retrouve ni dans b ni dans c, non plus que la tirade dont il fait partie , signifie , sans doute , au haubert jaseran. Le passage est évidemment corrompu : il est à regretter que les textes ne permettent pas de le rectifier.

Vers le roy s'en ala y \}qui luy dit sans tenson].

Leçon de a : si l'a mis à reison, qui n'indique pas assez le changement de sujet.

P. 246 , v. 5 : Que un angre. — On lit dans a : une angre. Je corrige d'après b> qui donne ung angre.

...et au [bourcj Saint Osmcr.

Le manuscrit a donne : et au roy Saint Osmer, leçon qui me paroît inintelligible. Je ne retrouve point ce vers dans b ni dans c, et je propose bourc au lieu de roy. Cette dénomination peut convenir, ce semble, à Saint Orner, puisqu'on 1 appliquoit alors à Orléans :

Aies vous ent à Rains l'arcevesquii , A Saint Orner u ens el bon d'ôriiens.

(Huon de Bordeaux.)

P. 2J9, v. 2 : dt la sale pane. — Le manuscrit a donne distinctement sala , sans doute par suite d'une distraction du scribe.

...[*et] la gtnt VAublganU Leçon fautive de a : à la gent l'Aubigant.

...commt il in atain[t a].

Le manuscrit a porte : Segnors, chen dist le roi , leçon manifestement fautive.

P. 305, v. 33 : i/ pour elle. C'est la seule fois qu'on rencontre cette forme dans notre texte.

P. 314, v. 24 : A [*sà]fame. — a : A h famé.

P. 319, v. 16 et suivants :

Qui doriques lor vêist

La phrase n'est pas terminée ; on pourrait suppléer uu vers comme celui-ci , par exemple :

Des gratis cous que il font se piust merveiller,

qui termine d'ordinaire ce tour si fréquemment employé par les trouvères dans les récits de combats. II n'est pas rare, toutefois, de rencontrer cette formule inachevée, et la remarque en a été déjà faite par M. P. Paris.

Et tanthauberc serr[è] desmaillier et [fausser].

On lit dans a ce vers inintelligible :

Et tant kauberc serrer desmaillier et serrer.

Seront arses en feu "

a : Seront arses en .1. feu, leçon qui fausse le vers.

P. 326, v. 6 : Et Antequin sau[t] sus. — a : sans sus.

P. 332, v. 2$ : S'orav\\]on délivré. — Leçon de a : S' or avon , oui s'accorde mal avec serion qu'on lit deux vers plus bas.

P. 3js, v. 22 : Et chi[\]fiert. — Leçon de a : Et chiert fiert.

P. 336, v. 14 : Sire,fet il a[u] roi. Le manuscrit a donne : à roi.

Notes et Variantes.

'„ ,, i, *"™' / «i ? UI n'^re pas un sens aussi JnL-m^r ad °P té ?'.« qm répète d'ailleurs crn.er mot du vers précédent. Dans le vers sui-

roiamî. '' qaani ll ' ot apoil,tJ ' e ' au lieu de : *■«'

fjîZ?/ V ' 3? : Le vers G?<"" Dantmont U roi

' w i. m T sc . nt *y ,e vers * fOKàttatttittaà.

ange i ordre des deux vers, ainsi que {indiquai

fssi roj Dantmont

Mme change ic, de tr en kr, et les premiers vers

sont une sorte de résumé de ce qui précède.

Z ,„,«! '?* U " nouvft w couplet qui commence,

Q& ttnjhckon dt fuit par forche urachû.

nie de b ;

Qu'an touptt de (a barbt toutjtu toj csrach*.

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