Dirent qu ils aimaient mieux être tous tués ou pris
NOTE ADITIONNKLLB N<» 1.
Notre notice était complètement terminée, lorsque l'infatigable M. Ayma, ayant eu l'occasion d'étudier à fond le manuscrit historique de l'abbé J.-F. Salvat, de la bibliothèque publique de la ville de Cahors, nous indiqua un passage relatif à Dormonda, qui prouve que le savant Marc-Antoine Dominici, professeur de l'Université de Cahors, au commencement du xtii« siècle, connaissait déjà cette dame poète comme appartenant à la pléiade des célébrités littéraires du Quercj.
Voici d'ailleurs ce passage :
« Toutes les gens de bien souffroient beaucoup du désordre en tout genre » que causoint les sectaires Albigeois. Parmi les personnes plus vivement * affectées et qui se recrioint le plus des suites fâcheuses qu'entrenoit avec » elle cette hérésie, on distinguera toujours une dame illustre à plus d'un
> titre, appelée Gormonda, qui s'étoit fait un nom parmi les poètes » provinciaux, et qui adressa vers l'année qui court (1) une pièce de vers à
> la ville de Rome sur ce lamentable sujet; comme elle étoit originaire du
> Quercy et que son poème est un témoignage de sa foi, nous en rapporterons
> un lambeau, pour faire voir que les deux sexes ont rivalisé parmi nous » dans tous les siècles ; les heureux travaux dramatiques du sexe féminin » nous feront au moins connaître le bon état des lettres dans nos climats et » tous les titres qui doivent donner une place dans notre histoire à la per- » sonne et à l'ouvrage quand même Dominici ne nous auroit appris qu'elles » fussent des plantes indigènes. »
Roma ieu esper
Que vostra senhoria,
Et Fransa per ver
Mi no plats malavla
Falsa de choser
L'orguelh, o Theritgia :
Que non teneut vêts
Ni cré al perets ;
Tant s'en plis de faunia (fainéantise)
Et de mais pasets (pensées).
Dominici pag. suiv.
(1) Ce passage se rapporte à l'an 1254.
NOTE ADITIONNELLE N° 2.
Un an plus tard, c'est-à-dire dans le courant de Tannée 1879 en copiant textuellement le manuscrit que sire Gujon de Malleville, à la bibliothèque publique de Cahors, nous avons trouvé un passage (1) qui nous a confirmé dans notre opinion que le grand poème relatif à la guerre des Albigeois est un produit littéraire appartenant au Quercj.
Voici ce passage :
€ Les Gaulojs nécrivoient rien, ils se contentoient de conserver la mé- » moire de leurs hauts faits par des beaux chants de victoire façon qui a > continué en Quercj jusques a maintenant tesmoing celluj faict avant les » trois cents ans derniers qui commence :
BENÉS CLARE LA LVNE SOL CASTELS GORDONES BENE POGVER MAI CLARE QVAN LOR CASTEL , POVR PARES ES.
CelTautre faitte devant hyer :