‹ Dosage de l'aldéhyde formiqueChapitre 10 sur 18 · CH · texte numérisé non relu

CH

NE

Solutions nécessaires au dosage.

l° Solution d’acide iodique 1/5 ;

2° Solution N/10 d'hyposulfite de soude ; 3° Solution 1/10 d'iodure de potassium ; 4° Acide sulfurique pur.

Pratique du dosage. — Nous avons fait une solution à 1/109 de formol et nous avons prélevé 20 c.c. de cette solution que nous avons placés dans un appareil de Mohr.

Nous avons ajouté 10 c.c. d'une solution 1/5 d'acide iodique, 30 c.c. d'acide sulfurique et un morceau de märbre pour favoriser le départ de l’iode.

L'opération doit être conduite avec beaucoup de

lenteur et une digestion préalable en augmente

l'exactitude.

Les vapeurs d’iode sont recueillies dans un tube à essais d'assez fort diamètre dans lequel se trouvent 20 c. c. d'une solution 1/10 d’iodure de potassium.

On chauffe pour activer la décomposition de l'acide iodique en ayant soin de faire plusieurs rentrées d'air.

Lorsque tout l'iode estentièrement distillé,moment facile à saisir, on sépare le tube contenant la dissolution d’iode dans l’iodure de potassium, on lave le tube de Mohr avec un peu de solution à l'iodure de potassium et l'on titre à l'hyposulfite W/10.

Pour les 20 c. c. de formol à 1/100 employés, nous avons trouvé 21 c.c,

D'où 21 X 0,0127 X 0,2952 = 0;078729 soit 78,729 pour 200 et 39,3645 pour 100.

Notre solution est donc au titre de 39,3645 p. 100.

La méthode que nous venons d'exposer est irréprochable comme exactitude, mais elle nécessite une certaine habitude des dosages d’iode par la méthode de Mohr.

En outre, par suite de la volatilité de l'aldéhyde. formique et le dégagement de chaleur intense qui accompagne cette réaction, il est utile, pour avoir des résultats théoriques, de mettre les substances en contact dans le ballon de Mohr fermé et d’abandonner le tout à lui-même une heure.

La réaction s’amorce d’elle-même et l'iode se volatilise, on procède ensuite à la dStNatOS selon Ja méthode de dosage ordinaire.

Cétte distillation termine la combustion par l'acide iodique et nécessite trois rentrées d’air accompagnées chacune du refroidissement complet du ballon.

La méthode que nous allons exposer, et dont nous avons entrepris l'étude sur les conseils de M. Causse, présente sur le procédé à l'acide iodique plusieurs avantages.

D'abord, comme on le verra, la réaction de l’aldéhyde formique sur le biodure de mercure est instantanée, il se forme en premier lieu du mercure métallique à l’état naissant qui, par une réaction

bien connue, transforme une quantité proportionelle de biiodure de mercure en protoiodure insoluble.

Le dosage du protoiodure ainsi déposé offre de grandes difficultés à cause de la présence de l’aleali libre qui se trouve dans le réactif de Nessler, mais si l'on a soin, comme nous le dirons plus loin, de neutraliser très exactement la liqueur, le dosage du protoiodure est rendu par là extrêmement simple, et la méthode rentre dans les procédés ordinaires de l’iodométrie.

par le

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